Votre recherche :Tome :
Harry Potter et les Reliques de la Mort De retour sur le quai, ils trouvèrent Lily et Hugo, le jeune frère de Rose, discutant avec animation de la maison dans laquelle ils seraient envoyés le jour où ils iraient enfin à Poudlard.
— Si tu n’es pas à Gryffondor, on te déshérite, lança Ron. Mais je ne veux pas te mettre la pression.
— Ron !
Lily et Hugo éclatèrent de rire, mais Albus et Rose avaient un air grave.
— Il dit ça pour rire, assurèrent Hermione et Ginny.
— Pourquoi pensez-vous que…
— Dumbledore ait voulu me donner l’épée ? acheva Harry, qui s’efforçait de rester calme. Peut-être pensait-il qu’elle irait bien sur le mur de mon salon ?
— Ce n’est pas une plaisanterie, Potter ! grogna Scrimgeour. Était-ce parce que Dumbledore croyait
que seule l’épée de Gryffondor pouvait vaincre l’héritier de Serpentard ? Souhaitait-il vous la confier
parce qu’il était convaincu, comme beaucoup d’autres, que vous êtes destiné à anéantir Celui-Dont-On-
Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom ?
— Intéressante théorie, commenta Harry. Quelqu’un a-t-il déjà tenté de passer une épée au travers
du corps de Voldemort ? Le ministère devrait peut-être envoyer quelques-uns de ses employés étudier la
question plutôt que de leur faire perdre leur temps à démonter des Déluminateurs ou à cacher au public
les évasions d’Azkaban. C’est donc ainsi que vous occupez vos journées, monsieur le ministre, enfermé
dans votre bureau à essayer d’ouvrir un Vif d’or ? Des gens meurent, c’est ce qui a failli m’arriver,
Voldemort m’a poursuivi à travers trois comtés, il a tué Maugrey Fol OEil, mais le ministère n’en a pas
dit un mot, n’est-ce pas ? Et vous pensez toujours que nous allons coopérer avec vous ?
— Vous allez trop loin ! s’écria Scrimgeour en se levant.
Harry laissa tomber ses cheveux dans le liquide boueux. Dès qu’ils entrèrent en contact avec sa surface, la potion se mit à mousser et à fumer puis, tout à coup, elle prit une couleur dorée, claire et brillante.
— Oh, Harry, tu as l’air d’avoir bien meilleur goût que Crabbe et Goyle, dit Hermione.
Puis elle vit Ron hausser les sourcils et ajouta en rougissant légèrement :
— Tu comprends bien ce que je veux dire. La potion de Goyle ressemblait à de la morve.
— Harry Potter, dit-il très doucement.
Sa voix aurait pu se confondre avec le crépitement du feu.
— Le Survivant.
Les Mangemorts ne bougeaient pas. Ils attendaient. Tout attendait autour d’eux. Hagrid se débattait
et Bellatrix haletait. Inexplicablement, Harry songea à Ginny, à son regard flamboyant, à la sensation de
ses lèvres contre les siennes…
Voldemort avait levé sa baguette, la tête toujours penchée de côté, comme un enfant en proie à la
curiosité, se demandant ce qui arriverait s’il poussait les choses plus loin. Harry soutenait le regard des
yeux rouges. Il voulait que tout se passe vite, pendant qu’il pouvait encore tenir debout, avant qu’il ne
perde le contrôle de lui-même, avant qu’il ne trahisse sa peur…
Il vit alors la bouche remuer, puis il y eut un éclair de lumière verte et tout disparut.
Dudley se dégagea doucement de l’étreinte de sa mère et s’approcha de Harry qui dut réprimer l’envie de le menacer d’un sortilège. Dudley tendit alors sa grosse main rose.
— Ma parole, Dudley, dit Harry, sa voix couvrant de nouveaux sanglots de la tante Pétunia, les Détraqueurs t’auraient-ils insufflé une nouvelle personnalité ?
— Sais pas, grommela Dudley. À un de ces jours, Harry.
— Ouais…, répondit celui-ci en lui serrant la main. Peut-être. Prends bien soin de toi, Big D.
— Et tu es… heu… absolument sûr que c’est bien celui de Grindelwald… ?
— Je ne me trrrompe pas, répliqua froidement Krum. Je suis passé devant ce signe pendant des
années, je le connais bien.
— Dans ce cas, reprit Harry, il est possible que Xenophilius ne sache pas vraiment ce que représente ce symbole. Les Lovegood sont un peu… particuliers. Il l’a peut-être trouvé quelque part et pense que c’est la coupe transversale d’une tête de Ronflak Cornu ou quelque chose comme ça.
— La coupe trrransverrrsale de quoi ?
— Je ne sais pas vraiment ce que sont les Ronflaks Cornus, mais apparemment, sa fille et lui
essayent d’en attraper pendant leurs vacances…
Harry sentit qu’il s’y prenait mal pour expliquer qui étaient Luna et son père.
— La voici, là-bas, dit-il en montrant Luna qui dansait toujours toute seule, remuant les bras autour de sa tête comme si elle chassait des moucherons.
— Pourrrquoi fait-elle ça ? demanda Krum.
— Elle essaye sans doute de se débarrasser d’un Joncheruine, répondit Harry qui reconnaissait les symptômes.
Ils avaient atteint la porte lorsque Slughorn émit un grognement qui se transforma en un langage
articulé :
— Ma parole, haleta-t-il, le visage blafard, couvert de sueur, sa moustache de morse frémissante. Quelle affaire ! Je ne suis pas du tout sûr que tout cela soit très raisonnable, Minerva. Il va certainement trouver un moyen d’entrer, vous le savez bien, et quiconque aura essayé de le retenir se trouvera en très
grand danger…
— Je vous attends, vous et les Serpentard, dans la Grande Salle, également dans vingt minutes, répliqua le professeur McGonagall. Si vous voulez quitter le château avec vos élèves, nous ne vous retiendrons pas. Mais si l’un d’entre vous tente de saboter nos efforts de résistance, ou de prendre les armes contre nous dans l’enceinte de l’école, alors, Horace, nous nous livrerons un duel à mort.
— Minerva ! s’exclama Slughorn, atterré.
— Le moment est venu pour la maison de Serpentard de décider envers qui elle sera loyale, trancha le professeur McGonagall. Allez réveiller vos élèves, Horace.
— Vous avez enterré l’elfe, dit-il. Il y avait dans le ton de sa voix une rancoeur inattendue.
— Je vous ai vu depuis la fenêtre de la chambre voisine.
— En effet, répondit Harry. Gripsec le regarda du coin de ses yeux noirs et bridés.
— Vous êtes un sorcier inhabituel, Potter.
— En quel sens ? demanda Harry qui massait sa cicatrice d’un air absent.
— Vous avez vous-même creusé la tombe.
— Et alors ?
Gripsec ne répondit pas. Harry pensa qu’il se moquait de lui parce qu’il avait agi comme un Moldu, mais peu lui importait que le gobelin approuve ou non la façon dont il avait creusé la tombe de Dobby. Il se prépara à passer à l’attaque.
— Gripsec, il faut que je vous demande…
— Vous avez également secouru un gobelin.
— Quoi ?
— Vous m’avez amené ici. Vous m’avez sauvé la vie.
— J’imagine que vous ne le regrettez pas, répliqua Harry avec un certain agacement.
— Non, Harry Potter, assura Gripsec.
D’un doigt, il tortilla la fine barbe noire qu’il portait au menton.
— Mais vous êtes un sorcier très bizarre.
Albus a été bouleversé par la mort d’Ariana. C’était tellement affreux pour les deux frères. Ils avaient perdu toute, leur famille, il n’y avait plus qu’eux. Pas étonnant qu’ils aient eu les nerfs à vif. Abelforth rejetait la responsabilité sur Albus, comprenez-vous, comme c’est souvent le cas en d’aussi terribles circonstances. Mais Abelforth disait toujours des choses un peu folles, le pauvre garçon. Enfin, quand même, casser le nez d’Albus pendant l’enterrement, ce n’était pas très convenable.
— Je sais, soupira Ron qui la serra contre lui. Mais tu sais bien ce qu’il dirait s’il était là ?
— Vi… Vigilance constante, répondit Hermione en s’essuyant les yeux.
— Exactement, approuva Ron avec un hochement de tête. Il nous dirait de tirer les leçons de ce qui lui est arrivé. Et la leçon que j’ai tirée c’est de ne jamais faire confiance à ce lamentable petit trouillard de Mondingus.
Page 9 sur 28
271 résultats