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Harry Potter GINNY
Ne songe même pas à remonter le temps sans moi, Harry.
HARRY
Bien sûr que tu m’accompagnes. On a enfin une chance, Ginny, et, par Dumbledore, c’est la seule chose dont nous ayons besoin – une chance.
— Si je peux me permettre, Monsieur le Directeur, intervint Rogue…
Harry se sentit de plus en plus inquiet : rien de ce que dirait Rogue ne pourrait servir sa
défense !
— Je crois que Potter et ses amis se sont simplement trouvés au mauvais endroit au
mauvais moment, dit-il d’un air narquois, comme s’il doutait de ses propres paroles. Mais il
est vrai qu’il y a de quoi nourrir des soupçons. Que faisaient-ils dans ce couloir à cette heure-là
? Pourquoi n’assistaient-ils pas au festin d’Halloween avec leurs camarades ?
— Si tu sortais de temps en temps et que toi aussi tu aies quelqu’un à embrasser, ça te gênerait moins de voir que tous les autres le font !
Ron avait à son tour sorti sa baguette. Harry se précipita entre eux.
— Tu ne sais pas de quoi tu parles ! gronda Ron.
Il essayait de viser Ginny en contournant Harry qui s’était placé devant elle, bras écartés.
— Moi, je ne fais pas ça en public, voilà tout !
Ginny hurla d’un rire moqueur, s’efforçant d’écarter Harry de son chemin.
— Tu as embrassé Coquecigrue, c’est ça ? Ou peut-être que tu as une photo de la tante Muriel cachée sous ton oreiller ?
— À en juger par votre expression de franche incrédulité, Harry ne vous a pas averti de mon arrivée, dit aimablement Dumbledore. Mais faisons comme si vous m’aviez chaleureusement invité à entrer chez vous. Il n’est guère prudent de s’attarder longtemps sur le seuil d’une maison en ces temps troublés.
Lundi ! On pouvait faire confiance à Dudley, il ne se trompait jamais dans les dates, à cause des programmes de télévision. Harry se souvint tout à coup que le mardi suivant, c'est-à-dire le lendemain, serait le jour de son onzième anniversaire ! Oh, bien sûr, ses anniversaires n'avaient rien de bien réjouissant—l'année précédente, les Dursley lui avaient offert un cintre et une paire de vieilles chaussettes qui avaient appartenu à l'oncle Vernon—mais quand même: on n'avait pas onze ans tous les jours !
LILY (au loin)
Non, pas Harry ! Je vous en supplie… Ayez pitié… Ayez pitié… Pas mon fils ! Je vous en supplie… Je ferai ce que vous voudrez.
VOLDEMORT (au loin)
Avada Kedavra !
Et c’est comme si un éclair traversait le corps de HARRY. Il est projeté à terre, plongé dans un chaos de pur chagrin.
Alors, un son semblable à un hurlement réprimé descend puis remonte autour de nous.
Nous ne pouvons que regarder.
Et lentement, ce qui était sous nos yeux n’est plus là.
La scène se transforme, elle tourne sur elle-même.
Et HARRY, sa famille, ses amis sont emportés dans ce tournoiement.
Un peu plus tard, Harry quitta seul les vestiaires et alla ranger son Nimbus 2000 dans le hangar à balais. Jamais il ne s'était senti aussi heureux. Cette fois, il avait véritablement accompli quelque chose dont il pouvait être fier. Plus personne ne pourrait dire qu'il n'était qu'un nom célèbre, rien de plus.
Comme Hagrid l'avait dit, il arriverait ce qui arriverait et il faudrait alors se préparer à l'affronter.
SCORPIUS/HARRY
Pourquoi tu ne m’avais rien raconté ?
ALBUS/RON
Mon père m’a dit qu’il aimerait mieux que je ne sois pas son fils. Pas très passionnant, comme sujet de conversation.
— Ne sois pas stupide, dit le visage avec colère. Tu ferais mieux de sauver ta vie et de me
rejoindre... Ou alors, tu connaîtras le même sort que tes parents... Ils sont morts en me
suppliant de leur faire grâce... [Voldemort]
— MENTEUR ! s'écria Harry.
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