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Harry Potter Malefoy, Crabbe et Goyle, qui avaient manifestement attendu toute la semaine l’occasion de pouvoir frapper loin du regard des professeurs, tendirent une embuscade à Harry en plein milieu du train, au moment où il revenait des toilettes. L’attaque aurait pu réussir s’ils n’avaient eu l’idée de la déclencher devant un compartiment rempli de membres de l’A.D. qui, voyant la scène à travers la vitre, se levèrent d’un même mouvement pour se précipiter au secours de Harry. Lorsque Ernie Macmillan, Hannah Abbot, Susan Bones, Justin Finch-Fletchley, Anthony Goldstein et Terry Boot eurent fini de faire pleuvoir sur eux une large variété de sortilèges et de maléfices que Harry leur avait enseignés, Malefoy, Crabbe et Goyle ressemblaient à trois gigantesques limaces boudinées dans un uniforme de Poudlard. Harry, Ernie et Justin les hissèrent dans le filet à bagages et les laissèrent là, gluants et visqueux.
— Je dois dire que j’attends avec impatience de voir la tête que va faire la mère de Malefoy quand son fils descendra du train, commenta Ernie d’un ton satisfait en regardant Malefoy se tortiller au-dessus de lui.[...]
— La mère de Goyle sera beaucoup plus contente, dit Ron qui était venu voir d’où venait tout ce bruit. Il est beaucoup mieux comme ça…
ALBUS
Je n’ai pas choisi, vous savez ça ? Je n’ai pas choisi d’être son fils.
— Alors ? dit enfin Ron en levant les yeux vers Harry, comment c’était ?
— Humide, dit Harry en toute sincérité.
Ron fit un bruit qui pouvait exprimer au choix la jubilation ou la répugnance.
— Parce qu’elle pleurait, reprit Harry d’un ton abattu.
— Oh, dit Ron, son sourire s’effaçant légèrement. Tu embrasses si mal que ça ?
— Sais pas, dit Harry qui n’avait pas vu les choses sous cet aspect et sembla soudain inquiet. C’est possible.
— Bien sûr que non, dit Hermione d’un air absent, sans cesser d’écrire sa lettre.
— Comment tu le sais ? dit Ron d’un ton abrupt.
— Tout simplement parce que Cho passe la moitié de son temps à pleurer, ces temps-ci, répondit Hermione d’un ton absent. Elle pleure pendant les repas, aux toilettes, un peu partout dans le château.
— Un bon baiser, ça aurait dû lui remonter le moral, commenta Ron avec un sourire.
Ce fut Hermione qui rompit le silence :
— Il... il est mort ?
— Je ne crois pas, dit Harry. Il doit être simplement assommé.
Il se pencha et récupéra sa baguette magique qui était restée enfoncée dans la narine du troll. Elle était à présent couverte d'une espèce de colle grise pleine de grumeaux.
— Beuââârk ! De la morve de troll...
La rue dans laquelle ils marchaient paraissait aussi ordinaire que les passants qui les entouraient. Y avait-il vraiment des montagnes d'or magique enterrées à des kilomètres sous leurs pieds ? Y avait-il vraiment des boutiques qui vendaient des grimoires et des balais volants ? N'était-ce pas plutôt une farce énorme que lui avaient faite les Dursley ? Si Harry n'avait pas su que les Dursley ne possédaient pas le moindre sens de l'humour, il aurait pu le penser. Mais même si tout ce que lui avait raconté Hagrid jusqu'à maintenant était incroyable, Harry ne pouvait s'empêcher de lui faire confiance.
Ron se tourna vers Harry avec un sourire un peu coupable.
— Je sais bien qu'on ne devrait pas être très fiers de nous, mais...
La porte du dortoir s'ouvrit alors à la volée et livra passage à leurs camarades de classe, Seamus Finnigan, Dean Thomas et Neville Londubat.
— Incroyable ! s'exclama Seamus, le visage rayonnant.
— Vraiment cool, assura Dean.
— Étonnant, dit Neville, éperdu d'admiration.
Et Harry ne put s'empêcher de sourire à son tour.
— Sur quoi tu travailles ? demanda Harry.
– Sur un rapport pour le Département de la coopération magique internationale, répondit Percy d'un air important. Nous essayons d'établir des normes standards pour l'épaisseur des fonds de chaudron. Certains matériels d'importation sont un peu trop fins. On a enregistré un taux d'augmentation de trois pour cent des fuites en un an.
– Voilà un rapport qui va changer la face du monde, c'est sûr, dit Ron. A mon avis, les fuites dans les chaudrons, ça devrait faire la une de La Gazette du sorcier.
— Bill est ici ? demanda-t-il. Je croyais qu’il travaillait en Égypte ?
— Il a fait une demande pour un emploi de bureau. Comme ça, il a pu rentrer et travailler pour l’Ordre, dit Fred. Il prétend que les tombeaux égyptiens lui manquent, mais… il y a des compensations, ajouta-t-il avec un petit rire.
— Qu’est-ce que tu veux dire ?
— Tu te souviens de cette bonne vieille Fleur Delacour ? répondit George. Elle a trouvé un travail chez Gringotts pour speaker un betteur Anglish…
— Et Bill lui donne beaucoup de leçons particulières, ricana Fred.
Harry leva la tête et, tout à coup, un
souvenir lui revint en mémoire avec une extraordinaire acuité. Le jour de ses onze ans, le plus merveilleux anniversaire de sa vie, il s’était trouvé à cet endroit même en compagnie de Hagrid dont il entendait encore les paroles : « Comme je te l’ai dit, il faudrait être fou pour essayer de voler quelque chose ici. » Gringotts lui était alors apparu comme un lieu de merveille, la demeure enchantée d’un trésor qu’il possédait sans l’avoir jamais su, et pas un seul instant l’idée ne lui serait venue qu’il puisse y revenir un jour comme un voleur… Quelques secondes plus tard, ils avaient pénétré dans le vaste hall
de marbre de la banque.
Lors du banquet de début d'année, Harry avait senti que le professeur Rogue ne l'aimait pas beaucoup. A la fin du premier cours de potions, il se rendit compte qu'il s'était trompé: en réalité, Rogue le haïssait.
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