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Harry Potter La veille de Noël, Harry se coucha en pensant au lendemain. Ce serait une bonne journée et il y aurait un réveillon, mais il ne s'attendait pas à recevoir de cadeaux. Lorsqu'il s'éveilla, cependant, il aperçut un petit tas de paquets au pied de son lit.
— Joyeux Noël, dit Ron d'une voix ensommeillée tandis que Harry s'extrayait du lit et passait sa robe de chambre.
— Toi aussi, dit Harry. Tu te rends compte ? J'ai des cadeaux !

VOLDEMORT
Je dois être celui qui tuera Harry Potter.
— Vous l’aimiez beaucoup, n’est-ce pas ?
— Si je l’aimais ? dit Slughorn, les yeux remplis de larmes. Je n’imagine pas que quiconque l’ayant rencontrée ait pu ne pas l’aimer… Très courageuse… Très drôle… C’est la chose la plus horrible…
— Mais vous ne voulez pas aider son fils, l’interrompit Harry. Elle a donné sa vie pour moi et vous, vous ne voulez même pas me donner un souvenir.
— Le célèbre Harry Potter, poursuivit Malefoy. Il ne peut même pas entrer dans une librairie sans faire la une des journaux.
— Pourquoi ne pas demander tout cela directement à Ron ? lui suggéra-t-il après avoir subi de sa part un interrogatoire particulièrement long au cours duquel elle avait tout passé en revue, depuis l’opinion de Ron sur ses nouvelles robes de soirée jusqu’à la question de savoir s’il considérait leur relation comme « sérieuse ».
— Je voudrais bien, mais il dort toujours quand je vais le voir ! répondit Lavande, exaspérée.
— Vraiment ? s’étonna Harry, car il avait trouvé Ron parfaitement éveillé chaque fois qu’il le rejoignait à l’infirmerie, s’intéressant beaucoup au récit de la dispute entre Dumbledore et Rogue et toujours prêt à dire pis que pendre de McLaggen.
— Est-ce qu’il a toujours des visites d’Hermione Granger ? interrogea soudain Lavande.
— Oui, je crois. Ils sont amis, non ? dit Harry, mal à l’aise.
— Amis, ne me fais pas rire, répliqua Lavande avec mépris. Elle a cessé de lui parler pendant des semaines quand il a commencé à sortir avec moi ! Mais j’imagine qu’elle veut se réconcilier avec lui maintenant qu’il est devenu si intéressant…
— Tu trouves que c’est intéressant d’être empoisonné ? lui demanda Harry.
ALBUS
Ils regardent Harry Potter et son fils décevant.
HARRY
Qu’est-ce que ça signifie ?
JAMES passe en trombe devant eux, sa valise à la main.
JAMES
Serpentard, Serpentard, cesse de broyer du noir, il est temps de monter dans le train.
HARRY
Pas très malin, James.
DELPHI
Je viens du futur. Je suis l’enfant de Bellatrix Lestrange, et votre enfant. Je suis née dans le manoir des Malefoy, avant la bataille de Poudlard. Une bataille que vous allez perdre. Je suis venue vous sauver.
HARRY/VOLDEMORT se retourne. Elle croise son regard.
DELPHI
C’est Rodolphus Lestrange, le loyal mari de Bellatrix, qui, à son retour d’Azkaban, m’a annoncé qui j’étais et a révélé la prophétie que j’étais destinée à réaliser, pensait-il. Je suis votre fille, Seigneur.
ALBUS
Papa, pourquoi on est ici ?
HARRY
J’y viens souvent.
ALBUS
Mais c’est un cimetière…
HARRY
Et voici la tombe de Cedric…
ALBUS
Papa ?
HARRY
Ce garçon qui a été tué – Craig Bowker –, tu le connaissais bien ?
ALBUS
Pas assez.
HARRY
Moi non plus, je ne connaissais pas assez Cedric. Il aurait pu jouer dans l’équipe d’Angleterre de Quidditch. Ou devenir un brillant Auror. Il aurait pu être ce qu’il voulait. Et Amos a raison – il a été volé. Alors, je viens ici. Simplement pour dire que je suis désolé. Quand je le peux.
ALBUS
C’est une bonne chose – de faire ça.
Il ne savait pas pourquoi il agissait ainsi, pourquoi il s’approchait du mourant. Il ne savait même pas très bien ce qu’il ressentait en voyant le visage livide de Rogue et ses doigts qui essayaient d’étancher la plaie sanglante de son cou. Il enleva la cape d’invisibilité et baissa le regard vers l’homme qu’il haïssait. Les yeux de Rogue se posèrent sur Harry. Il essaya de parler. Lorsque Harry se pencha, Rogue saisit le devant de sa robe et l’attira vers lui. Un râle, un gargouillement abominable sortit de sa gorge.
— Prenez-… les… Prenez-… les…
Quelque chose d’autre que du sang ruisselait du visage de Rogue. D’un bleu argenté, ni gaz, ni liquide, la substance jaillissait de sa bouche, de ses oreilles, de ses yeux. Harry savait ce que c’était, mais ne savait que faire…
Hermione glissa alors dans ses mains tremblantes une flasque, surgie de nulle part. À l’aide de sa baguette, Harry y versa la substance argentée. Lorsque la flasque fut pleine et que Rogue sembla ne plus avoir en lui une goutte de sang, l’étreinte de sa main sur la robe de Harry se desserra.
— Regardez-… moi, murmura-t-il.
Les yeux verts de Harry croisèrent les yeux noirs de Rogue mais un instant plus tard, quelque chose sembla s’éteindre au fond du regard sombre qui devint fixe, terne, vide. La main qui tenait encore Harry retomba avec un bruit sourd et Rogue ne bougea plus.
Harry envoyait en rafales des sortilèges de Stupéfixion qui parvenaient à peine à tenir les Mangemorts à distance. Lorsqu’il leur lança un nouveau maléfice paralysant, le Mangemort qui se trouvait le plus près de lui vira pour y échapper et son capuchon glissa de sa tête. À la lueur rougeoyante du sortilège, Harry aperçut alors le visage étrangement inexpressif de Stan Rocade… Stan…
— Expelliarmus ! hurla Harry.
— C’est lui, c’est lui, le vrai !
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