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Dudley Dursley En contemplant son fils ainsi accoutré, l'oncle Vernon déclara que c'était le plus beau jour de sa vie et la tante Pétunia éclata en sanglots en disant qu'elle n'arrivait pas à croire que ce garçon si grand, si élégant était son petit Dudlinouchet adoré. Harry préféra ne rien dire. Il avait l'impression de s'être déjà fêlé deux côtes à force de réprimer son fou rire.
L'infirmière avait vu ce que les yeux de la tante Pétunia — si perçants d'habitude pour déceler une trace de doigt sur ses murs étincelants ou pour observer les allées et venues des voisins — avaient refusé d'accepter : que, loin d'avoir besoin de manger davantage, Dudley avait atteint à peu de chose près la taille et le poids d'un jeune cachalot.
— Vous n’avez pas fait ce que je demandais. Jamais vous n’avez traité Harry comme un fils. Avec vous, il n’a connu que l’indifférence et même souvent la cruauté. Le mieux qu’on puisse dire, c’est qu’au moins il n’aura pas subi les terribles dommages infligés au malheureux garçon assis entre vous.
La tante Pétunia et l’oncle Vernon tournèrent instinctivement la tête comme s’ils s’attendaient à voir quelqu’un d’autre que Dudley coincé entre eux.
— Nous… maltraiter Duddy ? Qu’est-ce que vous…, commença l’oncle Vernon, furieux, mais Dumbledore leva un doigt pour lui imposer le silence, et l’oncle Vernon sembla soudain devenu muet.
La perspective de quitter – sans doute pour toujours – sa tante, son oncle et son cousin était de celles qu’il envisageait avec la plus grande joie. Pourtant, il percevait une certaine gêne dans l’atmosphère. Que devait-on se dire après seize ans d’une aversion solide et réciproque ?