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Minerva McGonagall — Excusez-moi, dit-elle au professeur qui donnait son cours dans la salle.
C'était Flitwick, le professeur d'enchantements.
— Puis-je vous emprunter du bois quelques instants ?
Du bois ? Avait-elle l'intention de lui donner des coups de bâton ? se demanda Harry,
déconcerté.
— Piertotum… Oh, pour l’amour du ciel, Rusard, pas maintenant…
Le vieux concierge venait d’apparaître en clopinant et criait :
— Élèves hors des dortoirs ! Élèves dans les couloirs !
— C’est justement ce qu’ils doivent faire, bougre d’idiot ! vociféra McGonagall. Essayez plutôt de
vous rendre utile ! Allez chercher Peeves !
— P… Peeves ? bredouilla Rusard, comme si c’était la première fois qu’il entendait ce nom.
— Oui, Peeves, imbécile, Peeves ! Il y a bien un quart de siècle que vous vous plaignez de lui, non ?
Eh bien, allez le chercher immédiatement !
De toute évidence, Rusard pensait que le professeur McGonagall avait perdu l’esprit mais il
s’éloigna en claudiquant, les épaules voûtées, marmonnant dans sa barbe.

MC GONAGALL
Professeur Maugrey, qu'est ce que vous faîtes ?
FOL ŒIL
J'enseigne !
MC GONAGALL
Est-ce que... Est-ce que... Est-ce que c'est un élève ?
FOL ŒIL
En principe, c'est un fouine !

MC GONAGALL
Potter est un garçon, pas un morceau de viande !
Harry eut soudain une de ces horribles pensées qui accompagnent généralement les états de panique. Et s'il n'était pas choisi du tout ? S'il restait là avec le Choixpeau sur la tête sans que rien ne se passe et que le professeur McGonagall finisse par lui annoncer qu'il y avait une erreur et qu'il devait rentrer chez lui par le prochain train ?
— C'est là que ?... murmura le professeur McGonagall.
— Oui, répondit Dumbledore. Il gardera cette cicatrice à tout jamais.
— Vous ne pourriez pas arranger ça, Dumbledore ?
— Même si je le pouvais, je ne le ferais pas. Les cicatrices sont parfois utiles. Moi-même, j'en ai une au-dessus du genou gauche, qui représente le plan exact du métro de Londres.
En dehors de Rusard, personne, parmi le personnel, ne remuait le petit doigt pour aider Ombrage. Une semaine après le départ de Fred et de George, Harry vit le professeur McGonagall passer devant Peeves, occupé à détacher du plafond un lustre de cristal, et aurait juré l’avoir entendue dire du coin des lèvres à l’esprit frappeur : « Il faut le dévisser dans l’autre sens. »
Harry tendit la main pour prendre l'enveloppe de parchemin jauni sur laquelle était écrit à l'encre vert émeraude: « Mr H. Potter, sur le plancher de la cabane au sommet du rocher, en pleine mer. » Il ouvrit l'enveloppe et lut la lettre qu'elle contenait:
COLLÈGE POUDLARD, ÉCOLE DE SORCELLERIE
Directeur: Albus Dumbledore
(Commandeur du Grand-Ordre de Merlin, Docteur ès Sorcellerie, Enchanteur-en-chef, Manitou suprême de la Confédération internationale des Mages et Sorciers)
Cher Mr Potter,
Nous avons le plaisir de vous informer que vous bénéficiez d'ores et déjà d'une inscription au Collège Poudlard. Vous trouverez ci-joint la liste des ouvrages et équipements nécessaires au bon déroulement de votre scolarité.
La rentrée étant fixée au 1er septembre, nous attendons votre hibou le 31 juillet au plus tard.
Veuillez croire, cher Mr Potter, en l'expression de nos sentiments distingués.
Minerva McGonagall
Directrice adjointe—...Nous n'avions pas le choix, professeur, il nous était impossible de monter dans le train. [Ron]
— Pourquoi ne nous avez-vous pas envoyé une lettre par hibou express ? Vous aviez bien un hibou ou une chouette sous la main, j'imagine ? demanda sèchement le professeur McGonagall à Harry.
Harry la regarda bouche bée. Maintenant qu'elle le disait, il lui semblait que c'était la chose la plus évidente à faire.
— Monsieur le Directeur, il me semble bien que Potter ne dit pas toute la vérité, reprit-il.
Peut-être ne serait-il pas inutile de le priver de certains privilèges jusqu’à ce qu’il se décide à
nous raconter ce qui s’est véritablement passé. Personnellement, je pense qu’il ne devrait
plus avoir le droit de jouer dans l’équipe de Quidditch de Gryffondor jusqu’à ce qu’il consente
à dire la vérité.
— Je ne vois vraiment pas pourquoi il faudrait empêcher ce garçon de jouer au Quidditch,
Severus, dit sèchement le professeur McGonagall. Cette chatte n’a pas été assommée à coups
de manche à balai. Et il n’y a aucune preuve que Potter ait fait quelque chose de
répréhensible.