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Ron Weasley — On ne vous a jamais raconté ça, Ron ? dit Lupin. Tout ce qu'on a retrouvé de Peter, c'est un doigt de sa main.
— Croûtard s'est sans doute battu avec un autre rat et il a perdu un doigt dans la bagarre ! répliqua Ron. Ça fait une éternité qu'il est dans la famille...
— Douze ans, dit Lupin. Vous ne vous êtes jamais demandé comment il se fait qu'il ait vécu aussi longtemps ?
Le professeur Trelawney se comporta presque normalement jusqu'à la fin du repas qui se termina deux heures plus tard. L'estomac rempli à craquer, leurs chapeaux trouvés dans les pétards surprises sur la tête, Harry et Ron furent les premiers à se lever. Le professeur Trelawney poussa alors un cri perçant.
— Mes enfants ! s'exclama-t-elle. Lequel de vous deux s'est levé le premier ? Lequel ?
— Je ne sais pas, répondit Ron en regardant Harry d'un air gêné.
— Je crois que cela n'a aucune importance, déclara le professeur McGonagall d'un ton glacial. A moins qu'un tueur fou attende de découper à coups de hache le premier qui sortira de cette salle.
Même Ron éclata de rire. Le professeur Trelawney parut gravement offensée.
— C’est merveilleux, quand on avale ça, dit Ron, avec un sourire ému. On a l’impression qu’on ne peut rien rater.
— Qu’est-ce que tu racontes ? s’esclaffa Hermione. Tu n’en as jamais pris !
— Non, mais j’ai cru en prendre, répondit Ron, sur un ton d’évidence. C’est exactement la même chose…
— Non mais, regardez-moi ça ! s'exclama Drago Malefoy d'un ton extasié, en déployant la robe de Ron pour la montrer à Crabbe et Goyle. Weasley, tu n'avais quand même pas l'intention de mettre ça ? C'était sûrement à la pointe de la mode en 1890, mais enfin...
— Va te faire cuire une bouse de dragon, répliqua Ron dont le teint avait pris la même couleur que la robe.
— Mais Potter semble avoir beaucoup de choses à dire sur le sujet, poursuivit Rogue qui pointa soudain l’index vers le fond de la salle, ses yeux noirs fixés sur Harry. Demandons donc à Potter de nous expliquer la différence entre un Inferius et un fantôme.
Toute la classe se retourna vers Harry qui essaya de se rappeler ce que Dumbledore lui avait dit la nuit où ils étaient allés voir Slughorn.
— Heu… eh bien, les fantômes sont transparents…, répondit-il.
— Oh, excellent, l’interrompit Rogue, avec une moue méprisante. Tout le monde pourra aisément constater que les six années, ou presque, pendant lesquelles on vous a enseigné la magie n’auront pas été une perte de temps, Potter. Les fantômes sont transparents.
Pansy Parkinson laissa échapper un petit rire aigu. Plusieurs autres élèves ricanèrent. Harry respira profondément et poursuivit d’une voix calme, bien qu’il sentît ses entrailles bouillonner :
— Oui, les fantômes sont transparents, alors que les Inferi sont des cadavres, ils ont donc une consistance solide…
— Un enfant de cinq ans aurait pu nous en dire autant, répliqua Rogue d’un ton moqueur. L’Inferius est un cadavre qui a été réanimé par les maléfices d’un mage noir. Il n’est pas vivant, c’est une simple marionnette qui obéit à la volonté du sorcier. Un fantôme, je pense que vous devez le savoir maintenant, est l’empreinte qu’un défunt a laissée sur la terre… et bien entendu, comme Potter nous l’a fait si judicieusement observer, il est transparent.
— Ce que Harry a dit est bien plus utile à savoir quand on essaye de les reconnaître ! fit remarquer Ron. Si on se retrouve face à l’un d’eux dans une allée obscure, il vaut mieux jeter un coup d’oeil pour voir s’il a une consistance solide plutôt que de lui demander : « Pardon, monsieur, ne seriez-vous pas par hasard l’empreinte d’un défunt ? »
Il y eut une vague d’éclats de rire aussitôt étouffée par le regard que Rogue lança à la classe.
— Encore dix points de moins pour Gryffondor, annonça-t-il. Je ne m’attendais à rien de plus raffiné de la part de Ronald Weasley, le garçon à la consistance si solide qu’il est incapable de transplaner de deux centimètres.
— Non ! chuchota Hermione en saisissant le bras de Harry qui ouvrait la bouche d’un air furieux. Ça ne sert à rien, tu vas encore finir avec une retenue, laisse tomber !
— Severus Rogue, depuis longtemps maître des potions à l’école de sorcellerie de Poudlard, a été promu aujourd’hui au rang de directeur. Cette nomination constitue le changement le plus important parmi ceux intervenus dans la réorganisation du personnel de l’antique établissement. À la suite de la démission de l’ancien professeur d’étude des Moldus, ce poste sera désormais confié à Alecto Carrow, tandis qu’Amycus, le frère de cette dernière, sera chargé de la défense contre les forces du Mal.
« Je me réjouis que l’occasion me soit donnée de maintenir et de perpétuer les plus hautes valeurs et traditions de la sorcellerie…» Comme de commettre des meurtres ou de couper les oreilles des gens,
par exemple ! Rogue, directeur ! Rogue dans le bureau de Dumbledore – par le caleçon de Merlin ! s’exclama soudain Hermione d’une voix perçante qui fit sursauter Harry et Ron.
Elle bondit de sa chaise et se rua hors de la cuisine en criant :
— Je reviens dans une minute !
— Le caleçon de Merlin ? répéta Ron, l’air amusé. Elle doit être dans tous ses états.
Ron paraissait ravi d’avoir mis fin à sa liaison avec Lavande. Hermione aussi avait l’air joyeux, mais quand on lui demandait ce qui la faisait sourire ainsi, elle se contentait de répondre : « C’est une belle journée. » Ni l’un ni l’autre ne semblait avoir remarqué qu’un féroce combat s’était engagé dans l’esprit de Harry :
C’est la soeur de Ron.
Mais elle a laissé tomber Dean !
Elle reste la soeur de Ron.
Je suis son meilleur ami !
Ce serait encore pire.
Si je lui parle d’abord.
Il te casserait la figure.
Et si je m’en fiche ?
C’est ton meilleur ami !
— Je t’adore, Hermione ! s’exclama Ron.
Il s’enfonça dans son fauteuil en se frottant les yeux d’un air las.
Hermione rosit légèrement et répondit :
— Ne répète pas ça quand Lavande est dans les parages.
— Non, dit Ron, le visage dans les mains. Ou plutôt si… Comme ça, elle me laissera tomber…
— Pourquoi tu ne la laisses pas tomber toi-même si tu en as assez ? interrogea Harry.
— Tu n’as jamais laissé tomber personne, toi ? remarqua Ron. Avec Cho, vous avez simplement…
— … cessé de nous voir, oui, acheva Harry.
— J’aimerais bien que ça se passe de la même façon entre Lavande et moi, marmonna Ron d’un air lugubre. Mais plus j’essaye de lui faire comprendre que je voudrais en finir, plus elle s’accroche. J’ai l’impression de sortir avec le calmar géant.
— Ça doit encore être une de ces histoires de gobelins qui prétendent que les sorciers essayent toujours de prendre l’avantage sur eux, affirma Ron. On peut s’estimer heureux qu’il ne nous ait pas réclamé une de nos baguettes.
— Les gobelins ont de bonnes raisons de ne pas aimer les sorciers, Ron, rétorqua Hermione. Ils ont été maltraités dans le passé.
— Les gobelins ne sont pas vraiment de mignons petits lapins, fit remarquer Ron. Ils ont tué beaucoup d’entre nous. Ils nous ont combattus sans pitié.
— Mais discuter avec Gripsec pour essayer de savoir laquelle des deux espèces est la plus fourbe et la plus violente ne l’incitera pas à nous aider davantage, tu ne crois pas ?
— Hermione, les examens, c'est dans une éternité. [Ron]
— Dix semaines, répliqua Hermione, ce n'est pas une éternité, ça correspond à une seconde pour Nicolas Flamel.
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