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Harry Potter — Qu’est-ce que Lockhart faisait chez vous, Hagrid ? demanda Harry en grattant les
oreilles de Crockdur.
— Il me donnait des conseils pour faire sortir des farfadets d’un puits, grogna Hagrid en poussant un coq à moitié plumé pour mettre la théière à sa place. Comme si je ne savais pas le faire ! Il n’arrêtait pas de me casser les oreilles en me racontant comment il avait réussi à se débarrasser de je ne sais quel spectre. Je suis prêt à manger ma bouilloire si un seul mot
de ce qu’il dit est vrai.

DUMBLEDORE
N’aies pas pitié des morts Harry, aies pitié des vivants et en particulier de tous ceux qui vivent sans amour.
DRAGO
Nous pouvions très bien avoir des enfants, mais Astoria était fragile. Une malédiction dans le sang, très grave. Un de ses ancêtres avait été maudit… et les effets s’étaient manifestés chez elle. Tu sais comme ces choses-là peuvent refaire surface après des générations. [...] Je ne voulais pas mettre sa santé en danger, je lui ai dit que cela n’avait pas d’importance si la lignée des Malefoy disparaissait avec moi – quoi qu’en ait pensé mon père. Mais Astoria – ce n’était pas pour le nom des Malefoy, la pureté du sang ou la gloire qu’elle voulait un enfant, c’était pour nous. Notre enfant, Scorpius, est né… et cela a été le plus beau jour de notre vie, bien qu’Astoria s’en soit trouvée considérablement affaiblie. Nous avons vécu cachés, tous les trois. Je voulais ménager ses forces… alors, les rumeurs ont commencé.
— Tu as été merveilleux, Dobby. [Harry]
— Kreattur aussi a bien travaillé, ajouta Hermione avec gentillesse.
Mais loin de paraître reconnaissant, Kreattur détourna ses énormes yeux injectés de sang et regarda le plafond en lançant de sa voix croassante :
— La Sang-de-Bourbe parle à Kreattur, Kreattur va faire semblant de ne pas l’entendre…
— File d’ici, lui ordonna sèchement Harry.
— Où sont-ils allés, Peeves ? demandait Rusard. Vite, dis moi.
— On dit: où sont-ils allés s'il te plaît, quand on est poli.
— Ça suffit, Peeves, ce n'est pas le moment de faire l'idiot. Par où sont-ils partis ?
— Je dirai quelque chose quand on me dira s'il te plaît, chantonna Peeves de son ton le plus
exaspérant.
— Bon, d'accord. S'il te plaît.
— QUELOUE CHOSE ! Ha ! Ha ! Ha ! Je vous avais prévenu. Je dirai « quelque chose »
quand on me dira s'il te plaît ! Ha ! Ha ! Ha !
Harry et les trois autres entendirent un bruit semblable à une rafale de vent. C'était Peeves
qui prenait la fuite tandis que Rusard lançait des jurons furieux.
— Pourquoi ne pas demander tout cela directement à Ron ? lui suggéra-t-il après avoir subi de sa part un interrogatoire particulièrement long au cours duquel elle avait tout passé en revue, depuis l’opinion de Ron sur ses nouvelles robes de soirée jusqu’à la question de savoir s’il considérait leur relation comme « sérieuse ».
— Je voudrais bien, mais il dort toujours quand je vais le voir ! répondit Lavande, exaspérée.
— Vraiment ? s’étonna Harry, car il avait trouvé Ron parfaitement éveillé chaque fois qu’il le rejoignait à l’infirmerie, s’intéressant beaucoup au récit de la dispute entre Dumbledore et Rogue et toujours prêt à dire pis que pendre de McLaggen.
— Est-ce qu’il a toujours des visites d’Hermione Granger ? interrogea soudain Lavande.
— Oui, je crois. Ils sont amis, non ? dit Harry, mal à l’aise.
— Amis, ne me fais pas rire, répliqua Lavande avec mépris. Elle a cessé de lui parler pendant des semaines quand il a commencé à sortir avec moi ! Mais j’imagine qu’elle veut se réconcilier avec lui maintenant qu’il est devenu si intéressant…
— Tu trouves que c’est intéressant d’être empoisonné ? lui demanda Harry.
Soudain, venant de partout, on sent un souffle de vent. Des robes noires s’élèvent autour du public. Des robes noires qui deviennent des silhouettes. Et les silhouettes deviennent des Détraqueurs.
Des Détraqueurs volant dans toute la salle. Ces formes noires, mortelles, ces forces noires, ces forces de mort. Elles sont terrifiantes. Et elles aspirent l’âme du lieu.
Le vent continue de souffler. C’est l’enfer. Puis, du fond de la salle, un murmure s’insinue, se répand autour de
chacun. Des paroles sont prononcées d’une voix reconnaissable entre toutes.
La voix de VOLDEMORT…
Haaarry Pottttter…
Le rêve de Harry est devenu réalité.
HARRY
Je dois protéger Albus.
DRAGO
Mon père aussi pensait qu’il me protégeait. La plupart du temps. Mais il arrive un moment où il faut choisir ce que l’on veut être. Et je peux te dire que quand ce moment-là est arrivé, on a besoin d’un parent ou d’un ami. Alors, si on en est venu à haïr ses parents et qu’on n’a pas d’amis… on se retrouve tout seul. C’est tellement dur d’être tout seul. Moi, j’étais seul. Et c’est ça qui m’a projeté dans un monde vraiment sombre. Pendant longtemps. Tom Jedusor était également un enfant solitaire. Tu ne peux pas comprendre ça, Harry, mais moi, je le peux…
Et je pense que Ginny aussi peut le comprendre.
GINNY
Il a raison.
HARRY
Albus et Scorpius ne sont pas en train de disparaître et réapparaître ici ou là. Ils voyagent. Ils voyagent dans le temps.
Le grand atrium semblait plus sombre que dans ses souvenirs. Auparavant, une fontaine d’or occupait le centre du hall, projetant des reflets de lumière scintillante sur les murs lambrissés et le parquet de bois poli. À présent, une gigantesque statue de pierre noire dominait le décor. C’était une grande sculpture, assez effrayante, représentant une sorcière et un sorcier assis sur des trônes ouvragés. Les deux figures regardaient de haut les employés du ministère qui tombaient des cheminées. Gravés au bas de la sculpture, en lettres d’une trentaine de centimètres de hauteur, on lisait ces mots : LA MAGIE EST PUISSANCE.
[...]
— C’est horrible, hein ? dit-elle à Harry qui avait levé la tête et contemplait la statue. Tu as vu sur quoi ils sont assis ?
Harry regarda plus attentivement et s’aperçut que ce qu’il avait pris pour des trônes ouvragés était
en fait un entassement d’êtres humains sculptés : des centaines et des centaines de corps nus d’hommes, de femmes, d’enfants, aux visages laids et stupides, étaient serrés les uns contre les autres, dans des
poses contournées, pour supporter le poids des sorciers élégamment vêtus de leurs robes.
— Des Moldus, murmura Hermione. Remis à leur place. Venez, on y va.
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