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Harry Potter et le Prince de Sang-Mêlé — Ayez le même courage que ma mère, professeur…
Slughorn leva une main potelée et pressa
contre ses lèvres ses doigts tremblants. Pendant un moment, il eut l’air d’un énorme bébé.
— Je ne suis pas fier…, murmura-t-il entre ses doigts. J’ai honte de… de ce que montre ce souvenir. Je crois que j’ai fait beaucoup de dégâts, ce jour-là…
— Vous effaceriez tout en me le confiant, dit Harry. Ce serait un acte très noble, très courageux.
— Ils parlent de quelqu’un qu’on connaît ? demanda Ron pendant qu’Hermione parcourait les titres.
— Oui ! s’exclama-t-elle.
Harry et Ron avalèrent de travers.
— Mais ce n’est pas grave, il n’est pas mort. C’est Mondingus, il a été arrêté et envoyé à Azkaban ! Il s’est fait passer pour un Inferius au cours d’une tentative de cambriolage… Il y a aussi un certain Octavius Pepper qui a disparu… Oh, ça, c’est horrible, un garçon de neuf ans a été arrêté pour avoir essayé de tuer ses grands-parents, on pense qu’il était soumis au sortilège de l’Imperium…
Au bout d’une heure environ, Hagrid et Slughorn commencèrent à porter des toasts extravagants : à Poudlard, à Dumbledore, au vin des elfes et à…
— Harry Potter ! beugla Hagrid.
Il fit couler du vin sur son menton en vidant sa quatorzième chope de la taille d’un seau.
— Oui, c’est ça, s’écria Slughorn d’une voix un peu pâteuse. Parry Otter, l’Elu, le Survi… heu… quelque chose dans ce genre-là, marmonna-t-il, et il vida sa chope à son tour.
— Si tu sortais de temps en temps et que toi aussi tu aies quelqu’un à embrasser, ça te gênerait moins de voir que tous les autres le font !
Ron avait à son tour sorti sa baguette. Harry se précipita entre eux.
— Tu ne sais pas de quoi tu parles ! gronda Ron.
Il essayait de viser Ginny en contournant Harry qui s’était placé devant elle, bras écartés.
— Moi, je ne fais pas ça en public, voilà tout !
Ginny hurla d’un rire moqueur, s’efforçant d’écarter Harry de son chemin.
— Tu as embrassé Coquecigrue, c’est ça ? Ou peut-être que tu as une photo de la tante Muriel cachée sous ton oreiller ?
— Dumbledore affirme qu’on pardonne plus facilement aux autres d’avoir eu tort que d’avoir eu raison, déclara Hermione. Je l’ai entendu dire ça à ta mère, Ron.
— Tout à fait le genre de trucs dingues que peut raconter Dumbledore, commenta Ron.
— Il est cruel, reprit Dumbledore d’une voix douce, que Sirius et toi ayez passé si peu de temps ensemble. Une fin brutale à des liens qui auraient pu durer longtemps et vous apporter de grandes joies.
— Ce collier est-il à vendre ? demanda-t-elle en s’arrêtant devant une vitrine.
— Oui, si vous disposez de mille cinq cents Gallions, répondit froidement Barjow.
— Oh… heu… non, je n’ai pas tout à fait assez, dit Hermione qui fit encore quelques pas. Et cette… charmante petite… heu… tête ?
— Seize Gallions.
— Ah, elle est donc à vendre ? Vous ne l’avez pas mise de côté pour… pour quelqu’un ?
Barjow la regarda en plissant les paupières. Harry eut la très désagréable impression qu’il savait exactement ce qu’Hermione avait en tête. Apparemment, elle aussi s’était sentie démasquée car elle décida soudain d’abandonner toute prudence.
— Voilà, en fait, le… heu… garçon qui vient de sortir de chez vous, Drago Malefoy, est un de mes amis et je voudrais lui acheter un cadeau pour son anniversaire, mais s’il a déjà fait mettre un objet de côté, je ne voudrais pas risquer de lui offrir la même chose, alors… heu…
Son histoire ne tenait pas debout, estima Harry, et de toute évidence, Barjow pensait la même chose.
— Dehors, ordonna-t-il sèchement. Sortez d’ici ! [...]
— Bah, dit Ron, en recouvrant Hermione de la cape. Ça valait la peine d’essayer mais tu as peut-être été un peu trop directe…
— Eh bien, la prochaine fois, tu me montreras comment on doit s’y prendre, monsieur le maître du Mystère ! répliqua Hermione d’un ton abrupt.
— Mon cher Premier Ministre, vous n’allez quand même pas penser que je suis toujours ministre de la Magie après tout cela ? J’ai été remercié il y a trois jours ! La communauté des sorciers au complet a hurlé pendant deux semaines pour exiger ma démission. Je ne les avais jamais vus aussi unis tout au long de mon mandat ! dit Fudge en essayant courageusement de sourire.
— Pauvre Lucius… Après la colère de Voldemort, furieux qu’il ait gâché un Horcruxe pour son propre bénéfice, et le fiasco du ministère l’année dernière, je ne serais pas étonné qu’il soit secrètement content d’être en sécurité à Azkaban pour le moment.
— J’étais avec Graup, répondit Hagrid d’un ton réjoui. Je n’ai pas vu passer le temps. Il habite un nouvel endroit là-haut dans les montagnes, c’est Dumbledore qui a arrangé ça – une belle grande caverne. Il y est beaucoup plus heureux que dans la forêt. On a bien bavardé.
— Vraiment ? dit Harry en prenant garde de ne pas croiser le regard de Ron.
La dernière fois qu’il avait vu le demi-frère de Hagrid, un redoutable géant doué d’un talent particulier pour déraciner les arbres, son vocabulaire comprenait cinq mots, dont deux qu’il était incapable de prononcer correctement.
— Oh oui, il a beaucoup progressé, assura Hagrid avec fierté. Tu serais étonné. Je crois que je vais le former pour être mon assistant.
Ron étouffa une exclamation qu’il parvint à faire passer pour un éternuement.
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