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George Weasley — Et maintenant, avant d'aller nous coucher, chantons tous ensemble l'hymne du collège ! s'écria Dumbledore.
Harry remarqua que le sourire des autres professeurs s'était soudain figé. Dumbledore donna un petit coup de baguette magique, comme s'il avait voulu faire partir une mouche posée à son extrémité, et il s'en échappa un long ruban d'or qui s'éleva au-dessus des tables en se tortillant pour former les paroles de la chanson.
— Chacun chantera sur son air préféré, dit Dumbledore. Allons-y !
Et toute l'école se mit à hurler:
Poudlard, Poudlard, Pou du Lard du Poudlard,
Apprends-nous ce qu'il faut savoir,
Que l'on soit jeune ou vieux ou chauve
Ou qu'on ait les jambes en guimauve,
On veut avoir la tête bien pleine
Jusqu'à en avoir la migraine
Car pour l'instant c'est du jus d'âne,
Qui mijote dans nos crânes,
Oblige-nous à tout étudier,
Répète-nous c'qu'on a oublié,
Fais de ton mieux, qu'on se surpasse
Jusqu'à c'que nos cerveaux crient grâce.
Tout le monde termina la chanson à des moments différents. Les jumeaux Weasley furent les derniers à chanter, au rythme de la marche funèbre qu'ils avaient choisie. Dumbledore marqua la cadence avec sa baguette magique et lorsqu'ils eurent terminé, il fut l'un de ceux qui applaudirent le plus fort.
— Ah, la musique, dit-il en s'essuyant les yeux. Elle est plus magique que tout ce que nous pourrons jamais faire dans cette école. Et maintenant, au lit. Allez, tout le monde dehors.
— Vous deux, vous allez être sages, cette année ! lança-t-elle. Si jamais je reçois un hibou qui me dit que vous avez fait exploser les toilettes...
— Faire exploser les toilettes ? On n'a jamais fait ça.
— Mais c'est une bonne idée. Merci, M'man !

RON
Y'en a pas deux comme Krum ! On dirait un oiseau à sa façon de voler ! C'est plus qu'un athlète, c'est un artiste !
Les JUMEAUX
Krum ! Krum !
GINNY
Je crois que t'es amoureux, Ron !
LES JUMEAUX
(en chantant) Viktor, je t'amie ! Oui, je t'adore !
Harry se joint à eux.
LES GARÇONS
Quand tu es loin, je t'aime plus fort !
FRED
La fierté des irlandais, qu'est ce que ça fait comme bruit !
ARTHUR
Arrêtez ça ! C'est pas les irlandais. Il faut partir d'ici tout de suite !
— Ouais, c’est bien ça, tu t’en fiches ! Et le reste de ma famille ? « Les Weasley n’ont vraiment pas besoin qu’un autre de leurs enfants soit blessé », tu l’as entendu ?
[...]
— Ron ! s’exclama Hermione, se glissant entre eux de force. Je ne pense pas que ça veuille dire qu’il se soit passé quelque chose de nouveau, quelque chose que nous ignorons. Réfléchis, Ron, Bill a eu le visage tailladé, plein de gens, à l’heure qu’il est, ont dû voir que George avait perdu une oreille et tu es censé être sur ton lit de mort, terrassé par l’éclabouille, je suis sûre que c’est la seule chose qu’il
voulait dire…
— Ah, tu es sûre ? Très bien, alors, je ne vais plus me faire de souci pour eux. Tout va bien pour vous deux, vos parents sont en sécurité…
— Mes parents sont morts ! beugla Harry.
— Et il pourrait arriver la même chose aux miens ! hurla Ron.
— Alors, VA-T’EN ! rugit Harry. Va les retrouver, fais semblant d’avoir guéri de ton éclabouille, comme ça, maman pourra te préparer à manger et…
— Bravo ! s'exclama Lee Jordan. Belle imagination ! Quelle arrivée ! S'écraser en voiture volante contre le saule cogneur, on en parlera longtemps, à Poudlard ! [...]
Quelqu'un lui donna une tape amicale sur l'épaule comme s'il venait de remporter un marathon. Fred et George se frayèrent un chemin dans la foule.
— Vous auriez pu nous appeler pour qu'on vienne avec vous, dirent-ils.

HARRY
Non... Vous croyez que je vais les laisser risquer leur vie pour moi... C'est...
RON
Ça sera pas une nouveauté...
HARRY
Non, non... Là, c'est différent. Avaler ça, prendre mon apparence... Non...
GEORGE
Aucun de nous n'en a vraiment envie.
FRED
Imagine que quelque chose tourne mal et qu'on reste des petits crétins binoclards toute notre vie !
— Percy est très bizarre depuis le début des vacances, dit George en fronçant les sourcils. Il envoie beaucoup de courrier et il reste presque tout le temps enfermé dans sa chambre…
Mais on ne peut quand même pas passer toutes ses journées à astiquer son insigne de préfet…
— Messieurs et Mesdemoiselles, corrigea Dubois. Nous y voilà.
— Le grand jour est arrivé, dit Fred Weasley.
— Celui que nous attendions tous, ajouta George.
— On connaît le discours d'Olivier par coeur, dit Fred à Harry. On était déjà dans l'équipe l'année dernière.
— Salut, Harry, dit George avec un grand sourire. Il nous avait semblé entendre ta voix douce et mélodieuse.
— Il ne faut pas réprimer ta colère comme ça, Harry, laisse-la s’exprimer, dit Fred avec le même sourire. Sinon, il y a peut-être deux ou trois personnes dans un rayon de cinquante kilomètres qui risquent de ne pas t’entendre.
— Pas plus de six visiteurs à la fois ! avertit Madame Pomfresh en surgissant de son bureau.
— Avec Hagrid, on est tout juste six, fit remarquer George.
— Ah… Oui…, admit Madame Pomfresh.