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Harry Potter — Voici ton cadeau. Ouvre-le ici, je ne veux pas que ma mère le voie.
— Un livre ? s’étonna Harry en prenant le paquet rectangulaire. Une petite entorse à la tradition, on dirait ?
— Il ne s’agit pas de n’importe quel livre, dit Ron. C’est de l’or pur : Douze moyens infaillibles de séduire les sorcières. Il explique tout ce qu’on doit savoir sur les filles. Si seulement je l’avais eu l’année dernière, j’aurais su exactement quoi faire pour me débarrasser de Lavande et j’aurais su aussi comment m’y prendre avec… Enfin, bon, Fred et George m’en ont donné un exemplaire et j’y ai appris beaucoup de choses. Tu vas être surpris, ce n’est pas juste une question de baguette magique.

HARRY
C'est un placard à balai !
RITA
Tu devrais t'y sentir chez toi alors !
— Remarquable ! dit-elle. Ce n'est pas de la magie, c'est de la logique. Une énigme. Il y a
beaucoup de grands sorciers qui n'ont pas la moindre logique, ils n'arriveraient jamais à
trouver la solution.
— Et nous non plus...
— Bien sûr que si. Tout ce dont nous avons besoin est écrit sur ce papier. Il y a sept bouteilles, trois contiennent du poison, deux du vin, l'une d'elles permet de franchir sans mal les flammes noires et une autre permet de retourner sur nos pas en traversant les flammes violettes.
ALBUS
Vous savez dans quoi je suis vraiment très bon ?
HARRY
Tu es bon dans plein de choses, Albus.
— Tes fils sont allés chercher Harry chez lui dans cette voiture volante ! s’exclama Mrs
Weasley. Alors, qu’est-ce que tu dis de ça ?
— Vraiment, vous l’avez fait voler ? dit Mr Weasley, très intéressé. Et elle a bien marché ? Je… je veux dire… balbutia-t-il en voyant les yeux de sa femme lancer des éclairs, c’est… c’est très mal, les enfants… Vraiment très mal…
On ne pouvait imaginer meilleure façon de voyager, songea Harry. Voir défiler des tourbillons de nuages aux formes extraordinaires en restant bien au chaud dans la voiture, sous un soleil éclatant, avec des caramels plein la boîte à gants et la joie de pouvoir contempler dans quelques heures l’expression envieuse de Fred et de George lorsqu’ils feraient un atterrissage spectaculaire sur la vaste pelouse de Poudlard.
—Tu étais en train de faire de la magie ? demanda-t-elle. On va voir si ça va marcher.
Elle s'assit sur la banquette. Ron sembla pris au dépourvu. Il s'éclaircit la gorge.
— Bon, dit-il, allons y:
Soleil, jonquille et canari,
Que ce gros gras rat gris
En jaune soit colorié
De la tête jusqu'aux pieds.
Il agita sa baguette, mais rien ne se produisit. Croûtard était toujours aussi gris et n'avait même pas ouvert un oeil.
— C'est ça que tu appelles jeter un sort ? dit la fille. Pas très brillant, comme résultat. Moi, j'ai essayé de jeter des sorts pour m'entraîner et à chaque fois, ça a marché. Personne n'est sorcier dans ma famille, j'ai eu la surprise de ma vie en recevant ma lettre, mais j'étais tellement contente ! On m'a dit que c'était la meilleure école de sorcellerie. J'ai déjà appris par coeur tous les livres qui sont au programme, j'espère que ce sera suffisant pour débuter. Ah, au fait, je m'appelle Hermione Granger, et vous ?
Elle avait dit tout cela très rapidement, sans reprendre souffle. Harry jeta un coup oeil à Ron et fut soulagé. Son expression stupéfaite montrait que lui non plus n'avait pas appris par coeur tous les livres du programme.
Seules les photos exhibées sur le manteau de la cheminée donnaient une idée du temps qui s'était écoulé depuis cette date. Dix ans plus tôt, on distinguait sur les nombreux clichés exposés quelque chose qui ressemblait à
un gros ballon rose coiffé de bonnets à pompons de différentes couleurs. Mais Dudley Dursley n'était plus un bébé et à présent, les photos montraient un gros garçon blond sur son premier vélo, sur un manège de fête foraine, devant un ordinateur en compagnie de son père ou serré dans les bras de sa mère qui le couvrait de baisers. Rien dans la pièce ne laissait deviner qu'un autre petit garçon habitait la même maison.
Lorsque le gobelin eut ouvert le coffre des Weasley, il fut encore plus effaré qu’à son arrivée dans l’Allée des Embrumes. Il ne contenait en effet qu’une toute petite pile de Mornilles d’argent et un seul Gallion d’or. Mrs Weasley regarda dans les coins pour voir s’il ne restait rien d’autre, puis elle ramassa la pile de pièces qu’elle enfouit dans son sac. Harry se sentit encore plus mal à l’aise lorsqu’ils se retrouvèrent devant son propre coffre. Il essaya d’en dissimuler le contenu pendant qu’il se hâtait de remplir une bourse de cuir avec des poignées de pièces.
DELPHI (véritablement pitoyable)
Alors, il faut me tuer.
HARRY réfléchit un moment.
HARRY
Je ne peux pas faire ça non plus…
ALBUS
Quoi ? Mais papa ? Elle est dangereuse.
HARRY
Non, Albus…
ALBUS
C’est une criminelle – je l’ai vue tuer…
HARRY se retourne. Il regarde son fils, puis GINNY.
HARRY
Oui, Albus. C’est une criminelle. Et pas nous.
HERMIONE
Nous devons être meilleurs qu’eux.
RON
Ouais, c’est agaçant, mais c’est ce qu’on a appris.
DELPHI
Emparez-vous de mon esprit. De ma mémoire. Faites-moi oublier qui je suis.
RON
Non. On te ramènera dans notre temps.
HERMIONE
Et tu iras à Azkaban. Comme ta mère.
DRAGO
Où tu pourriras.
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