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Hermione Granger — Je savais que tu aurais le maximum en défense contre les forces du Mal, dit Ron qui donna à Harry un coup de poing sur l’épaule. On s’est bien débrouillés, non ?
— Bravo ! s’exclama Mrs Weasley avec fierté en ébouriffant les cheveux de Ron. Sept BUSE, c’est plus que ce que Fred et George ont jamais obtenu à eux deux !
— Et toi ? demanda timidement Ginny à Hermione qui leur tournait toujours le dos. Qu’est-ce que tu as eu ?
— Je… Ce n’est pas trop mal, répondit-elle d’une petite voix.
— Eh, arrête un peu, coupa Ron en s’avançant vers elle pour lui prendre ses résultats des mains. Ouais, c’est ça… dix « Optimal » et un « Effort exceptionnel » en défense contre les forces du Mal.
Il lui jeta un coup d’oeil, moitié amusé, moitié exaspéré.
— Tu dois être très déçue, non ?
Hermione hocha la tête et Harry éclata de rire.
— Eh bien, maintenant, nous allons préparer nos ASPIC ! dit Ron avec un sourire. Maman, il reste des saucisses ?
— Vous savez ce qu’il y a peut-être, là-dedans ? dit Luna d’un air gourmand, alors que le mur se remettait à tourner.
— Un gros truc à babille, sans doute, murmura Hermione.
Ron mit un bon moment avant de réussir à extraire sa baguette de sa poche.
— Pas étonnant que je n’arrive pas à la sortir, Hermione, tu as emporté mon vieux jean, il est trop
étroit.
— Oh, crois bien que j’en suis désolée, persifla Hermione.
Tandis qu’elle tirait la serveuse à l’écart de la vitrine, Harry l’entendit marmonner quelque chose sur
l’endroit où Ron pouvait enfoncer sa baguette.
Il allait revenir chez lui, revenir à l’endroit où il avait eu une famille. S’il n’y avait pas eu Voldemort, c’était à Godric’s Hollow qu’il aurait grandi et passé toutes ses vacances. Il aurait invité des
amis dans sa maison… Peut-être aurait-il eu des frères et des soeurs… Le gâteau de son dix-septième anniversaire aurait été préparé par sa mère. La vie qu’il avait perdue ne lui avait jamais semblé aussi réelle qu’en cet instant où il savait qu’il allait revoir le lieu dans lequel on l’en avait privé. Ce soir-là, après qu’Hermione se fut couchée, Harry sortit silencieusement son sac à dos du sac en perles et y chercha l’album de photos que Hagrid lui avait offert il y avait déjà si longtemps. Pour la première fois depuis des mois, il contempla les vieilles images sur lesquelles ses parents lui souriaient et lui adressaient des signes de la main. C’était tout ce qui lui restait d’eux, maintenant.
— J'aimerais quand même mieux travailler pour lui que pour le vieux Croupton, déclara Ron. Au moins, Verpey a le sens de l'humour.
— Ne dis pas ça devant Percy, dit Hermione avec un sourire.
— Oh, de toute façon, Percy ne travaillerait jamais pour quelqu'un qui a le sens de l'humour, répondit Ron, qui s'attaquait à présent à un éclair au chocolat. Si les plaisanteries pouvaient danser toutes nues avec le cache-théière de Dobby sur la tête, il ne les verrait même pas.
— Pourquoi fallait-il que vous rendiez les choses si difficiles ? [Harry]
Dumbledore eut un sourire timide.
— J’ai peur de le dire, mais je comptais sur Miss Granger pour te ralentir, Harry. Je craignais que ton tempérament emporté ne domine ton bon coeur. Je redoutais qu’en t’exposant ouvertement la vérité sur ces objets tentateurs, tu ne t’empares des reliques comme je l’ai fait, au mauvais moment et pour de mauvaises raisons. Si tu parvenais à mettre la main dessus, je voulais que tu les possèdes sans courir de danger. Tu es le vrai maître de la Mort parce que, la mort, le vrai maître ne cherche pas à la fuir. Il accepte le fait qu’il doit mourir et comprend qu’il y a dans le monde des vivants des choses pires, bien
pires, que la mort.
— Qu'est-ce que tu crains le plus, toi ? demanda Ron avec un rire moqueur. Faire un devoir qui n'aurait que dix-neuf sur vingt ?
Ron Weasley à Hermione Granger
Personnages concernés : Ron Weasley, Hermione Granger
— J’ai remarqué que votre gâteau d’anniversaire avait la forme d’un Vif d’or, dit Scrimgeour à Harry. Pour quelle raison ?
Hermione eut un rire moqueur.
— Ça ne peut certainement pas être une allusion au fait que Harry est un remarquable attrapeur, ce serait trop évident, lança-t-elle. Il doit sûrement y avoir un message secret de Dumbledore caché dans la crème Chantilly.
— Je ne crois pas qu’il y ait quoi que ce soit caché dans la crème, répliqua Scrimgeour, mais un Vif d’or serait certainement une bonne cachette pour dissimuler un petit objet. Vous savez sûrement pourquoi ?
Harry haussa les épaules. Ce fut Hermione qui répondit. Harry pensa que l’habitude de donner les bonnes réponses aux questions était tellement ancrée en elle qu’elle s’était transformée en un besoin irrépressible.
— Parce que les Vifs d’or ont une mémoire tactile, dit-elle.
— Quoi ? s’exclamèrent Harry et Ron d’une même voix.
Tous deux avaient toujours considéré comme négligeables les connaissances d’Hermione en matière de Quidditch.
— Dumbledore affirme qu’on pardonne plus facilement aux autres d’avoir eu tort que d’avoir eu raison, déclara Hermione. Je l’ai entendu dire ça à ta mère, Ron.
— Tout à fait le genre de trucs dingues que peut raconter Dumbledore, commenta Ron.
— Les autres profs ont pour consigne de nous envoyer chez les Carrow en cas de mauvaise conduite. Mais ils ne le font pas, s’ils peuvent l’éviter. On voit bien qu’ils les détestent autant que nous. Amycus, le frère, nous enseigne ce qu’on appelait la défense contre les forces du Mal, sauf que maintenant, ils ont rebaptisé ça l’art de la magie noire. On est censés s’entraîner à jeter le sortilège Doloris en prenant comme cobayes les élèves qui sont en retenue…
— Quoi ?
Les voix de Harry, Ron et Hermione résonnèrent à l’unisson dans tout le tunnel.
— Oui, dit Neville. C’est ce qui m’a valu ceci – il montra une entaille particulièrement profonde sur sa joue –, j’avais refusé de le faire. Mais il y a des gens qui s’y habituent très bien. Crabbe et Goyle, par exemple, aiment beaucoup ça. J’imagine que c’est la première fois qu’ils sont les meilleurs en quelque chose. Alecto, la soeur d’Amycus, est chargée de l’étude des Moldus, une matière obligatoire pour tout le monde. On est tous obligés de l’entendre expliquer que les Moldus sont des animaux, sales et stupides, qu’ils ont forcé les sorciers à vivre dans la clandestinité en les persécutant et que l’ordre naturel est en passe d’être rétabli. J’ai eu ça – il montra une autre plaie sur son visage – pour lui avoir demandé quel pourcentage de sang moldu ils avaient dans les veines, son frère et elle.
— Voyons, Neville, dit Ron, quand on veut faire de l’ironie, il faut choisir le bon endroit et le bon moment.
— Tu ne l’as jamais entendue. Toi non plus, tu ne l’aurais pas supporté. D’ailleurs, ça aide quand des élèves leur tiennent tête, ça donne de l’espoir à tout le monde. Je l’avais déjà remarqué à l’époque où c’était toi qui le faisais, Harry.
— On dirait que tu leur as servi à aiguiser des couteaux, remarqua Ron avec une légère grimace lorsqu’ils passèrent sous une lampe qui mit davantage en relief les blessures de Neville.
Celui-ci haussa les épaules.
— Ce n’est pas grave. Ils ne veulent pas trop verser de sang pur, et même s’ils nous torturent un peu quand on est insolents, ils ne nous tuent pas.
Harry ne savait pas ce qui était le pire, ce que Neville racontait ou le ton de banalité sur lequel il le
racontait.
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