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Ron Weasley RON
Alors, vous êtes en train de me raconter que toute l’histoire de ces dernières années a été déterminée par le sort de… Neville Londubat. C’est un peu délirant.
— Quoi ? demanda Hermione, sur la défensive.
— Si tu veux mon avis, dit Harry à voix basse, McLaggen a l’air d’avoir subi un sortilège de Confusion. Et il se trouvait juste en face de l’endroit où tu étais assise dans les tribunes.
Hermione rougit.
— Bon, d’accord, c’est vrai, je lui ai jeté un sort, murmura-t-elle. Mais tu aurais dû entendre la façon dont il parlait de Ron et de Ginny ! Il a un caractère épouvantable, tu as bien vu comment il a réagi quand il a raté son coup. Tu n’aurais pas voulu de quelqu’un comme ça dans ton équipe.
— Non, reconnut Harry. C’est sans doute vrai. Mais n’était-ce pas un peu malhonnête, Hermione ? Tu es préfète, non ?
— Oh, tais-toi, répliqua-t-elle sèchement en voyant son sourire railleur.
— Je suis le nouvel attrapeur des Serpentard, Weasley, répliqua Malefoy d’un ton hautain en se drapant dans sa robe. Et tout le monde est en train d’admirer les balais que mon père a offerts à l’équipe.
Ron contempla bouche bée les sept superbes balais qui s’alignaient sous ses yeux.
— Pas mal, non ? dit Malefoy d’une voix doucereuse. Mais peut-être que l’équipe des Gryffondor va réussir à trouver un peu d’or pour acheter de nouveaux balais, elle aussi. Vous pourriez donner vos Brossdur 5 à une tombola. Il y a peut-être un musée que ça intéressera.
RON
Je veux dire, ça fait si longtemps qu’on vit ensemble – et si longtemps qu’on est mariés – vraiment si longtemps…
HERMIONE
Ron, si c’est une façon de m’annoncer que tu veux une séparation, alors sois clair et je t’embrocherai avec cette plume.
RON
Tais-toi. Tu voudrais bien te taire, pour une fois ? Je veux au contraire qu’on fasse un renouvellement de nos voeux de mariage, j’ai lu quelque chose là-dessus, il n’y a pas longtemps. Un renouvellement de mariage. Qu’est-ce que tu en penses ?
HERMIONE (légèrement attendrie)
Tu veux de nouveau te marier avec moi ?
RON
Tu sais, quand on l’a fait la première fois, on était très jeunes, j’étais complètement ivre et… bon, pour être franc, je ne m’en souviens plus très bien… La vérité, c’est que… je t’aime, Hermione Granger – et peu m’importe combien de temps a passé. J’aimerais bien avoir l’occasion de le déclarer devant plein de gens. Une fois encore. Et sans avoir bu.
Elle le regarde, sourit, l’attire vers elle et l’embrasse.
HERMIONE
Tu es adorable.
RON
Et toi, tu sens le caramel.
— Hagrid, quelqu’un vous a attaqué ! dit Ron.
— Pour la dernière fois, c’est rien du tout ! assura Hagrid d’un ton sans réplique.
— Vous diriez que ce n’est rien si l’un d’entre nous venait vous voir avec une livre de steak haché à la place du visage ? demanda Ron.
HERMIONE
Si une partie de Voldemort, sous quelque forme que ce soit, a pu survivre, nous devons nous tenir prêts. Et j’ai peur.
GINNY
Moi aussi, j’ai peur.
RON
Moi, rien ne me fait peur. À part maman.
Il attendit. À tout moment, maintenant,
ceux pour qui il avait essayé de mourir allaient le voir, reposant, apparemment mort, dans les bras de Hagrid.
— NON !
Ce cri était d’autant plus terrible qu’il n’aurait jamais imaginé, même en rêve, que le professeur McGonagall puisse émettre un tel son. [...]
— Non !
— Non !
— Harry ! HARRY !
Les voix de Ron, d’Hermione et de Ginny étaient pires que celle de McGonagall. Harry aurait voulu plus que tout leur répondre, mais il se força à rester silencieux et leurs cris agirent comme un détonateur.
— Au moins, une chose est sûre, déclara-t-il d’un ton féroce, c’est que Rogue sera parti à la fin de l’année.
— Qu’est-ce que tu veux dire ? demanda Ron.
— Ce poste est maudit. Personne n’y est resté plus d’un an… Quirrell en est même mort.
Personnellement, je vais croiser les doigts pour qu’il y ait un nouveau cadavre…
— Harry ! s’indigna Hermione, choquée.
— Tu crois que j’aurai plus de chance à la cinquante-septième fois ? demanda Harry d’un ton amer.
— De la chance, répéta soudain Ron. Harry, voilà la solution… Arrange-toi pour avoir de la chance !
— Qu’est-ce que tu veux dire ?
— C’est simple : utilise ta potion !
— Ron… voilà la bonne idée ! s’exclama Hermione qui paraissait stupéfaite. Bien entendu ! Pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt ?
Harry les regarda tous les deux.
— Felix Felicis ? dit-il. Je ne sais pas… Je la mettais de côté pour…
— Pour quoi ? demanda Ron, incrédule.
— Qu’y a-t-il de plus important que ce souvenir ? interrogea Hermione.
Harry ne répondit pas. L’image du petit flacon doré avait flotté dans un coin de sa tête pendant un certain temps. De vagues plans informulés, concernant la séparation de Ginny d’avec Dean et la joie de Ron de voir qu’elle avait trouvé un nouveau petit ami, avaient mijoté dans les profondeurs de son cerveau sans remonter à la surface, sauf dans ses rêves ou dans les brumes d’un demi-sommeil, avant de se réveiller…
— J’y suis arrivé… enfin presque ! annonça Ron d’un ton enthousiaste dès qu’il vit Harry. Je devais transplaner devant le salon de thé de Madame Pieddodu et je suis allé un peu trop loin, j’ai fini près de chez Scribenpenne, mais au moins, j’ai bougé !
— Bravo, dit Harry. Et toi, Hermione ?
— Oh, elle a été parfaite, bien sûr, répondit Ron avant qu’Hermione ait eu le temps d’ouvrir la bouche. Parfaite délibération, divination et déréliction ou je ne sais quoi… Après, on est allés boire un petit verre aux Trois Balais et tu aurais dû entendre ce que Tycross disait d’elle. Ça m’étonnerait qu’il ne la demande pas bientôt en mariage…
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