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Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé — Vous osez m’attaquer avec mes propres sortilèges, Potter ? C’est moi qui les ai inventés – moi, le Prince de Sang-Mêlé ! Et vous voudriez retourner mes inventions contre moi, comme votre ignoble père, n’est-ce pas ? Je ne crois pas que vous y arriverez… Non !
Harry avait plongé vers sa baguette mais Rogue lança un maléfice et elle fut expédiée quelques mètres plus loin, hors de vue dans l’obscurité.
— Alors, tuez-moi, dit Harry, la voix haletante.
Il n’éprouvait aucune peur, simplement de la rage et du mépris.
— Tuez-moi comme vous l’avez tué lui, espèce de lâche…
— NE ME TRAITEZ PAS DE LÂCHE ! hurla Rogue.
— Si, ça me regarde ! répliqua Ron, tout aussi furieux. Tu crois vraiment que j’ai envie d’entendre dire que ma soeur est une…
— Une quoi ? s’écria Ginny en sortant sa baguette. Une quoi, exactement ?
— Il ne pense pas ce qu’il dit…, déclara machinalement Harry, bien qu’il entendît en lui les rugissements du monstre qui approuvait les paroles de Ron.
— Oh si, il le pense ! s’exclama Ginny en s’emportant cette fois contre Harry. Il le pense tout simplement parce que lui n’a jamais bécoté personne dans sa vie et que le plus beau baiser qu’il ait jamais reçu, c’était celui de notre tante Muriel…
— Si tu sortais de temps en temps et que toi aussi tu aies quelqu’un à embrasser, ça te gênerait moins de voir que tous les autres le font !
Ron avait à son tour sorti sa baguette. Harry se précipita entre eux.
— Tu ne sais pas de quoi tu parles ! gronda Ron.
Il essayait de viser Ginny en contournant Harry qui s’était placé devant elle, bras écartés.
— Moi, je ne fais pas ça en public, voilà tout !
Ginny hurla d’un rire moqueur, s’efforçant d’écarter Harry de son chemin.
— Tu as embrassé Coquecigrue, c’est ça ? Ou peut-être que tu as une photo de la tante Muriel cachée sous ton oreiller ?
Dumbledore revint dans la pièce et Slughorn sursauta comme s’il avait oublié qu’il était dans la maison.
— Ah, tu es là, Albus, dit-il. Tu es resté absent longtemps. Des problèmes d’estomac ?
— Non, je lisais simplement des magazines moldus, répondit Dumbledore. J’adore ces modèles de tricot.
Ron n’était pas le seul à être emballé par la perspective d’apprendre à transplaner. Tout au long de la journée, on parla beaucoup des futures leçons. L’idée de disparaître et de réapparaître ailleurs à volonté plaisait beaucoup à tout le monde.
— Ça va être cool quand on pourra simplement… hop ! – Seamus claqua des doigts pour évoquer la disparition. Mon cousin Fergus le fait juste pour m’énerver mais attends que j’en sache autant que lui… Il n’aura plus jamais la paix…
Perdu dans les visions que lui inspirait cette heureuse pensée, il agita sa baguette avec un peu trop d’enthousiasme et au lieu de produire la fontaine d’eau pure qui était l’objet de la leçon de sortilèges du jour, il fit jaillir un puissant jet d’eau, semblable à celui d’un tuyau d’arrosage. Le jet d’eau ricocha contre le plafond et frappa de plein fouet le professeur Flitwick qui tomba face contre terre.
— Je ne sais pas combien de temps ça va encore prendre, d’accord ? lui lança Malefoy, ignorant que Harry se trouvait juste derrière lui. C’est plus long que je ne le pensais.
Crabbe ouvrit la bouche mais Malefoy sembla deviner ce qu’il s’apprêtait à dire.
— Écoute, Crabbe, ce que je prépare ne te regarde pas, Goyle et toi, vous devez simplement obéir et faire le guet !
— Moi, quand je demande à mes amis de faire le guet, je leur explique pourquoi, dit Harry juste assez fort pour que Malefoy puisse l’entendre.
— Sois raisonnable, aucun type sain d’esprit ne va préférer Tonks si Fleur est dans les parages [assura Ron]. D’accord, Tonks n’est pas mal, quand elle ne s’arrange pas le nez et les cheveux avec des trucs stupides, mais…
— Elle est sacrément plus agréable que Fleurk, l’interrompit Ginny.
— Et elle est plus intelligente, c’est une Auror ! lança Hermione dans son coin de mur.
— Fleur n’est pas bête du tout, elle a été choisie pour le Tournoi des Trois Sorciers, fit remarquer Harry.
— Tu ne vas pas t’y mettre aussi ! s’exclama Hermione d’un ton amer.
— J’imagine que tu aimes bien la façon dont Fleurk t’appelle « Arry » ? demanda Ginny d’un air méprisant.
— Le professeur Slughorn est un de mes vieux collègues qui a accepté de reprendre son ancien poste de maître des potions.
— Des potions ?
— Des potions ?
Le mot se répéta en écho dans toute la salle, les élèves se demandant s’ils avaient bien entendu.
— Des potions ? s’exclamèrent Ron et Hermione en tournant vers Harry un regard ébahi. Mais tu avais dit…
— Le professeur Rogue, quant à lui, poursuivit Dumbledore en élevant la voix pour couvrir la rumeur, se chargera des cours de défense contre les forces du Mal.
— Non ! s’écria Harry si fort que de nombreuses têtes se tournèrent vers lui.
— Je ne peux pas, professeur. J’ai… heu… un rendez-vous avec le professeur Dumbledore, ce soir-là.
— Décidément, je joue de malchance ! s’écria Slughorn d’un ton théâtral. Ah, mais, vous ne pourrez pas toujours m’échapper, Harry !
Et avec un geste majestueux de la main, il sortit de la boutique de sa démarche chaloupée, sans accorder plus d’importance à Ron que s’il avait été un présentoir de Nids de cafards.
— Bien, bien, bien, Gryffondor a largement mérité vingt points pour vos réponses, Miss Granger, annonça Slughorn d’un ton cordial.
Malefoy faisait à peu près la même tête que le jour où Hermione lui avait donné une gifle.
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