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Ron Weasley — C’est un peu petit, dit précipitamment Ron. Pas comme la chambre que tu avais chez
les Moldus. Et je suis juste sous le grenier où habite la goule. Elle n’arrête pas de taper sur les tuyaux et de grogner…
Mais Harry eut un large sourire.
— C’est la plus belle maison que j’aie jamais vue, dit-il. Les oreilles de Ron prirent alors une couleur rosé vif.
— On aurait pu faire cuire un oeuf sur tes joues, dit Ron. Il faut espérer que Crivey ne va pas devenir copain avec Ginny, sinon ils vont fonder le fan-club de Harry Potter.
— Silence ! coupa Harry qui n'avait pas du tout envie que Lockhart entende les mots « fan club de Harry Potter. »
RON
Il [Albus] n’a pas pris la fuite, il passe simplement un petit moment tranquille – il s’est trouvé une copine [Deplhi Diggory] plus âgée que lui…
HARRY
Une copine plus âgée ?
RON
Et un canon, en plus – une magnifique chevelure argentée. Je les ai aperçus ensemble sur le toit, près de la volière, avec Scorpius qui tenait la chandelle. J’étais content de voir qu’il fait bon usage de ma potion d’Amour.
RON
Tu as changé de coiffure ?
HERMIONE
J’ai dû me peigner, sans doute.
RON
Alors, ça te va bien de te peigner.
HERMIONE regarde RON d’une manière un peu étrange.
HERMIONE
Ron, tu vas arrêter de me regarder comme ça ?
— Je ne sais pas pourquoi l’équipe a tant de succès tout d’un coup.
— Allons, Harry, dit Hermione, soudain agacée. Ce n’est pas le Quidditch qui a du succès, c’est toi ! Tu n’as jamais été aussi intéressant et, franchement, jamais aussi attirant.
Ron s’étrangla en avalant un gros morceau de hareng fumé. Hermione le gratifia d’un regard dédaigneux avant de se tourner à nouveau vers Harry.
— Ils savent tous désormais que tu disais la vérité, non ? Le monde de la sorcellerie tout entier a dû reconnaître que tu avais raison quand tu déclarais que Voldemort était de retour, que tu l’avais combattu à deux reprises au cours des deux dernières années et que tu avais réussi à lui échapper les deux fois. Désormais, ils t’appellent l’Élu – alors, tu comprends pourquoi tu fascines les gens ?
Tout à coup, Harry eut l’impression qu’il faisait très chaud dans la Grande Salle, même si le plafond paraissait toujours froid et pluvieux.
— Et puis, il y a eu toute cette persécution du ministère qui essayait de te présenter comme un menteur et un instable. On voit toujours les marques, là où cette horrible bonne femme t’obligeait à écrire avec ton propre sang, mais tu n’as jamais dévié de ton récit pour autant…
— Sur moi aussi, on voit les marques, là où les cerveaux ont enroulé leurs tentacules, au ministère, dit Ron en secouant les bras pour remonter ses manches.
— Enfin, le fait que tu aies pris trente centimètres pendant l’été ne gâche rien, conclut Hermione sans prêter attention à Ron.
— Moi aussi, je suis grand, fit observer Ron, en passant.
— Il s'appelle Croûtard et il ne sert à rien. Il dort tout le temps. Mon père a offert un hibou à Percy quand il a été nommé préfet, mais il n'avait pas les moyens de... Enfin, je veux dire, c'est moi qui ai hérité de Croûtard.
Les oreilles de Ron devinrent écarlates, comme s'il avait eu le sentiment d'en avoir trop dit et il détourna la tête.
Harry ne voyait pas pourquoi il aurait fallu se sentir honteux de n'avoir pas les moyens d'acheter un hibou. Lui-même n'avait jamais eu d'argent jusqu'au mois dernier et il raconta à Ron qu'il devait se contenter de porter les vieux vêtements de Dudley.
Il avait vu Hagrid offrir un ours en peluche à un redoutable bébé dragon, susurrer des chansons à d’énormes scorpions dotés de dards et de ventouses, essayer de raisonner le géant féroce qu’était son demi-frère, mais parmi toutes ses passions pour les monstres, la plus incompréhensible était sans doute celle-ci : Aragog, la gigantesque araignée parlante, qui vivait au coeur de la Forêt interdite et à laquelle Ron et lui avaient échappé de justesse quatre ans auparavant.
— Est-ce que… est-ce qu’on peut faire quelque chose ? demanda Hermione sans prêter attention aux grimaces et aux hochements de tête frénétiques de Ron.
— Je ne crois pas, Hermione, sanglota Hagrid en essayant de contenir le flot de ses larmes. Tu sais, le reste de la tribu… la famille d’Aragog… ils deviennent un peu bizarres maintenant qu’il est malade… un peu agités…
— Oui, je crois qu’on avait déjà remarqué cet aspect de leur personnalité, dit Ron à mi-voix.
— Je pense qu’il ne serait pas prudent pour quelqu’un d’autre que moi de s’approcher d’eux en ce moment, conclut Hagrid.
— Je vous présente Ron, dit Harry à Hagrid qui versait de l'eau chaude dans une grande théière et disposait des biscuits maison sur une assiette. [...]
Les biscuits faillirent leur casser les dents, mais Ron et Harry firent semblant de les trouver délicieux.
— On aurait dû gagner plus de dix points, marmonna Ron.
— Cinq, tu veux dire. Une fois qu'on a enlevé ceux qu'a perdus Hermione. [Harry]
— C'était bien de sa part de nous tirer d'affaire, admit Ron. Mais enfin, on lui a vraiment sauvé la vie.
— Elle n'en aurait peut-être pas eu besoin si on ne l'avait pas enfermée avec la créature, lui rappela Harry.
Au même moment, une petite silhouette aux cheveux roux, vêtue d’une chemise de nuit,
apparut dans la cuisine, poussa un cri et ressortit en courant.
— C’est Ginny, dit Ron à voix basse en se tournant vers Harry. Ma sœur. Elle a passé l’été à nous parler de toi.
— Elle veut ton autographe, Harry, dit Fred avec un sourire.
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