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Harry Potter et les Reliques de la Mort — J’ai toujours affirmé que les sorciers payeraient un jour la façon dont ils traitent les elfes de maison. Eh bien, c’est ce qui est arrivé à Voldemort… Et aussi à Sirius.
Le Patronus ouvrit alors largement
sa gueule et parla avec la voix lente, forte, profonde, de Kingsley Shacklebolt :
— Le ministère est tombé. Scrimgeour est mort. Ils arrivent !
— Oh, oui, Harry, je l’ai vue. Cette femme, ou plutôt ce vautour devrait-on dire, m’a littéralement harcelé pour que j’accepte de lui parler. J’ai honte de vous avouer que je suis devenu assez discourtois, je l’ai traitée de vieille truite fouineuse, ce qui s’est traduit, comme vous l’avez lu, par des calomnies concernant ma santé mentale.
— Je viens de voir Voldemort tuer une femme. Au moment où je te parle, il a sans doute tué toute sa famille. Et ça ne lui était pas nécessaire. C’était comme si je revoyais le meurtre de Cedric, ils étaient juste là… [Harry]
— Vous l’avez maintenu en vie pour qu’il puisse mourir au bon moment ?
— Ne soyez pas choqué, Severus. Combien d’hommes et de femmes avez-vous vus mourir ?
— Récemment, seuls ceux que je n’ai pas pu sauver, dit Rogue.
Il se leva.
— Vous vous êtes servi de moi.
— Que voulez-vous dire ?
— Que j’ai espionné pour vous, menti pour vous, que j’ai couru des dangers mortels pour vous.
Tout cela devait assurer la sécurité du fils de Lily Potter. Et maintenant, vous m’annoncez que vous
l’avez élevé comme un porc destiné à l’abattoir…
— Voilà qui est très émouvant, Severus, remarqua Dumbledore d’un ton sérieux. En êtes-vous venu
à éprouver de l’affection pour ce garçon ?
— Pour lui ? s’écria Rogue. Spero Patronum !
De l’extrémité de sa baguette jaillit alors la biche argentée. Elle atterrit sur le sol, traversa la pièce
d’un bond, et s’envola par la fenêtre. Dumbledore la regarda s’éloigner et lorsque sa lueur d’argent se
fut évanouie, il se tourna à nouveau vers Rogue, les yeux pleins de larmes.
— Après tout ce temps ?
— Toujours, dit Rogue.
De retour sur le quai, ils trouvèrent Lily et Hugo, le jeune frère de Rose, discutant avec animation de la maison dans laquelle ils seraient envoyés le jour où ils iraient enfin à Poudlard.
— Si tu n’es pas à Gryffondor, on te déshérite, lança Ron. Mais je ne veux pas te mettre la pression.
— Ron !
Lily et Hugo éclatèrent de rire, mais Albus et Rose avaient un air grave.
— Il dit ça pour rire, assurèrent Hermione et Ginny.
— Vraiment ? Gryffondor était originaire de Godric’s Hollow ?
— Harry, t’est-il jamais arrivé d’ouvrir Histoire de la magie ?
— Heu…, dit-il.
Il eut l’impression qu’il souriait pour la première fois depuis des mois : les muscles de son visage lui
paraissaient étrangement raides.
— J’ai dû y jeter un coup d’oeil quand je l’ai acheté… Ce jour-là, c’est tout…
— Ils ont sans doute métamorphosé Maugrey et l’ont empaillé…
— Ne dis pas des choses pareilles ! couina Hermione.
Surpris, Harry se tourna vers elle et la vit fondre en larmes sur son syllabaire Lunerousse.
— Oh, non, s’exclama Harry en se débattant pour se relever de son vieux lit de camp. Hermione, je ne voulais pas te faire de peine…
Mais, dans un grincement sonore de vieux ressorts rouilles, Ron avait bondi du lit et arriva avant Harry auprès d’Hermione.
— Très bien, très bien ! C’est la seule idée qui me soit venue à l’esprit ! Quelle est ta solution,
alors ? [Ron]
— Il faut que nous lui offrions quelque chose d’autre, quelque chose qui ait autant de valeur. [Hermione]
— Brillante idée. Je vais aller chercher une autre épée ancienne fabriquée par des gobelins et tu lui
feras un emballage cadeau.
— Je pensais qu’il serait avec vous. Où l’avez-vous laissé ? [Abelforth Dumbledore]
— Il est mort, dit Harry. Bellatrix Lestrange l’a tué.
Le visage du barman resta impassible. Au bout d’un moment, il murmura :
— Je suis navré de l’apprendre. J’aimais bien cet elfe.
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