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Ginny Weasley HARRY
Pauvre garçon, il pensait qu’il devait sauver le monde.
GINNY
Le pauvre garçon a sauvé le monde. L’idée de la couverture, c’était un coup de maître. Bon, d’accord, il a aussi failli détruire le monde, mais il vaut sans doute mieux ne pas s’attarder sur ce point.
LE PROFESSEUR MCGONAGALL (à ALBUS et
SCORPIUS)
Votre intention de sauver Cedric était honorable, sinon avisée. Et il semble que vous ayez fait preuve de bravoure, Scorpius, vous aussi, Albus, mais la leçon que votre père lui-même a souvent négligé de retenir, c’est que la bravoure n’excuse pas la bêtise. Il faut toujours réfléchir. Réfléchir à ce qui est possible. Un monde dominé par Voldemort est…
SCORPIUS
Un monde atroce.
LE PROFESSEUR McGONAGALL
Vous êtes si jeunes. (Elle regarde successivement HARRY, DRAGO, GINNY et HERMIONE.) Vous êtes tous si jeunes. Vous n’avez aucune idée de la noirceur des guerres entre sorciers. Vous vous êtes montrés irresponsables avec un monde qui doit son existence et sa durée au lourd sacrifice consenti par certains d’entre nous – parmi lesquels quelques-uns de mes plus chers amis et des vôtres.
ALBUS
Oui, professeur.
SCORPIUS
Oui, professeur.

RON
Y'en a pas deux comme Krum ! On dirait un oiseau à sa façon de voler ! C'est plus qu'un athlète, c'est un artiste !
Les JUMEAUX
Krum ! Krum !
GINNY
Je crois que t'es amoureux, Ron !
LES JUMEAUX
(en chantant) Viktor, je t'amie ! Oui, je t'adore !
Harry se joint à eux.
LES GARÇONS
Quand tu es loin, je t'aime plus fort !
FRED
La fierté des irlandais, qu'est ce que ça fait comme bruit !
ARTHUR
Arrêtez ça ! C'est pas les irlandais. Il faut partir d'ici tout de suite !
ALBUS
Tout se passera bien, tu sais, maman ?
GINNY
Je sais. Ou j’espère le savoir. Simplement, je ne veux pas le voir comme ça. L’homme que j’aime dans l’enveloppe de l’homme que je hais.
HARRY
Tu sais que j’ai vécu de terribles moments les jours de Halloween – mais aujourd’hui, c’est sans aucun doute le deuxième dans l’horreur.
— … et tes cheveux sont beaucoup trop longs, Ronald. Au début, je t’ai pris pour ta soeur Ginevra. Par la barbe de Merlin, comment Xenophilius Lovegood s’est-il accoutré ? On dirait une omelette. Et vous, qui êtes-vous ? aboya-t-elle à l’adresse de Harry.
— Ah oui, tante Muriel, voici notre cousin Barny.
— Un autre Weasley ? Ma parole, vous vous reproduisez comme des gnomes. Harry Potter n’est pas là ? J’espérais le rencontrer. Je croyais que c’était un de tes amis, Ronald, à moins que tu ne te sois
vanté ?
— Non, il n’est pas là… Il n’a pas pu venir…
— Mmmmh. Il a trouvé une excuse, hein ? Il n’est donc pas si niais qu’il en a l’air sur ses photos. Je
viens d’expliquer à la mariée comment il convient de porter ma tiare, cria-t-elle à Harry. Elle a été fabriquée par des gobelins, figurez-vous, et ça fait des siècles qu’elle est dans ma famille. C’est une jolie fille mais il n’empêche qu’elle est… française. Voyons, voyons, trouve-moi un bon siège, Ronald, j’ai cent sept ans et il ne faut pas que je reste debout trop longtemps.
— Ça ne veut pas partir, dit Mrs Weasley d’un ton anxieux, penchée sur Hermione avec dans une main sa baguette magique et dans l’autre un exemplaire du Guide du guérisseur ouvert au chapitre « Contusions, coupures et écorchures ». Pourtant, ça marchait toujours, avant. Je n’y comprends rien.
— S’arranger pour qu’on ne puisse pas l’enlever, c’est ça l’idée que Fred et George se font d’une bonne plaisanterie, commenta Ginny.
— Mais il faut bien que ça s’en aille, gémit Hermione. Je ne vais quand même pas continuer à me promener comme ça !
— Ne t’inquiète pas, ma chérie, nous trouverons bien un antidote, assura Mrs Weasley d’un ton apaisant.
— Bill m’a raconté, c’est fou ce que Fred et George sont amusants ! dit Fleur avec un sourire serein.
— Oui, je m’étouffe de rire, répliqua sèchement Hermione.
— Une fois de plus [dit Bellatrix], tu étais absent pendant que les autres affrontaient le danger [au Ministère], n’est-ce pas, Rogue ?
— J’avais reçu l’ordre de rester en arrière. Peut-être n’es-tu pas d’accord avec le Seigneur des Ténèbres, peut-être penses-tu que Dumbledore n’aurait rien remarqué si j’avais combattu l’Ordre du Phénix aux côtés des Mangemorts ? Et – pardonne-moi – mais quand tu parles de danger… vous aviez en face de vous six adolescents, je crois ?
— Écoutez, je sais que ça ne vaut pas grand-chose comme piste, mais je vais quand même jeter un coup d’oeil à cette statue, pour voir au moins le diadème. Attendez-moi ici et… gardez l’autre… en sécurité. [Harry]
Cho s’était levée, mais Ginny lança d’un air féroce :
— Non, c’est Luna qui va emmener Harry, n’est-ce pas, Luna ?
— Oh, oui, bien sûr, j’en serais ravie, répondit Luna d’une voix joyeuse. Cho se rassit, visiblement déçue.
GINNY
Tu sais, quand j’ai ouvert la Chambre des Secrets – après avoir été ensorcelée par Voldemort avec cet horrible journal intime et avoir presque tout détruit…
HARRY
Je m’en souviens.
GINNY
Quand je suis sortie de l’hôpital, tout le monde s’est détourné de moi, on ne me parlait plus – sauf le garçon qui avait tout pour lui et qui est venu dans la salle commune de Gryffondor me proposer une partie de Bataille explosive. Les gens pensent tout savoir sur toi, mais tes meilleurs moments sont – et ont toujours été – ceux où tu te montres héroïque d’une manière très discrète. Le point où je veux en venir, c’est que – lorsque tout ça sera terminé… essaye simplement de te rappeler, si tu le peux – que parfois, les gens – et surtout les enfants – ont simplement besoin d’avoir quelqu’un avec qui jouer à la Bataille explosive.
HARRY
Tu crois que c’est ça qui nous manque – une partie de Bataille explosive ?
GINNY
Non. Mais l’amour que j’ai senti chez toi ce jour-là – je ne suis pas sûre qu’ Albus le ressente.