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Rubeus Hagrid — Ah, oui, répondit Hagrid d’un ton joyeux. Content que vous ayez trouvé où c’était ! Comme vous le voyez - enfin, je ne sais pas si vous le voyez ou pas -, aujourd’hui, on fait les Sombrals…
— Je vous demande pardon ? dit le professeur Ombrage d’une voix forte, la main derrière l’oreille et les sourcils froncés. Qu’avez-vous dit ?
Hagrid parut un peu surpris.
— Heu… les Sombrals ! répéta-t-il en haussant le ton. Vous savez, ces… heu… grands chevaux avec des ailes !
Il agita ses bras gigantesques dans l’espoir de lui faire mieux comprendre de quoi il parlait. Le professeur Ombrage leva les sourcils et marmonna en même temps qu’elle écrivait sur son bloc-notes :
— Doit… recourir… à un… langage… gestuel… rudimentaire…
— Enfin, en tout cas…, reprit Hagrid, un peu troublé, en se tournant vers la classe. Heu… Qu’est-ce que je disais, déjà ?
— Semble… avoir… des problèmes… de mémoire…, grommela Ombrage suffisamment fort pour que tout le monde puisse l’entendre.
Il avait vu Hagrid offrir un ours en peluche à un redoutable bébé dragon, susurrer des chansons à d’énormes scorpions dotés de dards et de ventouses, essayer de raisonner le géant féroce qu’était son demi-frère, mais parmi toutes ses passions pour les monstres, la plus incompréhensible était sans doute celle-ci : Aragog, la gigantesque araignée parlante, qui vivait au coeur de la Forêt interdite et à laquelle Ron et lui avaient échappé de justesse quatre ans auparavant.
— Est-ce que… est-ce qu’on peut faire quelque chose ? demanda Hermione sans prêter attention aux grimaces et aux hochements de tête frénétiques de Ron.
— Je ne crois pas, Hermione, sanglota Hagrid en essayant de contenir le flot de ses larmes. Tu sais, le reste de la tribu… la famille d’Aragog… ils deviennent un peu bizarres maintenant qu’il est malade… un peu agités…
— Oui, je crois qu’on avait déjà remarqué cet aspect de leur personnalité, dit Ron à mi-voix.
— Je pense qu’il ne serait pas prudent pour quelqu’un d’autre que moi de s’approcher d’eux en ce moment, conclut Hagrid.
— C’est la chose la plus insultante qu’on puisse imaginer, hoqueta Ron. Sang-de-Bourbe, c’est une injure odieuse pour quelqu’un qui est né dans une famille de Moldus. Certains sorciers, la famille Malefoy, par exemple, sont persuadés qu’ils valent beaucoup mieux que les autres parce qu’ils ont ce qu’on appelle un sang pur. Les autres sorciers savent bien que ça n’a aucune importance. Regardez Neville Londubat, par exemple, il vient d’une famille au sang pur, mais c’est tout juste s’il arrive à faire tenir un chaudron debout.
— Et ils n’ont jamais inventé un sortilège qu’Hermione soit incapable de refaire, dit fièrement Hagrid. Les joues d’Hermione prirent une teinte rouge vif.
— C’est une injure répugnante, dit Ron en essuyant d’une main tremblante la sueur qui
lui couvrait le front. Comme si on disait à quelqu’un que son sang est sale. Quelle folie ! De toute façon, de nos jours, la plupart des sorciers ont du sang de Moldu dans les veines. Si nous n’avions jamais épousé de Moldus, il y a longtemps que nous aurions disparu.
HAGRID
Eh bien, salut, toi. Tu dois être Harry. Salut, Harry Potter. Je suis Rubeus Hagrid. Et je serai ton ami, que ça te plaise ou non. Parce que ça a été dur pour toi, même si tu le sais pas encore. Et t’auras besoin d’amis. Le mieux, ce serait que tu viennes avec moi, tu crois pas ?
— Pas plus de six visiteurs à la fois ! avertit Madame Pomfresh en surgissant de son bureau.
— Avec Hagrid, on est tout juste six, fit remarquer George.
— Ah… Oui…, admit Madame Pomfresh.
— Et maintenant, est-ce que ça vous dirait de venir voir le dernier Scroutt qui reste ? Non, non, rassurez-vous, je plaisantais ! Une simple plaisanterie !
Hagrid à Harry, Ron et Hermione
Personnages concernés : Rubeus Hagrid
La rue dans laquelle ils marchaient paraissait aussi ordinaire que les passants qui les entouraient. Y avait-il vraiment des montagnes d'or magique enterrées à des kilomètres sous leurs pieds ? Y avait-il vraiment des boutiques qui vendaient des grimoires et des balais volants ? N'était-ce pas plutôt une farce énorme que lui avaient faite les Dursley ? Si Harry n'avait pas su que les Dursley ne possédaient pas le moindre sens de l'humour, il aurait pu le penser. Mais même si tout ce que lui avait raconté Hagrid jusqu'à maintenant était incroyable, Harry ne pouvait s'empêcher de lui faire confiance.
— Fais bien attention à qui tu fréquentes, Potter. Si tu veux éviter les gens douteux, je peux te donner des conseils.
Malefoy lui tendit la main, mais Harry refusa de la serrer.
— Je n'ai besoin de personne pour savoir qui sont les gens douteux, dit-il avec froideur.
Les joues pâles du garçon rosirent légèrement,
— Si j'étais toi, je serais un peu plus prudent, Potter, dit-il lentement. Si tu n'es pas plus poli, tu vas finir comme tes parents. Eux aussi ont manqué de prudence. Si tu trames avec de la racaille comme les Weasley ou ce Hagrid, ils finiront par déteindre sur toi.
Hagrid roula le billet et le donna au hibou qui le prit dans son bec, puis il alla ouvrir la porte et jeta l'oiseau au-dehors, en pleine tempête. Il revint ensuite s'asseoir sur le canapé comme si ce qu'il venait de faire n'était pas plus étonnant que de passer un coup de téléphone.
Harry se rendit compte qu'il avait la bouche grande ouverte et il s'empressa de la refermer.
— Salut, Hagrid, comment ça va ?
— Ça fait une éternité que je voulais t’écrire. Comment va Norbert ?
— Norbert ? s’esclaffa Charlie. Le Norvégien à crête ? On l’appelle Norberta, maintenant.
— Qu… Norbert, une fille ?
— Eh oui, dit Charlie.
— Comment peut-on le savoir ? interrogea Hermione.
— Elles sont beaucoup plus féroces, répondit Charlie.