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Ginny Weasley GINNY
Albus est différent et c’est plutôt une bonne chose, non ? Tu sais, il voit très bien quand tu fais ton Harry Potter. Ce qu’il veut, c’est voir qui tu es réellement.
HARRY
« La vérité est toujours belle et terrible, c’est pourquoi il faut l’aborder avec beaucoup de précautions. »
GINNY lui lance un regard surpris.
HARRY
Dumbledore.
GINNY
Drôle de chose à dire à un enfant.
HARRY
Pas quand on croit que cet enfant devra mourir pour sauver le monde.
— Quoi ? demanda Hermione, sur la défensive.
— Si tu veux mon avis, dit Harry à voix basse, McLaggen a l’air d’avoir subi un sortilège de Confusion. Et il se trouvait juste en face de l’endroit où tu étais assise dans les tribunes.
Hermione rougit.
— Bon, d’accord, c’est vrai, je lui ai jeté un sort, murmura-t-elle. Mais tu aurais dû entendre la façon dont il parlait de Ron et de Ginny ! Il a un caractère épouvantable, tu as bien vu comment il a réagi quand il a raté son coup. Tu n’aurais pas voulu de quelqu’un comme ça dans ton équipe.
— Non, reconnut Harry. C’est sans doute vrai. Mais n’était-ce pas un peu malhonnête, Hermione ? Tu es préfète, non ?
— Oh, tais-toi, répliqua-t-elle sèchement en voyant son sourire railleur.
Il y eut un bruit métallique lorsque le chaudron de Ginny se renversa. Mr Weasley venait de se jeter sur Mr Malefoy en le projetant contre une étagère remplie de livres. Des dizaines d’épais grimoires leur tombèrent sur la tête dans un grondement de tonnerre.
— Vas-y, Papa ! s’écrièrent Fred et George. Mrs Weasley se mit à hurler.
— Non, Arthur, non ! s’écria-t-elle.
La foule recula en désordre, renversant d’autres étagères au passage.
— Messieurs, s’il vous plaît… s’il vous plaît ! s’exclama un vendeur.
— Allons, allons, Messieurs, ça suffit ! dit alors une voix plus puissante que les autres.
Hagrid s’avança vers eux, dans l’océan des livres étalés par terre. Un instant plus tard, il
avait séparé Mr Weasley et Mr Malefoy. Mr Weasley avait la lèvre fendue et Mr Malefoy avait reçu dans l’oeil une Encyclopédie des champignons vénéneux.
— Tu crois que j’aurai plus de chance à la cinquante-septième fois ? demanda Harry d’un ton amer.
— De la chance, répéta soudain Ron. Harry, voilà la solution… Arrange-toi pour avoir de la chance !
— Qu’est-ce que tu veux dire ?
— C’est simple : utilise ta potion !
— Ron… voilà la bonne idée ! s’exclama Hermione qui paraissait stupéfaite. Bien entendu ! Pourquoi n’y ai-je pas pensé plus tôt ?
Harry les regarda tous les deux.
— Felix Felicis ? dit-il. Je ne sais pas… Je la mettais de côté pour…
— Pour quoi ? demanda Ron, incrédule.
— Qu’y a-t-il de plus important que ce souvenir ? interrogea Hermione.
Harry ne répondit pas. L’image du petit flacon doré avait flotté dans un coin de sa tête pendant un certain temps. De vagues plans informulés, concernant la séparation de Ginny d’avec Dean et la joie de Ron de voir qu’elle avait trouvé un nouveau petit ami, avaient mijoté dans les profondeurs de son cerveau sans remonter à la surface, sauf dans ses rêves ou dans les brumes d’un demi-sommeil, avant de se réveiller…
RON
Les trolls vont peut-être faire la fête quelque part, les géants sont peut-être invités à un mariage, et toi, Harry, tu as peut-être des cauchemars parce que tu t’inquiètes pour Albus. Et il est possible que ta cicatrice te fasse mal parce que tu commences à prendre de l’âge.
HARRY
À prendre de l’âge ? Merci, mon vieux.
RON
Je ne te le cache pas, chaque fois que je m’assieds, je dis « ouh, là, là ». Eh oui, « ouh, là, là » ! Et mes pieds… si tu savais ce que j’ai mal aux pieds… Je pourrais écrire une chanson sur mon mal de pieds… Peut-être que c’est pareil pour ta cicatrice.
GINNY
Tu racontes n’importe quoi.
RON
Je considère que c’est ma spécialité. Ça et ma collection de Boîtes à Flemme. Et aussi le fait que je vous adore, tous autant que vous êtes. Même Ginny la planche à pain de mie.
GINNY
Si tu continues à faire l’idiot, Ronald Weasley, je le dirai à maman.
RON
Non, tu ne ferais pas ça.
HARRY
Albus ne m’aimait pas avant. Il se peut qu’il continue à ne pas m’aimer. Mais au moins, il sera en sécurité. Avec tout le respect que je vous dois, Minerva… vous n’avez pas d’enfant…
GINNY
Harry !
HARRY
…Vous ne pouvez pas comprendre.
LE PROFESSEUR McGONAGALL (profondément blessée)
J’aurais espéré que toute une vie consacrée à l’enseignement signifierait…
HERMIONE
Si une partie de Voldemort, sous quelque forme que ce soit, a pu survivre, nous devons nous tenir prêts. Et j’ai peur.
GINNY
Moi aussi, j’ai peur.
RON
Moi, rien ne me fait peur. À part maman.
HARRY
Je ferais n’importe quoi pour lui.
GINNY
Harry, tu ferais n’importe quoi pour n’importe qui. Tu étais très heureux de te sacrifier pour le bien du monde entier. Mais Albus a besoin de sentir un amour particulier. Cela le rendra plus fort et toi aussi, tu en seras plus fort.
— Je t’en prie, n’essaye pas de nous faire croire que tu comprends quelque chose au Quidditch. Tu ne parviendrais qu’à te rendre ridicule.
Il attendit. À tout moment, maintenant,
ceux pour qui il avait essayé de mourir allaient le voir, reposant, apparemment mort, dans les bras de Hagrid.
— NON !
Ce cri était d’autant plus terrible qu’il n’aurait jamais imaginé, même en rêve, que le professeur McGonagall puisse émettre un tel son. [...]
— Non !
— Non !
— Harry ! HARRY !
Les voix de Ron, d’Hermione et de Ginny étaient pires que celle de McGonagall. Harry aurait voulu plus que tout leur répondre, mais il se força à rester silencieux et leurs cris agirent comme un détonateur.