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Harry Potter et la Coupe de Feu — Vous-Savez-Qui... est revenu ? balbutia-t-il, les yeux écarquillés. Ridicule. Allons, Dumbledore, reprenez-vous...
— Comment allez-vous ? dit-elle en se levant et en tendant à Dumbledore une de ses grandes mains masculines. J'espère que vous avez lu ce que j'ai écrit cet été sur la réunion de la Confédération internationale des mages et sorciers ?
— Merveilleusement fielleux, répondit Dumbledore, le regard pétillant. J'ai particulièrement apprécié la formule que vous avez employée à mon sujet : « Un vieil ahuri d'un autre âge. »
— Et il n'existe aucun moyen de conjurer ce sortilège. Impossible de le neutraliser. On ne connaît qu'une seule personne qui ait jamais réussi à y survivre et cette personne est assise devant moi.
Vous n'auriez quand même pas l'intention de recommencer cette histoire de Farces pour sorciers facétieux ?
– Écoute, maman, répondit Fred en levant vers elle un regard attristé. Si demain, le Poudlard Express déraille et qu'on est tués tous les deux, George et moi, imagine dans quel état tu seras en pensant que, la dernière fois que tu nous as adressé la parole, c'était pour nous accuser injustement ?
— Je te l'ai déjà dit, Ron, reprit soudain Fred, arrête de mettre ton nez partout si tu veux qu'il reste entier. Remarque, ce ne serait pas plus mal d'en enlever un bout, mais...
Mais Dumbledore s'arrêta soudain de parler et tout le monde vit ce qui l'avait interrompu.
Le feu de la Coupe était redevenu rouge. Des étincelles volaient en tous sens et une longue flamme jaillit soudain, projetant un nouveau morceau de parchemin.
D'un geste qui semblait presque machinal, Dumbledore tendit la main et attrapa le parchemin entre ses longs doigts. Il le tint à bout de bras et lut le nom qui y était inscrit. Un long silence s'installa, pendant lequel il continua de fixer le parchemin, tous les regards tournés vers lui. Enfin, Dumbledore s'éclaircit la gorge et lut à haute voix :
– Harry Potter.
— Tu ne vas pas passer un mois très agréable, on dirait..., commenta-t-elle d'un ton ironique tandis que Pattenrond se pelotonnait sur ses genoux.
— Au moins, je suis prévenu, dit Ron en bâillant.
— Apparemment, tu vas te noyer deux fois, fit remarquer Hermione.
— Ah bon ? s'étonna Ron.
Il jeta un coup d'oeil à ses prédictions.
— Tu as raison, il vaudrait mieux enlever une des noyades... A la place, je me ferai piétiner par un hippogriffe déchaîné.
— Tu ne crois pas qu'on voit tout de suite que tout est inventé ? dit Hermione.
— Comment oses-tu ? s'exclama Ron, d'un air faussement outré. On a travaillé comme des elfes de maison !
Hermione haussa les sourcils.
— Enfin, c'est une façon de parler, ajouta précipitamment Ron
A l'arrivée de Cornélius Fudge, le ministre de la Magie, Percy s'inclina si bas que ses lunettes tombèrent et se cassèrent. Horriblement gêné, il les répara d'un coup de baguette magique et resta ensuite assis sur sa chaise, jetant des regards jaloux à Harry que Cornélius Fudge avait salué comme un vieil ami.
— Oh, je n'aurais jamais la prétention d'affirmer que je connais tous les secrets de Poudlard, Igor, répliqua Dumbledore d'un ton amical. Pas plus tard que ce matin, par exemple, je me suis trompé de chemin en allant aux toilettes et je me suis retrouvé dans une pièce aux proportions admirables que je n'avais encore jamais vue. Or, savez-vous ce qu'il y avait dans cette pièce ? Une magnifique collection de pots de chambre ! Et, quand j'y suis retourné pour l'examiner de plus près, je me suis aperçu que la pièce avait disparu. Mais j'essayerai quand même de la retrouver. Il est possible qu'on ne puisse y accéder qu'à cinq heures et demie du matin. Ou alors, peut-être qu'elle n'apparaît que lorsque la lune est à son premier quartier — ou encore lorsque celui qui la cherche a la vessie particulièrement pleine.
— La curiosité n'est pas répréhensible, dit-il, mais nous devrions toujours l'exercer avec prudence... avec prudence...