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Albus Dumbledore — Des étoiles filantes dans le Kent ! Je parie que c'est encore un coup de Dedalus Diggle. Il n'a jamais eu beaucoup de jugeote.
DUMBLEDORE
Il faut que tu le voies tel qu’il est, Harry. Tu dois chercher ce qui le blesse.
— Une autre année se termine, dit joyeusement Dumbledore, et je vais encore vous importuner avec des bavardages de vieillard avant que nous entamions enfin ce délicieux festin. Quelle année ! Fort heureusement, vos têtes sont un peu plus remplies qu'auparavant... et vous avez
tout l'été pour les vider à nouveau en attendant le début de l'année prochaine...
— Je ne pourrai jamais, Monsieur le Directeur, dit-elle. Si je m'assieds parmi vous, nous serons treize à table ! Ce serait le signe d'un grand malheur ! N'oublions jamais que lorsqu'il y a treize convives autour d'une table, le premier qui se lève sera le premier à mourir !
Trelawney aux professeurs et aux élèves présents lors du repas de Noël
Personnages concernés : Sibylle Trelawney, Albus Dumbledore
— Donc, si j’allais à La Tête de Sanglier ce soir, je n’y trouverais pas certains d’entre eux – Nott, Rosier, Mulciber, Dolohov – réunis là en attendant ton retour ? Des amis bien dévoués, en tout cas, pour t’accompagner si loin un soir de neige, dans le seul but de te souhaiter bonne chance tandis que tu essayes de décrocher un poste de professeur.
Sans aucun doute possible, Voldemort accueillit encore plus mal le fait que Dumbledore connaisse tous ces détails sur les personnes qui étaient venues avec lui. Mais il se reprit presque aussitôt.
— Comme toujours, vous êtes omniscient, Dumbledore.
— Oh, non, simplement ami avec les barmen du coin, répliqua Dumbledore d’un ton léger.
— Je sais parler aux serpents. Je m’en suis aperçu quand nous sommes allés en excursion à la campagne. Ils viennent me voir et ils me murmurent des choses. C’est normal pour un sorcier ?
Harry voyait qu’il avait attendu ce moment pour mentionner ce très étrange pouvoir, décidé à impressionner son interlocuteur.
— C’est inhabituel, répondit Dumbledore après un moment d’hésitation, mais ça s’est déjà vu.
Harry reconnut ensuite Rita Skeeter et fut indigné de voir qu’elle serrait un bloc-notes dans sa main aux ongles rouges, pointus comme des serres. Puis, avec un sursaut de colère encore plus vif, il aperçut Dolores Ombrage, une expression de chagrin très peu convaincante sur son visage de crapaud, un noeud de velours noir sur ses cheveux aux boucles gris fer. À la vue du centaure Firenze qui se tenait comme une sentinelle au bord de l’eau, elle eut un haut-le-corps et se hâta d’aller s’asseoir à bonne distance.
— Je sais des choses que vous ne savez pas, Tom Jedusor. Je sais des choses très importantes que vous ignorez complètement. Vous voulez que je vous en dise plus, avant
que vous ne commettiez une autre grande erreur ?
Voldemort ne répondit rien, il continua simplement de tourner en cercle. Harry savait qu’il le tenait momentanément en respect, hypnotisé par l’éventualité, si faible fût-elle, qu’il puisse véritablement
détenir un ultime secret…
— S’agit-il d’amour, encore une fois ? demanda Voldemort, une expression railleuse sur son visage de serpent. La solution préférée de Dumbledore, l’amour, dont il prétendait qu’il était plus fort que la mort. Mais l’amour ne l’a pas empêché de tomber de la tour et de se briser comme une vieille figure de cire. L’amour, qui ne m’a pas non plus empêché d’écraser ta Moldue de mère comme un cafard, Potter… mais cette fois, personne ne semble t’aimer suffisamment pour courir à ton secours et recevoir mon sortilège à ta place. Alors, qu’est-ce qui te protégera de la mort lorsque je frapperai ?
— Une simple chose, dit Harry.
Ils tournaient toujours en cercle, absorbés l’un par l’autre. Plus rien ne les retenait que le dernier secret.
— Aujourd’hui, ce n’est pas l’amour qui te sauvera, reprit Voldemort. Tu dois croire que tu possèdes
une magie dont je serais dépourvu, ou peut-être une arme plus puissante que la mienne ?
— Les deux, je pense, répliqua Harry.
Albus Dumbledore s'était levé, le visage rayonnant, les bras largement ouverts. On aurait dit que rien ne pouvait lui faire davantage plaisir que de voir tous les élèves rassemblés devant lui.
— Bienvenue, dit-il. Bienvenue à tous pour cette nouvelle année à Poudlard. Avant que le banquet ne commence, je voudrais vous dire quelques mots. Les voici: Nigaud ! Grasdouble ! Bizarre ! Pinçon ! Je vous remercie !
Et il se rassit tandis que tout le monde applaudissait avec des cris de joie. Harry se demanda s'il fallait rire ou pas.
— Il est... un peu fou, non ? demanda-t-il timidement à Percy.
— Fou ? dit Percy d'un ton léger. C'est un génie ! Le plus grand sorcier du monde ! Mais c'est vrai, il est un peu fou. Tu veux des pommes de terre ?
— On va aller chercher nos affaires, dit Ron d'un ton désespéré. Harry jeta un bref coup d'oeil à Dumbledore.
— Pas aujourd'hui, Mr Weasley, dit Dumbledore. Mais je dois insister sur la gravité de ce que vous avez fait. Ce soir, j'écrirai à vos familles. Je dois aussi vous avertir qu'à la prochaine sottise de ce genre, je n'aurai d'autre choix que de vous renvoyer de l'école.
Rogue n'aurait pas semblé aussi déçu si on l'avait privé de Noël.
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