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Lord Voldemort — Vous accordez beaucoup trop d'importance, comme vous l'avez toujours fait, à la prétendue pureté du sang ! Vous refusez de reconnaître que ce qui compte, ce n'est pas la naissance, mais ce que l'on devient ! Votre Détraqueur a supprimé le dernier membre d'une des plus anciennes familles de sang pur et voyez ce que cet homme avait choisi de faire de sa vie ! Je vous le dis maintenant : prenez les mesures que je vous ai suggérées et vous laisserez le souvenir, dans votre administration et ailleurs, de l'un des plus courageux et des plus grands ministres de la Magie qu'on ait jamais connus. Renoncez à agir et l'histoire se souviendra de vous comme de l'homme dont la faiblesse aura donné à Lord Voldemort une deuxième chance de détruire le monde que nous avons essayé de reconstruire !
— Vous-Savez-Qui... est revenu ? balbutia-t-il, les yeux écarquillés. Ridicule. Allons, Dumbledore, reprenez-vous...
– Ce que je ne comprends pas, [dit Jedusor] cependant – il s’agit d’une simple curiosité de ma part c’est… est-ce qu’un seul Horcruxe aurait beaucoup d’utilité ? Ne peut-on séparer son âme qu’une seule fois ? N’obtiendrait-on pas un meilleur résultat, une plus grande force, si l’on parvenait à diviser son âme en plusieurs morceaux ? Par exemple, le chiffre sept n’est-il pas celui qui possède la plus grande puissance magique, est-ce que sept…
— Par la barbe de Merlin, Tom ! glapit Slughorn. Sept ! N’est-il pas suffisamment horrible de penser qu’on peut tuer une seule personne ? Déchirer son âme est déjà une idée épouvantable… Alors, la déchirer en sept morceaux…
— J’ai aperçu Stan Rocade… Vous savez, celui qui conduisait le Magicobus. Et j’ai essayé de le désarmer au lieu de… Il n’est pas conscient de ses actes, vous comprenez ? Il a dû subir le sortilège de l’Imperium !
Lupin parut effaré.
— Harry, le temps du sortilège de Désarmement est révolu ! Ces gens essayent de te capturer pour te tuer ! Tu peux au moins les stupéfixer si tu ne veux pas les tuer !
— Nous étions à des centaines de mètres d’altitude ! Stan n’est plus lui-même, si je l’avais stupéfixé, il serait tombé et serait mort aussi sûrement que si j’avais employé Avada Kedavra ! Expelliarmus m’a permis d’échapper à Voldemort, il y a deux ans, ajouta Harry d’un ton de défi.
Lupin lui rappelait Zacharias Smith le ricaneur, l’élève de Poufsouffle qui se moquait de Harry parce qu’il voulait enseigner le sortilège de Désarmement à l’armée de Dumbledore.
— En effet, Harry, dit Lupin, qui avait du mal à se contenir, et de nombreux Mangemorts en ont été témoins ! Pardonne-moi, mais c’était une réaction très inhabituelle pour quelqu’un qui se trouve sous la menace d’une mort imminente. Faire la même chose ce soir, devant des Mangemorts qui avaient assisté à la scène la première fois, ou qui en avaient entendu parler, équivalait à un suicide !
— Alors, vous pensez que j’aurais dû tuer Stan Rocade ? répliqua Harry avec colère.
— Bien sûr que non, reprit Lupin. Mais les Mangemorts – et en fait, quasiment tout le monde ! – se seraient attendus à ce que tu contre-attaques ! Expelliarmus est un sortilège utile, Harry, mais apparemment, les Mangemorts pensent que c’est ta signature et je te conjure de les démentir !
En entendant Lupin, Harry se sentit stupide, mais il restait encore en lui une trace de défi.
— Je n’ai pas l’intention de faire exploser les gens qui se trouvent sur mon chemin, simplement parce qu’ils sont là, dit-il. Ça, c’est le travail de Voldemort.
— Le dîner est servi, Nagini, dit Voldemort d’une voix douce.
D’un mouvement rapide, fluide, Neville s’était libéré du maléfice du Saucisson qui l’avait paralysé. Le Choixpeau enflammé tomba de sa tête et il tira de ses profondeurs un objet argenté, avec une poignée incrustée de rubis étincelants…
La lame aux éclats d’argent fendit l’air, mais son sifflement fut inaudible dans le vacarme que produisaient les hurlements des nouveaux venus, le fracas des géants qui s’affrontaient, le martèlement de sabots des centaures, et pourtant il sembla que tous les regards se tournaient vers elle. D’un coup unique, Neville trancha la tête du grand serpent. Elle tournoya haut dans les airs, luisant dans la lumière que déversait le hall d’entrée. La bouche de Voldemort s’ouvrit dans un cri de fureur que personne ne put entendre et le corps du serpent s’abattit lourdement à ses pieds…
— Pourquoi ? demanda aussitôt Harry en levant les yeux vers Dumbledore. Pourquoi était-il revenu ? L’avez-vous jamais découvert ?
— J’ai quelques idées, répondit Dumbledore, rien d’autre.
— Quelles idées, monsieur ?
— Je t’en ferai part lorsque tu seras parvenu à recueillir le souvenir du professeur Slughorn. Quand nous disposerons de cette dernière pièce du puzzle, j’espère que tout deviendra clair… pour nous deux.
Harry brûlait toujours de curiosité et bien que Dumbledore lui eût ouvert la porte, il ne sortit pas tout de suite.
— Voulait-il toujours enseigner la défense contre les forces du Mal ? Il ne l’a pas dit…
— Oh, c’était ce qu’il désirait, sans aucun doute, assura Dumbledore. La suite de notre petite rencontre l’a prouvé. Nous n’avons jamais pu conserver un professeur de défense contre les forces du Mal plus d’un an depuis que j’ai refusé ce poste à Lord Voldemort.
— Je n’ai pas demandé… Je n’ai pas voulu… Voldemort a tué mes parents ! balbutia Harry. Je suis devenu célèbre parce qu’il a assassiné ma famille sans réussir à me tuer ! Qui aurait envie d’être célèbre pour cette raison-là ? Ils ne comprennent donc pas que j’aurais préféré ne jamais…
Harry à Ginny, Hermione et Ron
Personnages concernés : Harry Potter, Lord Voldemort
— Je connais Harry Potter, intervint Dean. Et à mon avis, il mérite sa réputation… c’est bien lui
l’Élu, ou quel que soit le nom qu’on lui donne.
— Ouais, il y a plein de gens qui aimeraient bien en être persuadés, fiston, répliqua Dirk. Moi y
compris. Mais où est-il ? Apparemment, il a pris la fuite. S’il savait quelque chose qu’on ignore, ou s’il
était quelqu’un d’exceptionnel, on pourrait penser qu’il serait là à se battre, à organiser la résistance, au
lieu de se cacher. Et tu sais, La Gazette a publié des articles assez convaincants contre lui…
— La Gazette ? l’interrompit Ted avec mépris. Tu mérites bien qu’on te raconte des mensonges si tu
continues à lire cette flaque de boue, Dirk. Si tu veux les faits, essaye Le Chicaneur.
Il y eut une soudaine explosion de toux et de hoquets, suivie de grands coups sourds. Apparemment,
Dirk avait avalé une arête. Il parvint enfin à balbutier :
— Le Chicaneur ? Le torchon délirant de Xeno Lovegood ?
— Il n’est pas si délirant que ça, ces temps-ci, dit Ted. Tu devrais y jeter un coup d’oeil. Xeno publie
tout ce que La Gazette passe sous silence, il ne parle pas une seule fois du Ronflak Cornu dans le
dernier numéro. Combien de temps le laisseront-ils faire, je n’en sais rien. Mais Xeno affirme à la une
de chaque numéro que tous les sorciers opposés à Vous-Savez-Qui devraient avoir pour priorité
d’apporter leur aide à Harry Potter.
— Pas facile d’aider quelqu’un qui a disparu de la surface de la terre, fit remarquer Dirk.
— Tu demandes pourquoi je n’ai pas essayé de le retrouver quand il a disparu. Pour la même raison qu’Avery, Yaxley, les Carrow, Greyback, Lucius – il inclina légèrement la tête vers Narcissa – et bien d’autres qui, eux non plus, n’ont pas cherché à le retrouver. Je le croyais fini. Je ne suis pas fier de l’avouer, je me suis trompé, mais c’est ainsi… S’il ne nous avait pas pardonné, à nous qui avions perdu foi à cette époque, il ne lui serait resté que très peu de fidèles.
— Il m’aurait eue moi ! dit Bellatrix avec passion. Moi qui ai passé tant d’années à Azkaban pour lui !
— Oui, en effet, c’est admirable, répondit Rogue d’une voix teintée d’ennui. Bien sûr, tu ne lui as pas été très utile en prison mais le geste était beau, sans nul doute…
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