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Harry Potter et l'Ordre du Phénix — Tu as fait bon voyage, Harry ? demanda Bill en essayant de ramasser une douzaine de parchemins à la fois. Fol OEil n’est pas passé par le Groenland ?
— Il a essayé, dit Tonks.
— Et la fin de la prophétie… C’était quelque chose comme : « aucun d’eux ne peut vivre…»
— … « tant que l’autre survit », acheva Dumbledore.
— Alors, dit Harry en allant chercher ses mots au fond du gouffre que le désespoir avait ouvert en lui, cela signifie que… qu’à la fin… l’un de nous deux devra tuer l’autre ?
— Oui, répondit Dumbledore.
— Vos professeurs précédents vous ont peut-être accordé une plus grande licence mais comme aucun d’entre eux n’aurait passé avec succès l’épreuve de l’inspection - à part le professeur Quirrell qui, au moins, s’était limité à l’étude de sujets adaptés à l’âge de ses élèves… [Dolores Ombrage]
— Ah oui, ça, c’était un grand professeur, Quirrell, l’interrompit Harry à voix haute. Son seul petit défaut, c’est qu’il avait Lord Voldemort collé à l’arrière de la tête.
— Vous savez ce qu’il y a peut-être, là-dedans ? dit Luna d’un air gourmand, alors que le mur se remettait à tourner.
— Un gros truc à babille, sans doute, murmura Hermione.
Face à Harry, Tonks amusait Hermione et Ginny en changeant la forme de son nez entre deux bouchées. [...] Apparemment, c’était un spectacle qu’elle offrait régulièrement au cours des repas car Hermione et Ginny lui demandèrent bientôt leurs nez préférés.
— Fais celui en forme de groin, Tonks.
Tonks s’exécuta et Harry eut soudain la fugitive impression de voir devant lui une version féminine de Dudley lui adresser un grand sourire.
— J’ai hâte de vous connaître tous et je suis sûre que nous deviendrons vite de très bons amis !
Autour des tables, il y eut des échanges de coups d’oeil. Certains cachaient à peine leurs sourires ironiques.
— Moi, je veux bien être amie avec elle du moment qu’elle ne m’oblige pas à porter son cardigan, murmura Parvati à Lavande et toutes deux pouffèrent d’un rire silencieux.
— Hermione, l’interrompit Ron d’un air grave, ne recommence pas… On ne va pas refaire chaque examen après coup, c’est déjà assez pénible de le passer une seule fois.
— Garde ta baguette à la main, dit-elle à Harry tandis qu’ils s’engageaient dans Wisteria Walk. Inutile de nous soucier du Code du secret à présent, de toute façon, tout cela nous coûtera très cher, alors autant aller jusqu’au bout. Comme dit le proverbe : Quitte à être pendu, mieux vaut que ce soit pour avoir volé un dragon plutôt qu’un mouton.
— La mort de Cedric Diggory a été un tragique accident, dit-elle d’un ton glacial.
— C’était un meurtre, répliqua Harry.
Il se sentait trembler. Il n’avait quasiment jamais parlé de cela à personne, encore moins à une classe de trente élèves qui le dévoraient des yeux.
— Voldemort l’a tué et vous le savez très bien.
— Réfléchissons, dit-il, en imitant Goyle en plein effort de concentration. Heu… première année, tu as sauvé la pierre philosophale des mains de Tu-Sais-Qui.
— Simple coup de chance, dit Harry. Ce n’était pas mon habileté personnelle…
— Deuxième année, l’interrompit Ron, tu as tué le Basilic et anéanti Jedusor.
— Oui, mais si Fumseck n’avait pas été là, je…
— Troisième année, poursuivit Ron en élevant la voix, tu as affronté une centaine de Détraqueurs à la fois…
— Là encore, un coup de chance, si le Retourneur de Temps n’avait…
— L’année dernière, reprit Ron qui criait presque à présent, tu as combattu Tu-Sais-Qui une nouvelle fois…
— Écoutez-moi ! s’exclama Harry, presque avec colère.
Ron et Hermione avaient maintenant un petit rire moqueur.
— Vous m’écoutez, oui ? Ça paraît très bien quand vous en parlez comme ça, mais c’était uniquement de la chance ; la moitié du temps, je ne savais pas ce que je faisais, je n’avais rien prévu, j’ai simplement improvisé comme je le pouvais et j’ai presque toujours eu de l’aide…
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