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Ginny Weasley DELPHI (véritablement pitoyable)
Alors, il faut me tuer.
HARRY réfléchit un moment.
HARRY
Je ne peux pas faire ça non plus…
ALBUS
Quoi ? Mais papa ? Elle est dangereuse.
HARRY
Non, Albus…
ALBUS
C’est une criminelle – je l’ai vue tuer…
HARRY se retourne. Il regarde son fils, puis GINNY.
HARRY
Oui, Albus. C’est une criminelle. Et pas nous.
HERMIONE
Nous devons être meilleurs qu’eux.
RON
Ouais, c’est agaçant, mais c’est ce qu’on a appris.
DELPHI
Emparez-vous de mon esprit. De ma mémoire. Faites-moi oublier qui je suis.
RON
Non. On te ramènera dans notre temps.
HERMIONE
Et tu iras à Azkaban. Comme ta mère.
DRAGO
Où tu pourriras.
GINNY
Albus est différent et c’est plutôt une bonne chose, non ? Tu sais, il voit très bien quand tu fais ton Harry Potter. Ce qu’il veut, c’est voir qui tu es réellement.
HARRY
« La vérité est toujours belle et terrible, c’est pourquoi il faut l’aborder avec beaucoup de précautions. »
GINNY lui lance un regard surpris.
HARRY
Dumbledore.
GINNY
Drôle de chose à dire à un enfant.
HARRY
Pas quand on croit que cet enfant devra mourir pour sauver le monde.
Mais au moment où Harry écartait la tapisserie qui masquait leur habituel raccourci vers la tour de Gryffondor, ils virent Dean et Ginny, étroitement enlacés, qui s’embrassaient furieusement comme s’ils avaient été collés l’un à l’autre.
Harry eut alors l’impression qu’une grosse créature couverte d’écailles prenait vie dans son ventre, lui griffait les entrailles. Il lui semblait qu’un sang brûlant inondait son cerveau, annihilant toute pensée, ne laissant plus qu’un désir sauvage de transformer Dean en un tas de gelée.
HARRY
Albus ne m’aimait pas avant. Il se peut qu’il continue à ne pas m’aimer. Mais au moins, il sera en sécurité. Avec tout le respect que je vous dois, Minerva… vous n’avez pas d’enfant…
GINNY
Harry !
HARRY
…Vous ne pouvez pas comprendre.
LE PROFESSEUR McGONAGALL (profondément blessée)
J’aurais espéré que toute une vie consacrée à l’enseignement signifierait…
RON
Les trolls vont peut-être faire la fête quelque part, les géants sont peut-être invités à un mariage, et toi, Harry, tu as peut-être des cauchemars parce que tu t’inquiètes pour Albus. Et il est possible que ta cicatrice te fasse mal parce que tu commences à prendre de l’âge.
HARRY
À prendre de l’âge ? Merci, mon vieux.
RON
Je ne te le cache pas, chaque fois que je m’assieds, je dis « ouh, là, là ». Eh oui, « ouh, là, là » ! Et mes pieds… si tu savais ce que j’ai mal aux pieds… Je pourrais écrire une chanson sur mon mal de pieds… Peut-être que c’est pareil pour ta cicatrice.
GINNY
Tu racontes n’importe quoi.
RON
Je considère que c’est ma spécialité. Ça et ma collection de Boîtes à Flemme. Et aussi le fait que je vous adore, tous autant que vous êtes. Même Ginny la planche à pain de mie.
GINNY
Si tu continues à faire l’idiot, Ronald Weasley, je le dirai à maman.
RON
Non, tu ne ferais pas ça.
— Je t’en prie, n’essaye pas de nous faire croire que tu comprends quelque chose au Quidditch. Tu ne parviendrais qu’à te rendre ridicule.
HARRY
Je ferais n’importe quoi pour lui.
GINNY
Harry, tu ferais n’importe quoi pour n’importe qui. Tu étais très heureux de te sacrifier pour le bien du monde entier. Mais Albus a besoin de sentir un amour particulier. Cela le rendra plus fort et toi aussi, tu en seras plus fort.
HERMIONE
Si une partie de Voldemort, sous quelque forme que ce soit, a pu survivre, nous devons nous tenir prêts. Et j’ai peur.
GINNY
Moi aussi, j’ai peur.
RON
Moi, rien ne me fait peur. À part maman.
Il attendit. À tout moment, maintenant,
ceux pour qui il avait essayé de mourir allaient le voir, reposant, apparemment mort, dans les bras de Hagrid.
— NON !
Ce cri était d’autant plus terrible qu’il n’aurait jamais imaginé, même en rêve, que le professeur McGonagall puisse émettre un tel son. [...]
— Non !
— Non !
— Harry ! HARRY !
Les voix de Ron, d’Hermione et de Ginny étaient pires que celle de McGonagall. Harry aurait voulu plus que tout leur répondre, mais il se força à rester silencieux et leurs cris agirent comme un détonateur.
— Quoi ? demanda Hermione, sur la défensive.
— Si tu veux mon avis, dit Harry à voix basse, McLaggen a l’air d’avoir subi un sortilège de Confusion. Et il se trouvait juste en face de l’endroit où tu étais assise dans les tribunes.
Hermione rougit.
— Bon, d’accord, c’est vrai, je lui ai jeté un sort, murmura-t-elle. Mais tu aurais dû entendre la façon dont il parlait de Ron et de Ginny ! Il a un caractère épouvantable, tu as bien vu comment il a réagi quand il a raté son coup. Tu n’aurais pas voulu de quelqu’un comme ça dans ton équipe.
— Non, reconnut Harry. C’est sans doute vrai. Mais n’était-ce pas un peu malhonnête, Hermione ? Tu es préfète, non ?
— Oh, tais-toi, répliqua-t-elle sèchement en voyant son sourire railleur.