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Harry Potter et la Chambre des Secrets — Où est-ce que tu t’es retrouvé ? demanda Ron.
— Dans l’Allée des Embrumes, répondit Harry d’un air sombre.
— Formidable ! s’exclamèrent Fred et George d’une même voix.
— Nous, on n’a jamais eu le droit d’y aller, dit Ron avec envie.
— J’espère bien, il ne manquerait plus que ça ! grogna Hagrid.
— Ça va, Harry ? Je... Je m'appelle Colin Crivey, dit-il, le souffle court, en esquissant un pas en avant. Moi aussi, je suis à Gryffondor. Tu crois que... ça ne te dérangerait pas si... si je prenais une photo de toi ? demanda-t-il, levant son appareil, le regard plein d'espoir.
— Tu peux m’expliquer ce que tu es en train de fabriquer ? dit l’oncle Vernon sans desserrer les dents, son horrible visage tout près de celui de Harry. Tu viens de gâcher la chute de ma blague sur le golfeur japonais… Encore un bruit et je te ferai regretter d’être venu au monde, mon garçon !
— J’ai pris le métro… [Harry]
— Vraiment ? dit Mr Weasley, très intéressé. Est-ce qu’il y a des escapators ? Comment ça marche ?
— Regardez ! s’écria-t-elle. [Hermione]
Quelque chose brillait sur le mur, en face d’eux. Ils s’approchèrent lentement, scrutant la pénombre. Tracée en grosses lettres entre deux fenêtres, une inscription scintillait dans la lueur des torches qui éclairaient le passage :
LA CHAMBRE DES SECRETS A ÉTÉ OUVERTE.
ENNEMIS DE L’HÉRITIER, PRENEZ GARDE.
— Qu’est-ce que c’est que ça, là, en dessous ? dit Ron d’une voix tremblante. Lorsqu’ils s’approchèrent un peu plus, Harry faillit tomber en glissant dans une flaque d’eau, mais Ron et Hermione le rattrapèrent de justesse. Ils se penchèrent alors sur une forme noire qui se dessinait sous le message et tous trois firent aussitôt un bond en arrière, les pieds en plein dans la flaque.
Miss Teigne, la chatte du concierge, était pendue par la queue à une torchère. Elle était raide comme une planche, les yeux grands ouverts.— Elle n’est pas morte, Argus, dit-il d’une voix douce.
— Pas morte ? s’étrangla Rusard en regardant Miss Teigne à travers ses doigts écartés. Mais comment se fait-il qu’elle soit toute raide ?
— Elle a été pétrifiée, dit Dumbledore.
— C’est bien ce que je pensais, commenta Lockhart.
Il a simplement voulu nous faire faire des travaux pratiques, dit Hermione qui immobilisa aussitôt deux lutins à l’aide d’une formule magique et les enferma dans leur cage.
— Des travaux pratiques ? s’exclama Harry en essayant d’attraper un lutin qui lui tirait la langue. Il n’avait pas la moindre idée de ce qu’il fallait faire !
— Tu dis des bêtises, répliqua Hermione. Tu as lu ses livres ? Tu as bien vu tous les prodiges qu’il a accomplis ?
— Ça, c’est ce qu’il prétend ! marmonna Ron.
Harry enleva ses lunettes qu’il mit à l’abri dans sa poche avant de prendre la poudre de cheminette. Ce n’était vraiment pas son moyen de transport préféré.
— Passe-moi la poêle, dit-il.
— Tu as oublié de prononcer le mot magique, répliqua Harry avec mauvaise humeur.
Cette simple phrase produisit un effet stupéfiant sur le reste de la famille : Dudley poussa un cri étouffé et tomba de sa chaise dans un grand fracas qui ébranla toute la cuisine ; Mrs Dursley laissa échapper un petit cri et plaqua ses mains contre sa bouche ; quant à Mr Dursley, il se leva d’un bond, les veines de ses tempes battant sous l’effet de la fureur.
Quelques instants plus tard, Chourave traversa la pelouse à grands pas. Le professeur de botanique avait les bras couvert de bandages et Harry éprouva à nouveau un sentiment de culpabilité en apercevant au loin le saule cogneur qui portait plusieurs branches en écharpe.
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