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Harry Potter et la Coupe de Feu Tout était la faute de Voldemort, songea Harry, les yeux fixés sur le dais de son baldaquin, tout remontait toujours à lui... C'était lui qui avait déchiré toutes ces familles, lui qui avait détruit toutes ces vies...
— Je préfère me promener tout nu plutôt que de mettre un truc pareil. [...] Je ne porterai jamais ça, insista Ron. Jamais.
– Très bien, répliqua sèchement Mrs Weasley. Dans ce cas, promène-toi tout nu. Harry, tu n'oublieras pas de prendre une photo de lui. J'ai bien besoin de rire un peu de temps en temps.
— Le ministère de la Magie, reprit Dumbledore, ne souhaite pas que je vous donne cette information. Les parents de certains d'entre vous seront peut-être horrifiés d'apprendre que je l'ai fait — soit parce qu'ils ne croiront pas au retour de Lord Voldemort, soit parce qu'ils penseront que vous êtes trop jeunes pour que je vous dise une chose pareille. J'ai cependant la conviction que la vérité est généralement préférable au mensonge et que toute tentative de faire croire que Cedric est mort des suites d'un accident, ou à cause d'une erreur qu'il aurait commise, serait une insulte à sa mémoire.
— Espèce d'idiot ! s'écria le professeur McGonagall. Cedric Diggory ! Mr Croupton ! Ces assassinats ne sont pas l'oeuvre d'un simple fou qui frappe au hasard !
C'était la fin de la classe. Le programme du jour était terminé. Les dindes qu'ils avaient transformées en cochons d'Inde avaient été enfermées dans une grande cage posée sur le bureau du professeur McGonagall (le cochon d'Inde de Neville avait encore des plumes, c'était plutôt un cochon-dinde, comme l'avait fait remarquer le professeur).
— J'espère que nous nous reverrons, dit Fleur en lui tendant la main. Je voudrais trouver un travail ici pour améliorer mon anglais.
— Il est déjà très bon, assura Ron d'une voix un peu étranglée.
— J'ai encore du mal avec les h aspirés... dit Fleur en lui adressant un grand sourire.
Les mots s'échappèrent de ses lèvres avant qu'il ait eu le temps de les articuler clairement.
– Teuvniaubalecmoi ?
– Pardon ? dit Cho.
– Tu... Tu veux venir au bal avec moi ? répéta-t-il plus intelligiblement.
Pourquoi fallait-il qu'il rougisse en cet instant ? Pourquoi ?
– Oh ! dit Cho, qui rougit à son tour. Oh, Harry, je suis vraiment désolée — et elle semblait sincère. J'ai déjà accepté d'y aller avec quelqu'un d'autre.
— Vous accordez beaucoup trop d'importance, comme vous l'avez toujours fait, à la prétendue pureté du sang ! Vous refusez de reconnaître que ce qui compte, ce n'est pas la naissance, mais ce que l'on devient ! Votre Détraqueur a supprimé le dernier membre d'une des plus anciennes familles de sang pur et voyez ce que cet homme avait choisi de faire de sa vie ! Je vous le dis maintenant : prenez les mesures que je vous ai suggérées et vous laisserez le souvenir, dans votre administration et ailleurs, de l'un des plus courageux et des plus grands ministres de la Magie qu'on ait jamais connus. Renoncez à agir et l'histoire se souviendra de vous comme de l'homme dont la faiblesse aura donné à Lord Voldemort une deuxième chance de détruire le monde que nous avons essayé de reconstruire !
A l'arrivée de Cornélius Fudge, le ministre de la Magie, Percy s'inclina si bas que ses lunettes tombèrent et se cassèrent. Horriblement gêné, il les répara d'un coup de baguette magique et resta ensuite assis sur sa chaise, jetant des regards jaloux à Harry que Cornélius Fudge avait salué comme un vieil ami.
— Si tu veux savoir ce que vaut un homme, regarde donc comment il traite ses inférieurs, pas ses égaux.
Sirius Black à Ron Weasley
Personnages concernés : Sirius Black, Ron Weasley