Votre recherche :Tome :
Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé — Hagrid, vous n’avez pas donné votre avis, remarqua le professeur McGonagall. Qu’en pensez-vous ? L’école doit-elle rester ouverte ?
Hagrid, qui avait pleuré silencieusement dans son mouchoir à pois pendant toute cette conversation, leva ses yeux rougis et gonflés et répondit d’une voix rauque :
— Je ne sais pas, professeur… C’est aux directeurs de maison et à la directrice de Poudlard de décider…
— Le professeur Dumbledore attachait toujours beaucoup d’importance à votre point de vue, dit avec douceur le professeur McGonagall. Et moi aussi.
— Le professeur Ombrage s’est attiré les foudres de notre troupeau de centaures, expliqua Dumbledore. Je crois que toi, tu n’aurais pas commis l’imprudence d’aller dans la Forêt interdite et de traiter de « répugnants hybrides » une horde de centaures furieux.
— Elle a fait ça ? s’étonna Slughorn. Quelle idiote. Je ne l’ai jamais beaucoup aimée.
Entendant Harry pouffer de rire, Dumbledore et Slughorn se tournèrent tous deux vers lui.
— Désolé, dit Harry. Simplement… moi non plus, je ne l’aimais pas beaucoup.
Dumbledore revint dans la pièce et Slughorn sursauta comme s’il avait oublié qu’il était dans la maison.
— Ah, tu es là, Albus, dit-il. Tu es resté absent longtemps. Des problèmes d’estomac ?
— Non, je lisais simplement des magazines moldus, répondit Dumbledore. J’adore ces modèles de tricot.
— Ah, bonsoir, Harry, lança Dumbledore en le regardant derrière ses lunettes en demi-lune avec un air de grande satisfaction. Très bien, parfait.
Ces paroles eurent le don d’échauffer l’oncle Vernon.
Jamais il ne pourrait s’entendre avec quelqu’un qui regardait Harry en disant « très bien, parfait ».
— Je ne voudrais pas paraître impoli…, commença-t-il d’un ton où l’impolitesse menaçait à chaque mot.
— … malheureusement, l’impolitesse accidentelle se manifeste à une fréquence alarmante, acheva Dumbledore avec gravité. Et dans ces cas-là, mon cher monsieur, il vaut mieux ne rien dire du tout.
— Le mariage de Bill et de Fleur, tu te souviens ? [Ron]
Harry le regarda, surpris. L’idée que quelque chose d’aussi normal qu’un mariage puisse encore exister lui paraissait incroyable et merveilleux à la fois.
Il avait toujours des difficultés avec les sortilèges informulés, ce que Rogue ne se privait pas de souligner à chaque cours de DCFM. Mais, d’un autre côté, le Prince s’était révélé jusqu’à présent un professeur beaucoup plus efficace que Rogue.
— Nous avons fait apparaître la Marque des Ténèbres au-dessus de la tour en sachant que vous vous dépêcheriez de venir voir qui avait été tué, dit Malefoy. Et ça a marché !
— Plus ou moins…, répliqua Dumbledore. Dois-je en conclure que personne n’a été tué ?
— Quelqu’un est mort, annonça Malefoy d’une voix qui sembla monter d’un octave. Un de vos alliés… Je ne sais pas qui, il faisait sombre… J’ai enjambé le corps… J’étais censé attendre ici votre retour mais les gens du Phénix se sont mis en travers du chemin…
— Oui, ils font souvent ça, remarqua Dumbledore.
— Vous ne leur aviez pas dit comment il s’était comporté quand vous l’aviez vu à l’orphelinat ? demanda Harry.
— Non. Même s’il n’avait jamais exprimé le moindre remords, il était possible qu’il ait regretté sa conduite passée et se soit décidé à tourner la page. J’ai choisi de lui donner cette chance.
Dumbledore s’interrompit et lança un regard interrogateur à Harry qui ouvrait la bouche pour parler. Là encore se manifestait la tendance de Dumbledore à accorder sa confiance aux gens, même quand des preuves accablantes démontraient qu’ils ne la méritaient pas.
Un petit homme, les cheveux en épi, vêtu d’une simple robe noire, s’était levé et se tenait à présent devant le corps de Dumbledore. Harry n’entendait pas ce qu’il disait. Des mots étranges leur parvenaient, flottant au-dessus des centaines de têtes rassemblées autour d’eux : « Noblesse d’esprit… Contribution intellectuelle… Grandeur d’âme…» Cela n’avait pas beaucoup de sens et, en tout cas, pas grand rapport avec Dumbledore tel que Harry l’avait connu. Il se souvint tout à coup de ce qu’avait dit un jour Dumbledore après avoir annoncé qu’il allait prononcer quelques mots : « Nigaud ! Grasdouble ! Bizarre ! Pinçon ! » et une nouvelle fois, il dut réprimer un sourire… Que lui arrivait-il ?
— Bon, alors, je vous interdis de vous battre, tous les deux ! Ou plutôt, Kreattur, je t’interdis de te battre avec Dobby. Dobby, je sais bien que je n’ai pas le droit de te donner d’ordres…
— Dobby est un elfe de maison libre, il peut obéir à qui il veut et Dobby fera tout ce que lui commandera Harry Potter ! assura Dobby.
Des larmes ruisselaient à présent sur son petit visage fripé et coulaient sur son pull.
— O.K., dit Harry.
Page 7 sur 22
215 résultats