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Ron Weasley — Ça doit encore être une de ces histoires de gobelins qui prétendent que les sorciers essayent toujours de prendre l’avantage sur eux, affirma Ron. On peut s’estimer heureux qu’il ne nous ait pas réclamé une de nos baguettes.
— Les gobelins ont de bonnes raisons de ne pas aimer les sorciers, Ron, rétorqua Hermione. Ils ont été maltraités dans le passé.
— Les gobelins ne sont pas vraiment de mignons petits lapins, fit remarquer Ron. Ils ont tué beaucoup d’entre nous. Ils nous ont combattus sans pitié.
— Mais discuter avec Gripsec pour essayer de savoir laquelle des deux espèces est la plus fourbe et la plus violente ne l’incitera pas à nous aider davantage, tu ne crois pas ?
— Il n’était pas le meilleur, il était le seul, coupa Hagrid en posant devant eux une assiette pleine de caramels, pendant que Ron continuait de cracher des limaces dans la bassine. Le seul et unique. Ça devient très difficile de trouver un professeur de Défense contre les Forces du Mal. Les gens n’ont pas très envie de se lancer là-dedans. On dit que c’est un poste maudit. Personne n’a réussi à l’occuper très longtemps.
— Si je peux me permettre, Monsieur le Directeur, intervint Rogue…
Harry se sentit de plus en plus inquiet : rien de ce que dirait Rogue ne pourrait servir sa
défense !
— Je crois que Potter et ses amis se sont simplement trouvés au mauvais endroit au
mauvais moment, dit-il d’un air narquois, comme s’il doutait de ses propres paroles. Mais il
est vrai qu’il y a de quoi nourrir des soupçons. Que faisaient-ils dans ce couloir à cette heure-là
? Pourquoi n’assistaient-ils pas au festin d’Halloween avec leurs camarades ?
— Si tu sortais de temps en temps et que toi aussi tu aies quelqu’un à embrasser, ça te gênerait moins de voir que tous les autres le font !
Ron avait à son tour sorti sa baguette. Harry se précipita entre eux.
— Tu ne sais pas de quoi tu parles ! gronda Ron.
Il essayait de viser Ginny en contournant Harry qui s’était placé devant elle, bras écartés.
— Moi, je ne fais pas ça en public, voilà tout !
Ginny hurla d’un rire moqueur, s’efforçant d’écarter Harry de son chemin.
— Tu as embrassé Coquecigrue, c’est ça ? Ou peut-être que tu as une photo de la tante Muriel cachée sous ton oreiller ?
LILY (au loin)
Non, pas Harry ! Je vous en supplie… Ayez pitié… Ayez pitié… Pas mon fils ! Je vous en supplie… Je ferai ce que vous voudrez.
VOLDEMORT (au loin)
Avada Kedavra !
Et c’est comme si un éclair traversait le corps de HARRY. Il est projeté à terre, plongé dans un chaos de pur chagrin.
Alors, un son semblable à un hurlement réprimé descend puis remonte autour de nous.
Nous ne pouvons que regarder.
Et lentement, ce qui était sous nos yeux n’est plus là.
La scène se transforme, elle tourne sur elle-même.
Et HARRY, sa famille, ses amis sont emportés dans ce tournoiement.
Il n'y avait plus qu'un seul paquet à ouvrir. Harry déchira le papier et un morceau de tissu très léger, d'une teinte argentée, glissa sur le sol où il forma un petit tas aux reflets luisants. Ron en resta bouche bée.
— J'ai entendu parler de ça, dit-il d'une voix sourde. Si c'est ce que je crois... Il n'en existe pas beaucoup et c'est vraiment précieux...
— Qu'est-ce que c'est ?
Harry ramassa le morceau de tissu brillant. En le prenant entre ses doigts, il eut l'impression de toucher de l'eau qu'on aurait transformée en étoffe.
— C'est une cape d'invisibilité, dit Ron, impressionné. J'en suis sûr, maintenant. Essaye-la.
— Plus on retarde l’opération, plus le médaillon s’éloigne de nous. Il y a déjà de grands risques qu’Ombrage l’ait jeté. Il est impossible de l’ouvrir.
— À moins, dit Ron, qu’elle y soit parvenue et qu’elle soit maintenant possédée.
— Dans son cas, ça ne changerait rien, elle a toujours été maléfique, fit observer Harry avec un haussement d’épaules.
— Tu le comprends vraiment bien. [Ron à propos de Voldemort]
— En partie, répondit Harry. Par bribes… J’aimerais avoir compris autant de choses sur Dumbledore. Mais on verra bien.

RON
Si on meurt à cause d'eux, Harry, je te tue !
Ses espoirs, cependant, étaient minces et ils s’amenuisèrent un peu plus après le cours de métamorphose qu’il dut subir le lendemain en leur compagnie. Ils venaient d’aborder le sujet extraordinairement complexe de la métamorphose humaine : travaillant face à des miroirs, ils étaient censés modifier la couleur de leurs sourcils. Hermione éclata d’un rire peu charitable en voyant la première tentative désastreuse de Ron qui s’arrangea pour se faire pousser une spectaculaire moustache en guidon de vélo. Ron répliqua par une imitation cruelle mais fidèle d’Hermione sautant sur sa chaise chaque fois que le professeur McGonagall posait une question. Lavande et Parvati s’amusèrent beaucoup mais Hermione était au bord des larmes. Dès que la cloche eut retenti, elle se rua hors de la salle en laissant derrière elle la moitié de ses affaires.
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