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Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé — Je suis considéré comme une sorte d’autorité quand il s’agit de Harry Potter. Il est de notoriété publique que nous entretenons des relations amicales. Mais j’ai assuré la communauté des esprits que je ne vous importunerai pas avec des questions. « Harry Potter sait qu’il peut se confier à moi en toute tranquillité, leur ai-je dit, j’aimerais mieux mourir que de trahir sa confiance. » [Nick Quasi-Sans-Tête]
— Ça ne vous engage pas beaucoup puisque vous êtes déjà mort, fit remarquer Ron.
— Une fois de plus, vous manifestez à mon égard autant de sensibilité qu’une hache émoussée, dit Nick Quasi-Sans-Tête d’un air offensé.
— On a les essais de Quidditch, ce matin ! fit remarquer Ron. Et on est censés s’entraîner au sortilège de l’Aguamenti pour Flitwick ! De toute façon, qu’est-ce qu’il y a à expliquer ? Comment lui dire qu’on détestait sa stupide matière ?
— On ne la détestait pas ! protesta Hermione.
— Parle pour toi, répliqua Ron, la mine sombre. Je n’ai pas oublié les Scroutts. Et maintenant, je peux te le dire, on l’a échappé belle. Tu ne l’as pas entendu dans ses grands discours sur son crétin de frère – si on était restés à ses cours, on aurait fini par apprendre à Graup comment faire un noeud à ses lacets.
— Ça ne me plaît pas du tout d’être en froid avec Hagrid, dit Hermione qui paraissait bouleversée.
— On ira le voir après le Quidditch, lui assura Harry.
Hagrid lui manquait à lui aussi même si, tout comme Ron, il estimait préférable que Graup soit absent de leur vie.
— Dans ce cas, avait repris le Premier Ministre d’une voix chevrotante, pourquoi un ancien Premier Ministre ne m’a-t-il pas averti…
Fudge avait franchement éclaté de rire.
— Mon cher Premier ministre, allez-vous, vous-même, raconter cela à quelqu’un ?
— Bon, alors, je vous interdis de vous battre, tous les deux ! Ou plutôt, Kreattur, je t’interdis de te battre avec Dobby. Dobby, je sais bien que je n’ai pas le droit de te donner d’ordres…
— Dobby est un elfe de maison libre, il peut obéir à qui il veut et Dobby fera tout ce que lui commandera Harry Potter ! assura Dobby.
Des larmes ruisselaient à présent sur son petit visage fripé et coulaient sur son pull.
— O.K., dit Harry.
— Comme vous le savez sûrement, Harry sera majeur dans un an.
— Non, répliqua tante Pétunia qui ouvrait la bouche pour la première fois depuis l’arrivée de Dumbledore.
— Pardon ? s’étonna celui-ci d’un ton poli.
— Non, car il a un mois de moins que Dudley et Duddy aura dix-huit ans dans deux ans.
— Ah oui, bien sûr, reprit Dumbledore d’un air affable, mais dans le monde de la sorcellerie, il se trouve que nous sommes majeurs à dix-sept ans.
— Ridicule, marmonna l’oncle Vernon, sans que Dumbledore lui prête la moindre attention.
— Comme dit le proverbe, attends donc d’avoir vu tes BUSE avant de les compter, répondit Dumbledore avec gravité.
— Elle est un peu remuée, déclara Luna. Au début, j’ai cru entendre Mimi Geignarde mais en fait, c’était Hermione. Elle a dit quelque chose à propos de ce Ron Weasley…
— Oui, ils se sont disputés, expliqua Harry.
— Il est parfois très drôle, non ? remarqua Luna, tandis qu’ils repartaient ensemble dans le couloir. Mais il lui arrive de ne pas être très gentil. Ça m’avait déjà frappée l’année dernière.
— Oui, sans doute, admit Harry. Luna manifestait une fois de plus son talent habituel pour dire des vérités gênantes. Il ne connaissait personne d’autre qui ait un tel don.
— Je sais sans aucun doute que tu as vu et fait beaucoup de choses depuis que tu nous as quittés, dit-il à voix basse. Les rumeurs de tes exploits sont parvenues jusqu’à ton ancienne école, Tom. Je serais navré si je devais croire ne serait-ce que la moitié d’entre elles.
— La grandeur inspire l’envie, l’envie engendre le dépit, le dépit répand le mensonge, déclara Voldemort, toujours impassible. Vous devez savoir cela, Dumbledore.
— Tu appelles grandeur ce que tu as fait, n’est-ce pas ? demanda Dumbledore avec délicatesse.
— Certainement, assura Voldemort.
Ses yeux semblèrent rougeoyer.
— J’ai entrepris diverses expériences, j’ai repoussé les limites de la magie plus loin peut-être que personne avant moi…
— D’une certaine magie, corrigea Dumbledore, très calme. Une certaine magie… Des autres formes de magie, tu restes… pardonne-moi… tristement ignorant.
Pour la première fois, Voldemort sourit, le regard torve, crispé, une expression malveillante sur le visage, plus menaçante qu’un accès de rage.
— La vieille discussion, dit-il dans un murmure. Mais rien de ce que j’ai vu dans le monde n’est jamais venu étayer votre affirmation selon laquelle l’amour est plus puissant que ma forme de magie, Dumbledore.
— Tu n’es peut-être pas allé voir dans les bons endroits, suggéra Dumbledore.
— Où allons-nous l’enterrer ? demanda-t-il. Dans la forêt ?
— Oh, grand Dieu, non, répondit Hagrid en essuyant ses yeux ruisselants avec un pan de sa chemise. Les autres araignées ne me laisseraient pas approcher de leurs toiles maintenant qu’Aragog n’est plus là. Je me suis rendu compte que c’est seulement parce qu’il en avait donné l’ordre qu’elles ne m’ont pas dévoré ! Tu aurais cru une chose pareille, Harry ?
S’il avait fallu être sincère, il aurait répondu oui sans hésitation. Harry se souvenait douloureusement du jour où Ron et lui s’étaient retrouvés face aux Acromentules : il ne faisait aucun doute que sans Aragog, elles n’auraient pas hésité à manger Hagrid.
— Dès qu’il nous a repérés, il a jeté quelque chose en l’air et tout est devenu d’un noir d’encre… [Ginny]
— La poudre d’Obscurité Instantanée du Pérou, dit Ron avec amertume. On en trouve chez Fred et George. Je vais leur dire un mot sur la façon dont ils choisissent leurs clients.
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