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Harry Potter et la Coupe de Feu — Non mais, regardez-moi ça ! s'exclama Drago Malefoy d'un ton extasié, en déployant la robe de Ron pour la montrer à Crabbe et Goyle. Weasley, tu n'avais quand même pas l'intention de mettre ça ? C'était sûrement à la pointe de la mode en 1890, mais enfin...
— Va te faire cuire une bouse de dragon, répliqua Ron dont le teint avait pris la même couleur que la robe.
— Oh, je n'aurais jamais la prétention d'affirmer que je connais tous les secrets de Poudlard, Igor, répliqua Dumbledore d'un ton amical. Pas plus tard que ce matin, par exemple, je me suis trompé de chemin en allant aux toilettes et je me suis retrouvé dans une pièce aux proportions admirables que je n'avais encore jamais vue. Or, savez-vous ce qu'il y avait dans cette pièce ? Une magnifique collection de pots de chambre ! Et, quand j'y suis retourné pour l'examiner de plus près, je me suis aperçu que la pièce avait disparu. Mais j'essayerai quand même de la retrouver. Il est possible qu'on ne puisse y accéder qu'à cinq heures et demie du matin. Ou alors, peut-être qu'elle n'apparaît que lorsque la lune est à son premier quartier — ou encore lorsque celui qui la cherche a la vessie particulièrement pleine.
— Il serait possible de le faire sans Harry Potter, Maître.
— Sans Harry Potter ? dit la deuxième voix dans un souffle. Vraiment ?
— Maître, je ne dis pas cela par souci de protéger ce garçon ! assura Queudver, sa voix montant dans les aigus, comme un grincement. Il ne représente rien pour moi, rien du tout ! Simplement, si nous nous servions d'une autre sorcière ou d'un autre sorcier — n'importe quel sorcier — la chose pourrait être accomplie beaucoup plus vite !
— Et il n'existe aucun moyen de conjurer ce sortilège. Impossible de le neutraliser. On ne connaît qu'une seule personne qui ait jamais réussi à y survivre et cette personne est assise devant moi.
— La curiosité n'est pas répréhensible, dit-il, mais nous devrions toujours l'exercer avec prudence... avec prudence...
— Surtout, ne lui parle pas de son patron, sinon, tu n'en auras jamais fini. D'après ce que dit Mr Croupton... Comme je le faisais remarquer à Mr Croupton... Mr Croupton pense que... Mr Croupton m'a raconté... Si ça continue comme ça, bientôt, ils annonceront leurs fiançailles.
Les mots s'échappèrent de ses lèvres avant qu'il ait eu le temps de les articuler clairement.
– Teuvniaubalecmoi ?
– Pardon ? dit Cho.
– Tu... Tu veux venir au bal avec moi ? répéta-t-il plus intelligiblement.
Pourquoi fallait-il qu'il rougisse en cet instant ? Pourquoi ?
– Oh ! dit Cho, qui rougit à son tour. Oh, Harry, je suis vraiment désolée — et elle semblait sincère. J'ai déjà accepté d'y aller avec quelqu'un d'autre.
Lorsqu'il se réveilla, le lundi matin, il envisagea sérieusement, pour la première fois depuis qu'il y était entré, de s'enfuir de Poudlard. Mais en contemplant la Grande Salle, pendant le petit déjeuner, il comprit ce que quitter le château signifierait pour lui et sut qu'il ne pourrait jamais s'y résoudre. C'était le seul endroit où il avait jamais été heureux... Sans doute avait-il également été heureux avec ses parents, mais c'était une période de sa vie dont il ne gardait aucun souvenir.
D'une certaine manière, avoir la certitude qu'il préférait encore être ici face à un dragon que de se retrouver à Privet Drive avec Dudley avait quelque chose de réconfortant et il se sentit un peu plus calme.
A l'arrivée de Cornélius Fudge, le ministre de la Magie, Percy s'inclina si bas que ses lunettes tombèrent et se cassèrent. Horriblement gêné, il les répara d'un coup de baguette magique et resta ensuite assis sur sa chaise, jetant des regards jaloux à Harry que Cornélius Fudge avait salué comme un vieil ami.
— Je te l'ai déjà dit, Ron, reprit soudain Fred, arrête de mettre ton nez partout si tu veux qu'il reste entier. Remarque, ce ne serait pas plus mal d'en enlever un bout, mais...