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Ron Weasley — Tu ne vas pas passer un mois très agréable, on dirait..., commenta-t-elle d'un ton ironique tandis que Pattenrond se pelotonnait sur ses genoux.
— Au moins, je suis prévenu, dit Ron en bâillant.
— Apparemment, tu vas te noyer deux fois, fit remarquer Hermione.
— Ah bon ? s'étonna Ron.
Il jeta un coup d'oeil à ses prédictions.
— Tu as raison, il vaudrait mieux enlever une des noyades... A la place, je me ferai piétiner par un hippogriffe déchaîné.
— Tu ne crois pas qu'on voit tout de suite que tout est inventé ? dit Hermione.
— Comment oses-tu ? s'exclama Ron, d'un air faussement outré. On a travaillé comme des elfes de maison !
Hermione haussa les sourcils.
— Enfin, c'est une façon de parler, ajouta précipitamment Ron
Même si Harry préférait de beaucoup voir un Ron réjoui et prompt à la plaisanterie plutôt que le personnage maussade et agressif qu’il avait supporté au cours des dernières semaines, il estimait un peu trop élevé le prix à payer pour cette amélioration. Tout d’abord, il devait subir la présence fréquente de Lavande Brown qui considérait chaque instant où elle n’embrassait pas Ron comme un instant perdu. Ensuite, Harry se retrouvait une fois de plus le meilleur ami de deux personnes qui semblaient ne plus jamais vouloir se parler.
— Au moins, une chose est sûre, déclara-t-il d’un ton féroce, c’est que Rogue sera parti à la fin de l’année.
— Qu’est-ce que tu veux dire ? demanda Ron.
— Ce poste est maudit. Personne n’y est resté plus d’un an… Quirrell en est même mort.
Personnellement, je vais croiser les doigts pour qu’il y ait un nouveau cadavre…
— Harry ! s’indigna Hermione, choquée.
— Alors ? dit enfin Ron en levant les yeux vers Harry, comment c’était ?
— Humide, dit Harry en toute sincérité.
Ron fit un bruit qui pouvait exprimer au choix la jubilation ou la répugnance.
— Parce qu’elle pleurait, reprit Harry d’un ton abattu.
— Oh, dit Ron, son sourire s’effaçant légèrement. Tu embrasses si mal que ça ?
— Sais pas, dit Harry qui n’avait pas vu les choses sous cet aspect et sembla soudain inquiet. C’est possible.
— Bien sûr que non, dit Hermione d’un air absent, sans cesser d’écrire sa lettre.
— Comment tu le sais ? dit Ron d’un ton abrupt.
— Tout simplement parce que Cho passe la moitié de son temps à pleurer, ces temps-ci, répondit Hermione d’un ton absent. Elle pleure pendant les repas, aux toilettes, un peu partout dans le château.
— Un bon baiser, ça aurait dû lui remonter le moral, commenta Ron avec un sourire.
— Tu veux dire, murmura Hermione, que cette fille dont j’ai réparé la balance…
— Oui, bien sûr ! s’écria Harry en se tournant vers elle. C’est évident ! Malefoy devait être à l’intérieur de la salle à ce moment-là et donc elle a qu’est-ce que je raconte ? – il a laissé tomber la balance pour le prévenir qu’il ne devait pas sortir parce qu’il y avait du monde dans le couloir ! Et aussi la fille qui a fait tomber les oeufs de crapaud ! À chaque fois, nous sommes passés devant lui sans nous en rendre compte !
— Il a obligé Crabbe et Goyle à se transformer en filles ? dit Ron en s’esclaffant. Pas étonnant qu’ils n’aient pas l’air très heureux, ces temps-ci… Je suis surpris qu’ils ne l’envoient pas promener…
— Ils ne se le permettraient pas s’il leur a montré sa Marque des Ténèbres.
— Hmmm… La Marque des Ténèbres, nous ne sommes pas sûrs qu’elle existe, intervint Hermione, sceptique.
Malefoy, Crabbe et Goyle, qui avaient manifestement attendu toute la semaine l’occasion de pouvoir frapper loin du regard des professeurs, tendirent une embuscade à Harry en plein milieu du train, au moment où il revenait des toilettes. L’attaque aurait pu réussir s’ils n’avaient eu l’idée de la déclencher devant un compartiment rempli de membres de l’A.D. qui, voyant la scène à travers la vitre, se levèrent d’un même mouvement pour se précipiter au secours de Harry. Lorsque Ernie Macmillan, Hannah Abbot, Susan Bones, Justin Finch-Fletchley, Anthony Goldstein et Terry Boot eurent fini de faire pleuvoir sur eux une large variété de sortilèges et de maléfices que Harry leur avait enseignés, Malefoy, Crabbe et Goyle ressemblaient à trois gigantesques limaces boudinées dans un uniforme de Poudlard. Harry, Ernie et Justin les hissèrent dans le filet à bagages et les laissèrent là, gluants et visqueux.
— Je dois dire que j’attends avec impatience de voir la tête que va faire la mère de Malefoy quand son fils descendra du train, commenta Ernie d’un ton satisfait en regardant Malefoy se tortiller au-dessus de lui.[...]
— La mère de Goyle sera beaucoup plus contente, dit Ron qui était venu voir d’où venait tout ce bruit. Il est beaucoup mieux comme ça…
Agité et irritable, Ron avait contracté une manie agaçante qui consistait à
jouer dans sa poche avec le Déluminateur. Hermione en était particulièrement exaspérée car, pour passer
le temps en attendant le retour de Kreattur, elle étudiait Les Contes de Beedle le Barde et n’appréciait
guère que les lumières ne cessent de s’éteindre et de se rallumer.
— Tu vas arrêter ça, oui s’écria-t-elle.
C’était la troisième soirée d’absence de Kreattur et les lumières venaient à nouveau de s’éteindre
dans le salon.
— Désolé, désolé ! répondit Ron en actionnant le Déluminateur pour rallumer les lampes. Je le fais
sans y penser.
— Tu ne pourrais pas trouver quelque chose de plus utile pour t’occuper ?
— Quoi, par exemple ? Lire des contes pour les mômes ?
— Dumbledore m’a légué ce livre, Ron…
— Et moi, il m’a légué le Déluminateur. C’était peut-être pour que je m’en serve !
— D’accord… Je veux que vous suiviez Drago Malefoy.
Indifférent à l’expression de surprise mêlée d’exaspération de Ron, Harry poursuivit :
— Je veux savoir où il va, qui il rencontre et ce qu’il fabrique. Je veux que vous le suiviez vingt-quatre heures sur vingt-quatre.
— Oui, Harry Potter ! s’exclama aussitôt Dobby, ses grands yeux brillants d’excitation. Et si Dobby ne donne pas satisfaction, Dobby se jettera de la plus haute tour du château, Harry Potter !
— Ce ne sera pas nécessaire, affirma précipitamment Harry.
— Dumbledore nous a raconté comment tu l’avais sauvé grâce au bézoard, sanglota-t-elle. Oh, Harry, je ne sais pas quoi te dire… Tu as sauvé Ginny… Tu as sauvé Arthur… Maintenant, tu sauves Ron…
— Oh, il ne faut pas… je n’ai…, marmonna Harry, mal à l’aise.
— Quand j’y pense, la moitié de notre famille te doit la vie, déclara Mr Weasley, la gorge serrée. Tout ce que je peux dire, c’est qu’on a eu de la chance le jour où Ron a décidé de s’asseoir pour la première fois dans ton compartiment du Poudlard Express, Harry.
Le professeur Trelawney se comporta presque normalement jusqu'à la fin du repas qui se termina deux heures plus tard. L'estomac rempli à craquer, leurs chapeaux trouvés dans les pétards surprises sur la tête, Harry et Ron furent les premiers à se lever. Le professeur Trelawney poussa alors un cri perçant.
— Mes enfants ! s'exclama-t-elle. Lequel de vous deux s'est levé le premier ? Lequel ?
— Je ne sais pas, répondit Ron en regardant Harry d'un air gêné.
— Je crois que cela n'a aucune importance, déclara le professeur McGonagall d'un ton glacial. A moins qu'un tueur fou attende de découper à coups de hache le premier qui sortira de cette salle.
Même Ron éclata de rire. Le professeur Trelawney parut gravement offensée.
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