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Albus Dumbledore — Que diriez-vous d'un esquimau au citron ?
— Un quoi ?
— Un esquimau au citron. C'est une friandise que fabriquent les Moldus et je dois dire que c'est plutôt bon.
— Merci, pas pour moi, répondit froidement le professeur McGonagall qui semblait estimer que le moment n'était pas venu de manger des glaces au citron.
— Transmettre à Voldemort des renseignements précieux tout en lui cachant l’essentiel est un travail que je ne confierais à personne d’autre que vous.
— Payer ? s’étonna Harry. Il faut donner quelque chose à la porte ?
— Oui. Du sang, si je ne me trompe pas.
— Du sang ?
— Je t’ai dit que c’était grossier, répondit Dumbledore d’un ton dédaigneux, déçu même, comme si Voldemort n’avait pas été à la hauteur de ce qu’il attendait de lui. L’idée, comme tu auras pu le déduire toi-même, c’est que l’ennemi doit s’affaiblir avant d’entrer. Une fois de plus, Lord Voldemort n’a pas compris qu’il existe des choses bien plus terribles que les blessures physiques.
— Oui, mais quand même, si on peut les éviter…, dit Harry, qui avait eu suffisamment mal dans sa vie pour ne pas être pressé de recommencer.
— Parfois, elles sont inévitables.
HARRY
L’amour rend aveugle ? Savez-vous seulement ce que cela veut dire ? Savez-vous seulement à quel point votre conseil était mauvais ? Mon fils est… mon fils est en train de mener une bataille pour nous, exactement comme j’ai dû le faire pour vous. Et je me suis révélé un aussi mauvais père pour lui que vous pour moi. Le laissant dans des endroits où il se sentait mal-aimé – faisant naître chez lui un ressentiment qu’il mettra des années à comprendre…
DUMBLEDORE
Si tu fais référence à Privet Drive, alors…
HARRY
Des années… des années que j’ai passées là-bas tout seul, sans savoir qui j’étais ou pourquoi j’étais là, sans savoir que quelqu’un pouvait s’intéresser à moi !
DUMBLEDORE
Je… ne voulais pas m’attacher à toi…
HARRY
Vous vous protégiez, même à cette époque !
DUMBLEDORE
Non. C’était toi que je protégeais. Je ne voulais pas te faire de mal.
— Je sais des choses que vous ne savez pas, Tom Jedusor. Je sais des choses très importantes que vous ignorez complètement. Vous voulez que je vous en dise plus, avant
que vous ne commettiez une autre grande erreur ?
Voldemort ne répondit rien, il continua simplement de tourner en cercle. Harry savait qu’il le tenait momentanément en respect, hypnotisé par l’éventualité, si faible fût-elle, qu’il puisse véritablement
détenir un ultime secret…
— S’agit-il d’amour, encore une fois ? demanda Voldemort, une expression railleuse sur son visage de serpent. La solution préférée de Dumbledore, l’amour, dont il prétendait qu’il était plus fort que la mort. Mais l’amour ne l’a pas empêché de tomber de la tour et de se briser comme une vieille figure de cire. L’amour, qui ne m’a pas non plus empêché d’écraser ta Moldue de mère comme un cafard, Potter… mais cette fois, personne ne semble t’aimer suffisamment pour courir à ton secours et recevoir mon sortilège à ta place. Alors, qu’est-ce qui te protégera de la mort lorsque je frapperai ?
— Une simple chose, dit Harry.
Ils tournaient toujours en cercle, absorbés l’un par l’autre. Plus rien ne les retenait que le dernier secret.
— Aujourd’hui, ce n’est pas l’amour qui te sauvera, reprit Voldemort. Tu dois croire que tu possèdes
une magie dont je serais dépourvu, ou peut-être une arme plus puissante que la mienne ?
— Les deux, je pense, répliqua Harry.
Le professeur Dumbledore avait troqué son chapeau pointu de sorcier pour un bonnet à fleurs qu'il avait trouvé dans une pochette-surprise et il riait en écoutant Flitwick lui raconter une histoire drôle. Hagrid avait le teint de plus en plus rouge. Il réclama une nouvelle bouteille de vin, puis il embrassa sur la joue le professeur McGonagall qui, à la grande surprise de Harry gloussa de contentement, les joues soudain écarlates, le chapeau de travers.
— Oh, oh, dit Fudge en recommençant à se balancer sur ses orteils. Allons-y, écoutons la dernière histoire à dormir debout destinée à tirer Potter de ce mauvais pas ! Allez-y, Dumbledore, allez-y. Willy Larebrouss a menti, c’est ça ? Ou bien était-ce un sosie de Potter qui se trouvait à La Tête de Sanglier ce jour-là ? Ou bien s’agit-il de l’explication habituelle avec une inversion de temps, un mort qui revient à la vie et deux Détraqueurs invisibles ?
Harry reconnut ensuite Rita Skeeter et fut indigné de voir qu’elle serrait un bloc-notes dans sa main aux ongles rouges, pointus comme des serres. Puis, avec un sursaut de colère encore plus vif, il aperçut Dolores Ombrage, une expression de chagrin très peu convaincante sur son visage de crapaud, un noeud de velours noir sur ses cheveux aux boucles gris fer. À la vue du centaure Firenze qui se tenait comme une sentinelle au bord de l’eau, elle eut un haut-le-corps et se hâta d’aller s’asseoir à bonne distance.
— C'est là que ?... murmura le professeur McGonagall.
— Oui, répondit Dumbledore. Il gardera cette cicatrice à tout jamais.
— Vous ne pourriez pas arranger ça, Dumbledore ?
— Même si je le pouvais, je ne le ferais pas. Les cicatrices sont parfois utiles. Moi-même, j'en ai une au-dessus du genou gauche, qui représente le plan exact du métro de Londres.
— Maman ne nous laisse jamais approcher des réunions, elle dit que nous sommes trop jeunes…
À sa propre surprise, Harry se mit alors à hurler :
— DONC, VOUS N’ASSISTEZ PAS AUX RÉUNIONS, ET ALORS ? VOUS ÊTES QUAND MÊME ICI, NON ? ET ENSEMBLE ! MOI, J’AI ÉTÉ COINCÉ CHEZ LES DURSLEY PENDANT TOUT UN MOIS. ET J’AI DÛ AFFRONTER DES SITUATIONS DONT VOUS N’AVEZ JAMAIS EU L’IDÉE. DUMBLEDORE LE SAIT ! QUI A RÉCUPÉRÉ LA PIERRE PHILOSOPHALE ? QUI S’EST DÉBARRASSÉ DE JEDUSOR ? QUI VOUS A SAUVÉS TOUS LES DEUX DES DÉTRAQUEURS ?
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