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Harry Potter et la Chambre des Secrets Il y eut un bruit métallique lorsque le chaudron de Ginny se renversa. Mr Weasley venait de se jeter sur Mr Malefoy en le projetant contre une étagère remplie de livres. Des dizaines d’épais grimoires leur tombèrent sur la tête dans un grondement de tonnerre.
— Vas-y, Papa ! s’écrièrent Fred et George. Mrs Weasley se mit à hurler.
— Non, Arthur, non ! s’écria-t-elle.
La foule recula en désordre, renversant d’autres étagères au passage.
— Messieurs, s’il vous plaît… s’il vous plaît ! s’exclama un vendeur.
— Allons, allons, Messieurs, ça suffit ! dit alors une voix plus puissante que les autres.
Hagrid s’avança vers eux, dans l’océan des livres étalés par terre. Un instant plus tard, il
avait séparé Mr Weasley et Mr Malefoy. Mr Weasley avait la lèvre fendue et Mr Malefoy avait reçu dans l’oeil une Encyclopédie des champignons vénéneux.
— Dis-donc, murmura Harry à l’oreille de Ron, il y a une chaise vide à la table des profs… Où est Rogue ?
Severus Rogue était le professeur que Harry aimait le moins. Et lui-même était l’élève que Rogue détestait le plus. Cruel, sarcastique et honni par tout le monde, sauf par les élèves de sa propre maison (les Serpentard), Rogue était le professeur de potions magiques.
— Il est peut-être malade ! dit Ron, plein d’espoir.
— Ou peut-être qu’il a fini par démissionner, suggéra Harry, parce qu’on ne lui a toujours pas confié les cours de Défense contre les Forces du Mal.
— Il a peut-être été renvoyé ! s’exclama Ron avec enthousiasme. Tout le monde le déteste…
— Ou peut-être qu’il attend de savoir pourquoi vous n’êtes pas venus par le train, dit derrière eux une voix glacée.
La foule des gnomes qui avaient atterri dans le champ s’éloignait en désordre, le dos
rond, la démarche incertaine.
— Ils reviendront, dit Ron en les regardant disparaître dans la haie, à l’autre bout du
champ. Ils adorent venir ici… Papa est trop gentil avec eux, il les trouve drôles.
— Ce n’est pas la peine de me mentir, sanglota Mimi qui se mit à pleurer à chaudes larmes tandis que Peeves pouffait de rire derrière elle. Tu crois que je ne sais pas ce que les gens disent de moi dans mon dos ? Le grosse Mimi ! Mimi la moche ! Mimi geignarde, Mimi
râleuse, Mimi minable !
— Tu as oublié « boutonneuse », lui souffla Peeves à l’oreille.
— Je suis le nouvel attrapeur des Serpentard, Weasley, répliqua Malefoy d’un ton hautain en se drapant dans sa robe. Et tout le monde est en train d’admirer les balais que mon père a offerts à l’équipe.
Ron contempla bouche bée les sept superbes balais qui s’alignaient sous ses yeux.
— Pas mal, non ? dit Malefoy d’une voix doucereuse. Mais peut-être que l’équipe des Gryffondor va réussir à trouver un peu d’or pour acheter de nouveaux balais, elle aussi. Vous pourriez donner vos Brossdur 5 à une tombola. Il y a peut-être un musée que ça intéressera.
— Ah, au fait, Harry, dit Hagrid, saisi d’une pensée soudaine. J’ai un petit reproche à te faire. On m’a dit que tu distribuais des photos dédicacées. Comment ça se fait que je n’en ai
pas eu ?
C’était une voix, une voix à figer le sang, une voix à couper le souffle, une voix glacée
comme un venin.
— Viens… Viens à moi… que je te déchire… que je t’écorche… que je te tue…Harry sursauta si fort qu’une tache d’encre couleur lilas s’étala sur l’enveloppe qu’il était en train d’écrire.
— Quoi ? dit-il à voix haute.
— Eh oui, je sais, dit Lockhart qui croyait que Harry lui répondait. Six mois de suite en tête de la liste des best-sellers ! Record battu !
Dans une petite boutique de brocante, ils aperçurent également Percy plongé dans un livre intitulé : Histoire des préfets célèbres.
— Une grande étude consacrée à la carrière des préfets de Poudlard, lut Ron à haute voix au dos du livre. Vraiment passionnant…
— Fiche le camp, répliqua sèchement Percy.
— Il est très ambitieux, Percy. Il a déjà tout un plan de carrière dans la tête. Il veut devenir ministre de la Magie, expliqua Ron à voix basse.
— Toi aussi, tu dois acheter tous les livres de Lockhart ! Le nouveau prof de Défense contre les Forces du Mal doit être un de ses fans. C’est sûrement une sorcière.
Argus Rusard se fraya un chemin dans la foule des élèves.
Lorsqu’il vit Miss Teigne, il recula, horrifié, en se couvrant le visage de ses mains.
— Ma chatte ! Ma chatte ! Qu’est-ce qui est arrivé à ma chatte ? hurla-t-il.
Ses yeux exorbités se posèrent alors sur Harry.
— Vous ! cria-t-il d’une voix stridente. C’est vous qui avez assassiné ma chatte ! Vous
l’avez tuée ! Et maintenant, c’est moi qui vais vous tuer ! Je vais…