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Harry Potter — Tu devrais entendre ma grand-mère quand elle en parle. « Ce Harry Potter a une plus grande force morale que tout le ministère de la Magie réuni ! » Elle donnerait n’importe quoi pour t’avoir comme petit-fils…
Harry eut un rire gêné et changea de sujet, parlant plutôt des résultats des BUSE. [...]
L’enfance de Neville avait été dévastée par Voldemort autant que celle de Harry, mais Neville ignorait qu’il avait bien failli connaître la même destinée. La prophétie pouvait se rapporter à l’un ou l’autre d’entre eux bien que, pour des raisons insondables qui n’appartenaient qu’à lui, Voldemort eût choisi de croire que Harry était le seul concerné.
Si Voldemort avait choisi Neville, ce serait lui qui aurait une cicatrice en forme d’éclair sur le front et le poids de la prophétie sur ses épaules… mais en serait-il vraiment ainsi ? La mère de Neville aurait-elle sacrifié sa vie pour le sauver, comme Lily l’avait fait pour épargner Harry ? Oui, sûrement… Que serait-il arrivé, cependant, si elle n’avait pas pu s’interposer entre son fils et Voldemort ? Y aurait-il eu alors un « Élu » ? Un siège vide là où Neville était à présent assis et un Harry sans cicatrice que sa propre mère aurait embrassé sur le front pour lui dire au revoir, et non pas celle de Ron ?
Narcissa Malefoy eut un sourire déplaisant.
— Je constate qu’être le chouchou de Dumbledore vous a donné l’illusion que vous étiez invincible, Harry Potter. Mais Dumbledore ne sera pas toujours là pour vous protéger.
Harry jeta un regard moqueur autour de la boutique.
— Tiens… vous avez vu… il n’est pas là pour l’instant ! C’est le moment de tenter votre chance, non ? Peut-être qu’à Azkaban, ils vous trouveront une cellule double à partager avec votre mari vaincu !

FUDGE
On ne va pas envoyer quelqu'un à Azkaban parce qu’il a gonflé sa tante comme un ballon.
— Vous n’avez donc pas écouté le discours de Dolores Ombrage, le jour du festin, Potter ?
— Si, répondit Harry. Si… Elle a dit… que les progrès seraient interdits… enfin, ça signifie que… que le ministère essaye d’intervenir dans les affaires de Poudlard.
Le professeur McGonagall le dévisagea pendant un bon moment puis elle contourna son bureau et alla lui ouvrir la porte.
— Au moins, je suis heureuse que vous écoutiez Hermione Granger, dit-elle en lui faisant signe de sortir.
ALBUS
La chose la plus stupide, ce n’était pas de remonter le temps une première fois – n’importe qui peut commettre cette erreur –, la chose vraiment stupide, c’était d’avoir assez d’arrogance pour recommencer.
SCORPIUS
Nous avons remonté le temps tous les deux, Albus.
ALBUS
Et pourquoi j’étais tellement décidé à le faire ? À cause de Cedric ? Vraiment ? Non. J’avais quelque chose à prouver. Mon père a raison – il n’était pas volontaire pour vivre des aventures – mais moi, c’est entièrement ma faute
— N’aie pas pitié des morts, Harry. Aie plutôt pitié des vivants et surtout de ceux qui vivent sans amour. En y retournant, tu pourras faire en sorte qu’il y ait moins d’âmes mutilées, moins de familles déchirées. Si cela en vaut la peine à tes yeux, alors disons-nous au revoir pour l’instant.
— Le voilà, M'man, regarde, il est là ! dit une petite voix, alors qu'ils franchissaient le
portillon.
C'était Ginny Weasley, la jeune sœur de Ron, mais ce n'était pas Ron qu'elle montrait du doigt.
— Harry Potter ! s'écria-t-elle. Regarde, M'man ! Je le vois !
— Tais-toi un peu Ginny, et ne montre pas du doigt, c'est malpoli.
— Ah oui, c'est vrai que tu es allé chez eux, cet été, Potter, lança Malefoy d'un air dédaigneux. Alors, dis-moi, est-ce que sa mère ressemble vraiment à un cochonnet ou bien c'est simplement la photo qui fait ça ?
— Il voulait rester ici ? Pourquoi ? s’étonna Harry, de plus en plus ébahi.
— Je pense qu’il y avait plusieurs raisons bien qu’il n’en ait révélé aucune au professeur Dippet, répondit Dumbledore. D’abord, et c’est très important, je crois que Voldemort éprouvait pour cette école un attachement qu’aucun être humain n’aurait pu lui inspirer. Poudlard était l’endroit où il avait été le plus heureux. Le premier et le seul où il se soit senti chez lui.
Harry fut un peu mal à l’aise en entendant ces mots car il avait exactement le même sentiment par rapport à Poudlard.
Hermione toussota et commença la lecture.
— Il était une fois trois frères qui voyageaient au crépuscule, le long d’une route tortueuse et solitaire…
— Quand elle le racontait, maman disait que ça se passait à minuit, fit remarquer Ron qui avait allongé les jambes, ses bras derrière la tête, pour écouter.
Hermione lui jeta un regard agacé.
— Désolé, je pense simplement que c’est un peu plus effrayant si ça se passe à minuit ! insista Ron.
— Justement, ça tombe bien, il n’y a pas assez de choses effrayantes dans notre vie, coupa Harry sans avoir pu s’en empêcher.
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