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Ron Weasley — On pourrait peut-être essayer le berlingot de Fièvre, murmura George. Personne ne l’a encore vu, celui-là…
— Et ça marche ? demanda Ron avec espoir, tandis que le martèlement de plus en plus intense de la pluie sur le toit se mêlait au hurlement du vent.
— Oui, bien sûr, répondit Fred, ça fait tout de suite monter ta température.
— Mais ça provoque aussi d’énormes furoncles, ajouta George, et on n’a pas encore trouvé le moyen de s’en débarrasser.
— Je ne vois aucun furoncle, dit Ron en les regardant attentivement.
— Non, bien sûr, répondit Fred d’un air sombre. Ils se trouvent à un endroit qu’on ne montre généralement pas en public.
— Et, crois-moi, quand on monte sur un balai, on en a très vite plein le…
— Tu veux dire, murmura Hermione, que cette fille dont j’ai réparé la balance…
— Oui, bien sûr ! s’écria Harry en se tournant vers elle. C’est évident ! Malefoy devait être à l’intérieur de la salle à ce moment-là et donc elle a qu’est-ce que je raconte ? – il a laissé tomber la balance pour le prévenir qu’il ne devait pas sortir parce qu’il y avait du monde dans le couloir ! Et aussi la fille qui a fait tomber les oeufs de crapaud ! À chaque fois, nous sommes passés devant lui sans nous en rendre compte !
— Il a obligé Crabbe et Goyle à se transformer en filles ? dit Ron en s’esclaffant. Pas étonnant qu’ils n’aient pas l’air très heureux, ces temps-ci… Je suis surpris qu’ils ne l’envoient pas promener…
— Ils ne se le permettraient pas s’il leur a montré sa Marque des Ténèbres.
— Hmmm… La Marque des Ténèbres, nous ne sommes pas sûrs qu’elle existe, intervint Hermione, sceptique.
RON
Elle est devenue dingue Hermione. Enfin, elle l'est pas devenue, elle a toujours été dingue. Mais maintenant, tout le monde peut s'en apercevoir.
— Il dit qu’il veut nous faire une surprise. J’ai essayé de lui expliquer qui était Ombrage, mais il n’a toujours pas compris. Il prétend qu’aucune personne saine d’esprit ne préférerait étudier les Noueux plutôt que les Chimères… Oh, non, je ne pense pas qu’il ait de Chimère, s’empressa-t-elle d’ajouter en voyant le regard épouvanté de Harry et de Ron.
— Ce collier est-il à vendre ? demanda-t-elle en s’arrêtant devant une vitrine.
— Oui, si vous disposez de mille cinq cents Gallions, répondit froidement Barjow.
— Oh… heu… non, je n’ai pas tout à fait assez, dit Hermione qui fit encore quelques pas. Et cette… charmante petite… heu… tête ?
— Seize Gallions.
— Ah, elle est donc à vendre ? Vous ne l’avez pas mise de côté pour… pour quelqu’un ?
Barjow la regarda en plissant les paupières. Harry eut la très désagréable impression qu’il savait exactement ce qu’Hermione avait en tête. Apparemment, elle aussi s’était sentie démasquée car elle décida soudain d’abandonner toute prudence.
— Voilà, en fait, le… heu… garçon qui vient de sortir de chez vous, Drago Malefoy, est un de mes amis et je voudrais lui acheter un cadeau pour son anniversaire, mais s’il a déjà fait mettre un objet de côté, je ne voudrais pas risquer de lui offrir la même chose, alors… heu…
Son histoire ne tenait pas debout, estima Harry, et de toute évidence, Barjow pensait la même chose.
— Dehors, ordonna-t-il sèchement. Sortez d’ici ! [...]
— Bah, dit Ron, en recouvrant Hermione de la cape. Ça valait la peine d’essayer mais tu as peut-être été un peu trop directe…
— Eh bien, la prochaine fois, tu me montreras comment on doit s’y prendre, monsieur le maître du Mystère ! répliqua Hermione d’un ton abrupt.
— Tu ne vas pas passer un mois très agréable, on dirait..., commenta-t-elle d'un ton ironique tandis que Pattenrond se pelotonnait sur ses genoux.
— Au moins, je suis prévenu, dit Ron en bâillant.
— Apparemment, tu vas te noyer deux fois, fit remarquer Hermione.
— Ah bon ? s'étonna Ron.
Il jeta un coup d'oeil à ses prédictions.
— Tu as raison, il vaudrait mieux enlever une des noyades... A la place, je me ferai piétiner par un hippogriffe déchaîné.
— Tu ne crois pas qu'on voit tout de suite que tout est inventé ? dit Hermione.
— Comment oses-tu ? s'exclama Ron, d'un air faussement outré. On a travaillé comme des elfes de maison !
Hermione haussa les sourcils.
— Enfin, c'est une façon de parler, ajouta précipitamment Ron
— Je croyais que tu savais à quoi tu t’étais engagé, lança Harry.
— Oui, moi aussi, je le croyais.
— Alors qu’est-ce qui n’est pas à la hauteur de tes espérances ? interrogea Harry.
La colère venait à sa rescousse, à présent.
— Tu pensais que nous allions descendre dans des hôtels cinq étoiles ? Que nous trouverions un
Horcruxe tous les deux jours ? Tu croyais pouvoir revenir chez maman pour Noël ?
— On croyait que tu savais ce que tu faisais ! s’exclama Ron en se levant.
Ses paroles transpercèrent Harry comme des lames brûlantes.
— On croyait que Dumbledore t’avait expliqué comment t’y prendre, on croyait que tu avais un
véritable plan !
— Alors ? dit enfin Ron en levant les yeux vers Harry, comment c’était ?
— Humide, dit Harry en toute sincérité.
Ron fit un bruit qui pouvait exprimer au choix la jubilation ou la répugnance.
— Parce qu’elle pleurait, reprit Harry d’un ton abattu.
— Oh, dit Ron, son sourire s’effaçant légèrement. Tu embrasses si mal que ça ?
— Sais pas, dit Harry qui n’avait pas vu les choses sous cet aspect et sembla soudain inquiet. C’est possible.
— Bien sûr que non, dit Hermione d’un air absent, sans cesser d’écrire sa lettre.
— Comment tu le sais ? dit Ron d’un ton abrupt.
— Tout simplement parce que Cho passe la moitié de son temps à pleurer, ces temps-ci, répondit Hermione d’un ton absent. Elle pleure pendant les repas, aux toilettes, un peu partout dans le château.
— Un bon baiser, ça aurait dû lui remonter le moral, commenta Ron avec un sourire.
— Qu’il ait ou non réussi à le détruire, il aurait voulu, de toute façon, le cacher à Voldemort, non ?
Vous vous souvenez de toutes les horreurs dont nous nous sommes débarrassés, la dernière fois que
nous étions ici ? Cette horloge qui jetait des boulons sur tout le monde et ces vieilles robes qui avaient
essayé d’étrangler Ron. Regulus les avait peut-être placées là pour protéger l’endroit où il cachait le
médaillon, même si on ne s’en est pas rendu compte sur le… sur le…
Harry et Ron la regardèrent. Debout sur un pied, l’autre suspendu en l’air, elle avait l’expression
hébétée de quelqu’un qui vient de subir un sortilège d’Amnésie. Ses yeux étaient même devenus
vitreux.
— … sur le moment, acheva-t-elle dans un murmure.
— Quelque chose qui ne va pas ? s’inquiéta Ron.
— Il y avait un médaillon.
— Quoi ? s’exclamèrent Harry et Ron d’une même voix.
— Dans l’armoire vitrée du salon. Personne n’arrivait à l’ouvrir. Et nous… nous…
Harry eut l’impression d’avoir avalé une brique qui lui tombait dans l’estomac. Il se souvint qu’il
avait retourné le médaillon entre ses doigts quand ils se l’étaient passé de main en main, chacun
essayant de l’ouvrir de force. Ils avaient fini par le jeter dans un sac de vieilleries, avec la tabatière
pleine de poudre à Verrue et la boîte à musique qui avait failli endormir tout le monde…
De l’autre côté du cachot, une longue table était recouverte de velours noir. Ils s’en
approchèrent d’un air gourmand mais se figèrent soudain sur place avec une grimace
horrifiée. L’odeur qui se dégageait du buffet était parfaitement répugnante. De gros poissons
pourris s’étalaient sur des plats d’argent, entre des amoncellements de gâteaux brûlés comme
du charbon. Il y avait aussi un énorme hachis grouillant de vers et un morceau de fromage
couvert de moisissure verdâtre. Au milieu de la table, à la place d’honneur, se dressait un
gigantesque gâteau en forme de pierre tombale sur lequel était écrit en lettres noires :
Sir Nicholas de Mimsy-Porpington
mort le 31 octobre 1492
— Il vaudrait mieux qu’on ne reste pas trop près, dit Ron. J’ai mal au coeur.
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