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Harry Potter — La chose qui était cachée dans le Vif d’or, commença-t-il, je l’ai laissée par terre, dans la forêt. Je
ne sais plus exactement où, mais je ne vais pas aller la rechercher. Vous êtes d’accord ?
— Oui, mon cher Harry, répondit Dumbledore.
Dans les autres tableaux, les visages parurent perplexes, intrigués.
— C’est une décision sage et courageuse, approuva Dumbledore, mais je n’en attendais pas moins
de toi. Quelqu’un d’autre sait-il où elle est tombée ?
— Personne, assura Harry.
HERMIONE
Si on réussit cette mission, Harry survit, Voldemort est tué et l’Augurey disparaît. Pour arriver à ce résultat, aucun risque n’est trop grand. Mais je suis désolée que cela te coûte si cher.
ROGUE
Il est parfois des coûts dont on doit supporter la charge.
Tous deux échangent un regard. ROGUE fait un signe de tête, HERMIONE lui répond par un même hochement de tête.
ROGUE
Est-ce que je ne viens pas de citer Dumbledore ?
HERMIONE (avec un sourire)
Non, je suis sûre que c’est du pur Rogue.
DUMBLEDORE
Harry, il n’existe pas de réponse parfaite dans ce monde d’émotions et de désordre. La perfection est hors de portée de l’espèce humaine, hors de portée de la magie. Dans chaque instant rayonnant de bonheur, il y a cette goutte de poison : la conscience que la douleur reviendra. Pour un humain, souffrir, c’est comme respirer.
Le coeur battant, Harry retourna son questionnaire - trois rangées à sa droite, à quatre tables devant lui, Hermione avait déjà commencé à écrire - et lut la première question : « a) Donnez la formule et b) décrivez le mouvement de baguette magique permettant de faire voler un objet. »
Harry eut le souvenir fugitif d’une massue qui s’élevait très haut dans les airs et retombait avec un craquement sinistre sur le crâne épais d’un troll… Esquissant un sourire, il se pencha sur son parchemin et commença à écrire.
HARRY
C’est ma mère, à la fenêtre. Je vois ma mère, elle est belle.
— Le célèbre Harry Potter, poursuivit Malefoy. Il ne peut même pas entrer dans une librairie sans faire la une des journaux.
— Vous avez vu comment c’est, ici ? dit-il. Vous comprenez pourquoi il faut que je retourne à Poudlard ? C’est le seul endroit où j’ai… enfin, où je crois avoir des amis.
— Des amis qui n’écrivent même pas à Harry Potter ? dit Dobby d’un ton sournois.
— J’imagine qu’ils ont dû… mais au fait… dit Harry en fronçant les sourcils. Comment savez-vous que mes amis ne m’ont pas écrit ?
— Rusard va me retenir toute la nuit, dit sombrement Ron. Et pas de magie ! Il doit y
avoir une bonne centaine de coupes en argent dans cette salle. Je ne sais pas astiquer à la
manière des Moldus.
— J’échange avec toi quand tu veux, soupira Harry. Je me suis entraîné, chez les Dursley. Répondre aux admirateurs de Lockhart… Un vrai cauchemar…
Le grand atrium semblait plus sombre que dans ses souvenirs. Auparavant, une fontaine d’or occupait le centre du hall, projetant des reflets de lumière scintillante sur les murs lambrissés et le parquet de bois poli. À présent, une gigantesque statue de pierre noire dominait le décor. C’était une grande sculpture, assez effrayante, représentant une sorcière et un sorcier assis sur des trônes ouvragés. Les deux figures regardaient de haut les employés du ministère qui tombaient des cheminées. Gravés au bas de la sculpture, en lettres d’une trentaine de centimètres de hauteur, on lisait ces mots : LA MAGIE EST PUISSANCE.
[...]
— C’est horrible, hein ? dit-elle à Harry qui avait levé la tête et contemplait la statue. Tu as vu sur quoi ils sont assis ?
Harry regarda plus attentivement et s’aperçut que ce qu’il avait pris pour des trônes ouvragés était
en fait un entassement d’êtres humains sculptés : des centaines et des centaines de corps nus d’hommes, de femmes, d’enfants, aux visages laids et stupides, étaient serrés les uns contre les autres, dans des
poses contournées, pour supporter le poids des sorciers élégamment vêtus de leurs robes.
— Des Moldus, murmura Hermione. Remis à leur place. Venez, on y va.
— Une fois de plus [dit Bellatrix], tu étais absent pendant que les autres affrontaient le danger [au Ministère], n’est-ce pas, Rogue ?
— J’avais reçu l’ordre de rester en arrière. Peut-être n’es-tu pas d’accord avec le Seigneur des Ténèbres, peut-être penses-tu que Dumbledore n’aurait rien remarqué si j’avais combattu l’Ordre du Phénix aux côtés des Mangemorts ? Et – pardonne-moi – mais quand tu parles de danger… vous aviez en face de vous six adolescents, je crois ?
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