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Ron Weasley — Dis-donc, murmura Harry à l’oreille de Ron, il y a une chaise vide à la table des profs… Où est Rogue ?
Severus Rogue était le professeur que Harry aimait le moins. Et lui-même était l’élève que Rogue détestait le plus. Cruel, sarcastique et honni par tout le monde, sauf par les élèves de sa propre maison (les Serpentard), Rogue était le professeur de potions magiques.
— Il est peut-être malade ! dit Ron, plein d’espoir.
— Ou peut-être qu’il a fini par démissionner, suggéra Harry, parce qu’on ne lui a toujours pas confié les cours de Défense contre les Forces du Mal.
— Il a peut-être été renvoyé ! s’exclama Ron avec enthousiasme. Tout le monde le déteste…
— Ou peut-être qu’il attend de savoir pourquoi vous n’êtes pas venus par le train, dit derrière eux une voix glacée.
Au moment de la séparation, Mrs Weasley fondit en larmes. Il en fallait d’ailleurs peu pour l’émouvoir, ces derniers temps. Elle avait pleuré à plusieurs reprises depuis que Percy était parti en trombe de la maison, ses lunettes maculées de purée de panais (ce dont Fred, George et Ginny s’attribuaient tous les trois le mérite).
— Ne sois pas triste, maman, dit Ginny en lui tapotant le dos tandis que Mrs Weasley sanglotait sur son épaule. Tout va bien…
— Oui, ne t’inquiète pas pour nous, ajouta Ron en laissant sa mère lui donner un baiser humide sur la joue, ni pour Percy. Un crétin pareil, ce n’est pas une grande perte.
Dans une petite boutique de brocante, ils aperçurent également Percy plongé dans un livre intitulé : Histoire des préfets célèbres.
— Une grande étude consacrée à la carrière des préfets de Poudlard, lut Ron à haute voix au dos du livre. Vraiment passionnant…
— Fiche le camp, répliqua sèchement Percy.
— Il est très ambitieux, Percy. Il a déjà tout un plan de carrière dans la tête. Il veut devenir ministre de la Magie, expliqua Ron à voix basse.
RON
Je veux dire, ça fait si longtemps qu’on vit ensemble – et si longtemps qu’on est mariés – vraiment si longtemps…
HERMIONE
Ron, si c’est une façon de m’annoncer que tu veux une séparation, alors sois clair et je t’embrocherai avec cette plume.
RON
Tais-toi. Tu voudrais bien te taire, pour une fois ? Je veux au contraire qu’on fasse un renouvellement de nos voeux de mariage, j’ai lu quelque chose là-dessus, il n’y a pas longtemps. Un renouvellement de mariage. Qu’est-ce que tu en penses ?
HERMIONE (légèrement attendrie)
Tu veux de nouveau te marier avec moi ?
RON
Tu sais, quand on l’a fait la première fois, on était très jeunes, j’étais complètement ivre et… bon, pour être franc, je ne m’en souviens plus très bien… La vérité, c’est que… je t’aime, Hermione Granger – et peu m’importe combien de temps a passé. J’aimerais bien avoir l’occasion de le déclarer devant plein de gens. Une fois encore. Et sans avoir bu.
Elle le regarde, sourit, l’attire vers elle et l’embrasse.
HERMIONE
Tu es adorable.
RON
Et toi, tu sens le caramel.
RON
Les trolls vont peut-être faire la fête quelque part, les géants sont peut-être invités à un mariage, et toi, Harry, tu as peut-être des cauchemars parce que tu t’inquiètes pour Albus. Et il est possible que ta cicatrice te fasse mal parce que tu commences à prendre de l’âge.
HARRY
À prendre de l’âge ? Merci, mon vieux.
RON
Je ne te le cache pas, chaque fois que je m’assieds, je dis « ouh, là, là ». Eh oui, « ouh, là, là » ! Et mes pieds… si tu savais ce que j’ai mal aux pieds… Je pourrais écrire une chanson sur mon mal de pieds… Peut-être que c’est pareil pour ta cicatrice.
GINNY
Tu racontes n’importe quoi.
RON
Je considère que c’est ma spécialité. Ça et ma collection de Boîtes à Flemme. Et aussi le fait que je vous adore, tous autant que vous êtes. Même Ginny la planche à pain de mie.
GINNY
Si tu continues à faire l’idiot, Ronald Weasley, je le dirai à maman.
RON
Non, tu ne ferais pas ça.
ALBUS/RON
C’est vraiment bizarre, tout ça.
DELPHI/HERMIONE
Tu as été impressionnant. Très bon, ton coup pour l’empêcher de passer.
SCORPIUS/HARRY
J’hésite entre t’applaudir ou te dire que tu pousses un peu. Quand même, embrasser ta tante comme ça. Au moins cinq cents fois !
Ron sortit sa propre baguette magique, sans très bien savoir ce qu'il allait en faire. A tout hasard, il prononça la formule qu'ils avaient apprise au cours du professeur Flitwick :
— Wingardium Leviosa !
Aussitôt, la massue s'arracha toute seule de la main du troll, s'éleva très haut dans les airs, se retourna lentement et s'abattit avec un craquement sinistre sur la tête de son propriétaire. La créature vacilla, puis tomba en avant, face contre terre, avec un bruit sourd qui fit trembler toute la pièce.
HERMIONE
Si une partie de Voldemort, sous quelque forme que ce soit, a pu survivre, nous devons nous tenir prêts. Et j’ai peur.
GINNY
Moi aussi, j’ai peur.
RON
Moi, rien ne me fait peur. À part maman.
— Ça te fera trois Gallions, neuf Mornilles et une Noise, annonça Fred en examinant les nombreuses boîtes que Ron portait dans les bras. Allonge la monnaie.
— Je suis ton frère !
— Et ce sont nos produits que tu essayes de piquer. Trois Gallions, neuf Mornilles, je te fais grâce de la Noise.
— Je n’ai pas trois Gallions, neuf Mornilles !
— Alors, tu remets tout ça où tu l’as pris et ne te trompe pas d’étagères.
Ron laissa tomber plusieurs boîtes, poussa un juron et adressa à Fred un geste grossier de la main, malheureusement surpris par Mrs Weasley qui avait choisi ce moment pour se montrer.
— Si je te vois encore faire ça, je te jette un sort qui te collera les doigts, lança-t-elle sèchement.
Il attendit. À tout moment, maintenant,
ceux pour qui il avait essayé de mourir allaient le voir, reposant, apparemment mort, dans les bras de Hagrid.
— NON !
Ce cri était d’autant plus terrible qu’il n’aurait jamais imaginé, même en rêve, que le professeur McGonagall puisse émettre un tel son. [...]
— Non !
— Non !
— Harry ! HARRY !
Les voix de Ron, d’Hermione et de Ginny étaient pires que celle de McGonagall. Harry aurait voulu plus que tout leur répondre, mais il se força à rester silencieux et leurs cris agirent comme un détonateur.
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