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Ron Weasley — J’ai couru après toi ! Je t’ai appelé ! Je t’ai supplié de revenir !
— Je sais, dit Ron. Hermione, je suis désolé, vraiment, je suis…
— Ah, tu es désolé !
Elle éclata de rire, d’un rire aigu, incontrôlable. Ron se tourna vers Harry en quête de secours, mais
celui-ci lui répondit par une grimace impuissante.
— Tu reviens après des semaines… des semaines… et tu penses qu’il te suffira de dire « désolé »
pour que tout s’arrange ?
— Qu’est-ce que tu veux que je dise d’autre ? s’écria Ron.
Harry fut content qu’il se défende.
— Oh, je ne sais pas ! vociféra Hermione avec une ironie redoutable. Creuse-toi la cervelle, ça ne
devrait pas te prendre plus de deux ou trois secondes…
— Hermione, intervint Harry, qui considérait cette dernière réplique comme un coup bas, il vient de
me sauver la…
— Je m’en fiche ! hurla-t-elle. Je me fiche de ce qu’il a fait !
— Tu parles d’un coup de chance ! dit Ron. Parmi tous les arbres du parc, on a choisi de s’écraser contre celui qui rend les coups !
HARRY
Bizarre qu’Al ait peur d’être envoyé à Serpentard.
HERMIONE
Ce n’est rien. Rose, sa grande peur à elle, c’est de savoir si elle va battre des records au Quidditch la première ou la deuxième année. Et si elle pourra passer ses B.U.S.E. en avance.
RON
Je me demande d’où lui vient son ambition.
— Fais attention, Weasley, répliqua Malefoy d'un ton méprisant. Tu ferais mieux de te tenir tranquille, sinon, ta maman va venir te chercher. Il prit une voix perçante et hurla : SI JAMAIS TU REFAIS LA MOINDRE BÊTISE...
Des Serpentard de cinquième année s'esclaffèrent bruyamment.
— Weasley voudrait bien que tu lui dédicaces une photo, Potter, ironisa Malefoy. Il pourrait la vendre plus cher que sa maison.
— Granger, Hermione !
Hermione courut presque jusqu'au tabouret et enfonça frénétiquement le chapeau sur sa tête.
— GRYFFONDOR ! cria le chapeau.
Ron émit un grognement.
Tous les élèves issus de familles de sorciers
parlaient sans cesse de Quidditch. Ron avait déjà eu une longue dispute avec Dean Thomas,
qui partageait leur dortoir, à propos du football. Ron ne voyait pas ce qu'on pouvait bien trouver d'intéressant à un jeu qui ne comportait qu'une seule balle et où il était interdit de voler. Un soir Harry avait surpris Ron en train de tapoter une affiche de Dean représentant l'équipe de football de West Ham pour essayer, en vain, de faire bouger les joueurs.
HARRY
De toute façon… il faut que ce soit moi.
Tout le monde se tourne vers lui.
DRAGO
Quoi ?
HARRY
Pour que ce plan marche, il faut qu’elle croie que c’est lui, sans aucune hésitation. Elle parlera en Fourchelang – et je savais qu’il y avait une raison pour laquelle je possède encore cette faculté. Mais plus encore, je… sais ce qu’on ressent quand on est lui. Je sais ce que c’est que d’être lui. Il faut donc que ce soit moi.
RON
Complètement stupide. Joliment formulé, mais joliment stupide. Il n’est pas question que tu…
HERMIONE
J’ai bien peur que tu aies raison, mon vieil ami.
— Vous parlez de Muriel ? demanda George qui émergeait du chapiteau en compagnie de Fred. Elle vient de me faire remarquer que mes oreilles ne sont pas symétriques. Quelle vieille toupie ! En revanche, j’aurais bien voulu que l’oncle Bilius soit encore parmi nous. On rigolait bien, avec lui, aux
mariages.
— Ce ne serait pas celui qui est mort vingt-quatre heures après avoir vu un Sinistros ? interrogea Hermione.
— Oui, il faut dire qu’il était un peu bizarre, vers la fin, admit George.
— Mais avant qu’il devienne dingue, c’était un vrai boute-en-train, dit Fred. Il vidait toute une bouteille de whisky Pur Feu puis se précipitait sur la piste de danse, soulevait sa robe et faisait sortir des
bouquets de fleurs de son…
— Un vrai charmeur, coupa Hermione tandis que Harry éclatait d’un grand rire.
— Il ne s’est jamais marié, je ne sais pas pourquoi, ajouta Ron.
— Tu m’étonnes, répliqua Hermione.
— On peut se mettre à côté de toi ? demanda Ron.
— Bien sûr, répondit-elle d’un ton joyeux. Papa est allé donner notre cadeau à Bill et à Fleur. [Luna]
— Qu’est-ce que c’est, une provision à vie de Ravegourdes ? dit Ron.
— Il n’y a pas de quoi en avoir honte ! poursuivit Mrs Londubat avec colère. Tu devrais au contraire être fier, Neville, tu m’entends ? Fier ! Ils n’ont pas sacrifié leur santé et leur équilibre mental pour que leur fils unique ait honte d’eux !
— Je n’ai pas honte, répondit Neville d’une toute petite voix en évitant toujours de regarder les autres.
Ron s’était dressé sur la pointe des pieds pour essayer de voir les occupants des deux lits.
— Eh bien, tu as une drôle de façon de le montrer ! répliqua Mrs Londubat. Mon fils et son épouse, continua-t-elle en se tournant d’un air hautain vers Harry et les trois autres, ont
été torturés jusqu’à en perdre la raison par les partisans de Vous-Savez-Qui.
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