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Ron Weasley ALBUS
Tout le monde recommence à nous regarder.
RON
C’est à cause de moi ! Je suis très célèbre.
— On aurait dû gagner plus de dix points, marmonna Ron.
— Cinq, tu veux dire. Une fois qu'on a enlevé ceux qu'a perdus Hermione. [Harry]
— C'était bien de sa part de nous tirer d'affaire, admit Ron. Mais enfin, on lui a vraiment sauvé la vie.
— Elle n'en aurait peut-être pas eu besoin si on ne l'avait pas enfermée avec la créature, lui rappela Harry.
RON
Hooo… Houuuuu… aïïïïe…
HERMIONE
Ron… Ron ! Qu’est-ce que tu as ?
ROGUE
Oh, non ! Je le savais.
SCORPIUS
Le Retourneur de Temps a fait quelque chose à Albus aussi. La première fois que nous sommes revenus du passé.
RON
Il était temps… aïe… de le signaler.
Harry avait amorcé une spectaculaire descente en piqué qui avait provoqué des exclamations angoissées et des cris d'enthousiasme parmi la foule. Hermione se leva en portant ses doigts croisés à sa bouche tandis que Harry fonçait vers le soi à la vitesse d'un boulet.
— Tu as de la chance, Weasley. Potter a dû voir une pièce de monnaie par terre, dit Malefoy.
Ron bondit comme un ressort. Avant que Malefoy ait eu le temps de comprendre ce qui lui arrivait, Ron l'avait jeté à terre et le maintenait immobilisé. Neville hésita un instant, puis il enjamba le dossier de son banc pour lui prêter main-forte.
— Lui, c'est Crabbe et l'autre, c'est Goyle, dit le garçon d'un air détaché. Moi, je m'appelle Malefoy, Drago Malefoy.
Ron eut une toux discrète qui ressemblait à un ricanement. Drago Malefoy tourna les yeux vers lui.
— Mon nom te fait rire ? Inutile de te demander le tien. Mon père m'a dit que tous les Weasley ont les cheveux roux, des taches de rousseur et beaucoup trop d'enfants pour pouvoir les nourrir.
Malefoy, Crabbe et Goyle, qui avaient manifestement attendu toute la semaine l’occasion de pouvoir frapper loin du regard des professeurs, tendirent une embuscade à Harry en plein milieu du train, au moment où il revenait des toilettes. L’attaque aurait pu réussir s’ils n’avaient eu l’idée de la déclencher devant un compartiment rempli de membres de l’A.D. qui, voyant la scène à travers la vitre, se levèrent d’un même mouvement pour se précipiter au secours de Harry. Lorsque Ernie Macmillan, Hannah Abbot, Susan Bones, Justin Finch-Fletchley, Anthony Goldstein et Terry Boot eurent fini de faire pleuvoir sur eux une large variété de sortilèges et de maléfices que Harry leur avait enseignés, Malefoy, Crabbe et Goyle ressemblaient à trois gigantesques limaces boudinées dans un uniforme de Poudlard. Harry, Ernie et Justin les hissèrent dans le filet à bagages et les laissèrent là, gluants et visqueux.
— Je dois dire que j’attends avec impatience de voir la tête que va faire la mère de Malefoy quand son fils descendra du train, commenta Ernie d’un ton satisfait en regardant Malefoy se tortiller au-dessus de lui.[...]
— La mère de Goyle sera beaucoup plus contente, dit Ron qui était venu voir d’où venait tout ce bruit. Il est beaucoup mieux comme ça…
— Alors ? dit enfin Ron en levant les yeux vers Harry, comment c’était ?
— Humide, dit Harry en toute sincérité.
Ron fit un bruit qui pouvait exprimer au choix la jubilation ou la répugnance.
— Parce qu’elle pleurait, reprit Harry d’un ton abattu.
— Oh, dit Ron, son sourire s’effaçant légèrement. Tu embrasses si mal que ça ?
— Sais pas, dit Harry qui n’avait pas vu les choses sous cet aspect et sembla soudain inquiet. C’est possible.
— Bien sûr que non, dit Hermione d’un air absent, sans cesser d’écrire sa lettre.
— Comment tu le sais ? dit Ron d’un ton abrupt.
— Tout simplement parce que Cho passe la moitié de son temps à pleurer, ces temps-ci, répondit Hermione d’un ton absent. Elle pleure pendant les repas, aux toilettes, un peu partout dans le château.
— Un bon baiser, ça aurait dû lui remonter le moral, commenta Ron avec un sourire.
Ron se tourna vers Harry avec un sourire un peu coupable.
— Je sais bien qu'on ne devrait pas être très fiers de nous, mais...
La porte du dortoir s'ouvrit alors à la volée et livra passage à leurs camarades de classe, Seamus Finnigan, Dean Thomas et Neville Londubat.
— Incroyable ! s'exclama Seamus, le visage rayonnant.
— Vraiment cool, assura Dean.
— Étonnant, dit Neville, éperdu d'admiration.
Et Harry ne put s'empêcher de sourire à son tour.
— Sur quoi tu travailles ? demanda Harry.
– Sur un rapport pour le Département de la coopération magique internationale, répondit Percy d'un air important. Nous essayons d'établir des normes standards pour l'épaisseur des fonds de chaudron. Certains matériels d'importation sont un peu trop fins. On a enregistré un taux d'augmentation de trois pour cent des fuites en un an.
– Voilà un rapport qui va changer la face du monde, c'est sûr, dit Ron. A mon avis, les fuites dans les chaudrons, ça devrait faire la une de La Gazette du sorcier.
—...Nous n'avions pas le choix, professeur, il nous était impossible de monter dans le train. [Ron]
— Pourquoi ne nous avez-vous pas envoyé une lettre par hibou express ? Vous aviez bien un hibou ou une chouette sous la main, j'imagine ? demanda sèchement le professeur McGonagall à Harry.
Harry la regarda bouche bée. Maintenant qu'elle le disait, il lui semblait que c'était la chose la plus évidente à faire.
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