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Ron Weasley — Dans ce cas, allume un feu, dit Harry, à moitié étouffé.
— Oui, bien sûr, mais il n'y a pas de bois ! s'écria Hermione en se tordant les mains.
— TU ES FOLLE ? hurla Ron. TU ES UNE SORCIÈRE OU QUOI ?
— Ah, c'est vrai ! dit Hermione.
Les obligations qui incombaient à Ron et à Hermione dans leur rôle de préfets devinrent également de plus en plus écrasantes à mesure que Noël approchait. On fit appel à eux pour superviser la décoration du château (« Essaye donc de poser des guirlandes quand c’est Peeves qui tient l’autre bout et qu’il cherche à t’étrangler avec », dit Ron), surveiller les première et les deuxième année qui devaient passer leurs récréations à l’intérieur du château à cause du froid (« Ils sont d’une insolence incroyable, ces petits morveux, on n’était sûrement pas aussi mal élevés quand on était en première année », dit encore Ron), et patrouiller dans les couloirs en alternance avec Rusard qui pressentait que l’esprit de Noël pourrait bien se traduire par une multiplication de duels magiques (« Il a de la bouse de dragon à la place du cerveau, celui-là », commenta Ron avec fureur).
LUDO VERPEY
Mais non, qu’est-ce que… Cedric Diggory sort de l’eau et il semble même qu’il sorte de la compétition. Oh, là, là, mesdames et messieurs, nous n’avons pas encore de gagnant, mais nous avons à coup sûr un perdant. Cedric Diggory se transforme en ballon de baudruche, un ballon qui cherche à s’envoler. À s’envoler, mesdames et messieurs. S’envoler loin de sa tâche et loin du tournoi. Oh, ça devient de plus en plus fou, il y a maintenant autour de Cedric des feux d’artifice qui explosent en déclarant : « Ron aime Hermione » ! Et la foule semble beaucoup s’amuser – mesdames et messieurs, regardez l’expression de Cedric Diggory. Voilà quelque chose qui mérite d’être vu, quel spectacle, quelle vision, c’est une sorte de tragédie. Une véritable humiliation, je ne trouve pas d’autre mot pour qualifier ce qui se passe sous nos yeux !
— Sur quoi tu travailles ? demanda Harry.
– Sur un rapport pour le Département de la coopération magique internationale, répondit Percy d'un air important. Nous essayons d'établir des normes standards pour l'épaisseur des fonds de chaudron. Certains matériels d'importation sont un peu trop fins. On a enregistré un taux d'augmentation de trois pour cent des fuites en un an.
– Voilà un rapport qui va changer la face du monde, c'est sûr, dit Ron. A mon avis, les fuites dans les chaudrons, ça devrait faire la une de La Gazette du sorcier.
— Ce n'est pas n'importe quel balai, dit-il, c'est un Nimbus 2000. C'est quoi, déjà, la marque du tien ? Un Comète 260, c'est ça ? Les Comète, c'est pas mal quand on n'y regarde pas de trop près. Mais évidemment, les Nimbus, c'est une autre classe. [Ron]
— Qu'est-ce que tu en sais, Weasley, répliqua Malefoy. Tu n'aurais même pas de quoi te payer la moitié d'une poignée. Toi et tes frères, vous les achetez brindille par brindille.
Avant que Ron ait eu le temps de répondre, le professeur Flitwick apparut à côté de Malefoy.
— J'espère que vous n'êtes pas en train de vous disputer ? couina le professeur.
— Potter s'est fait envoyer un balai, dit Malefoy.
— Oui, oui, bien sûr, répondit le professeur Flitwick en gratifiant Harry d'un sourire rayonnant. Le professeur McGonagall m'a mis au courant. De quel modèle s'agit-il ?
— C'est un Nimbus 2000, Monsieur, dit Harry qui s'efforça de ne pas éclater de rire devant l'expression horrifiée de Malefoy. Et c'est grâce à Malefoy que j'ai pu l'avoir.
— Quelqu'un veut-il que je l'aide à interpréter les présages qui se dessinent dans les ombres de sa boule de cristal ? murmura-t-elle en faisant cliqueter ses bracelets.
— Pas besoin d'aide, murmura Ron. La signification de tout ça est évidente. Il y aura beaucoup de brouillard cette nuit.
— C’est ça, l’ennui avec le Quidditch, remarqua distraitement Hermione qui s’était replongée dans sa traduction des anciennes runes. Ça crée des tensions et des sentiments hostiles entre les maisons.
Elle leva la tête pour prendre son exemplaire du Syllabaire Lunerousse et vit que Fred, George et Harry la regardaient tous les trois avec un mélange d’écoeurement et d’incrédulité.
— C’est vrai ! insista-t-elle, agacée. Ce n’est quand même qu’un jeu, ne l’oublions pas.
— Hermione, répliqua Harry en hochant la tête, tu t’y connais peut-être très bien en sentiments et en trucs comme ça mais tu n’as jamais rien compris au Quidditch.
— C’est possible, dit-elle d’un air sombre en retournant à sa traduction, mais au moins, je ne fais pas dépendre mon bonheur de la capacité de Ron à défendre ses buts.
— Dumbledore affirme qu’on pardonne plus facilement aux autres d’avoir eu tort que d’avoir eu raison, déclara Hermione. Je l’ai entendu dire ça à ta mère, Ron.
— Tout à fait le genre de trucs dingues que peut raconter Dumbledore, commenta Ron.
— Voici ton cadeau. Ouvre-le ici, je ne veux pas que ma mère le voie.
— Un livre ? s’étonna Harry en prenant le paquet rectangulaire. Une petite entorse à la tradition, on dirait ?
— Il ne s’agit pas de n’importe quel livre, dit Ron. C’est de l’or pur : Douze moyens infaillibles de séduire les sorcières. Il explique tout ce qu’on doit savoir sur les filles. Si seulement je l’avais eu l’année dernière, j’aurais su exactement quoi faire pour me débarrasser de Lavande et j’aurais su aussi comment m’y prendre avec… Enfin, bon, Fred et George m’en ont donné un exemplaire et j’y ai appris beaucoup de choses. Tu vas être surpris, ce n’est pas juste une question de baguette magique.
—Alors, il suffit de porter le chapeau ! murmura Ron à l'oreille de Harry. Fred m'avait parlé d'un combat avec un troll... J'ai bien envie d'aller lui casser la figure !
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