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Harry Potter et la Coupe de Feu — Est-ce qu'un jour, vous allez enfin prendre la peine de lire L'Histoire de Poudlard, tous les deux ?
– A quoi ça servirait ? dit Ron. Tu connais le bouquin par coeur, il suffit de te demander.
— Évidemment qu'on a envie de vous voir ! dit Harry en regardant Hagrid. Vous ne pensez quand même pas que ce qu'a écrit cette grosse truie de Skeeter... Excusez-moi, professeur, ajouta-t-il précipitamment en se tournant vers Dumbledore.
— J'ai eu un soudain accès de surdité et je n'ai aucune idée de ce que tu viens de dire, Harry, répondit Dumbledore en se tournant les pouces, les yeux levés vers le plafond.
— J'ai le très grand plaisir de vous annoncer que le Tournoi des Trois Sorciers se déroulera cette année à Poudlard.
— Vous PLAISANTEZ ! s'exclama Fred Weasley.
L'atmosphère de tension qui s'était installée dans la salle depuis l'arrivée de Maugrey se dissipa soudain.
Presque tout le monde éclata de rire et Dumbledore lui-même pouffa d'un air amusé.
— Non, je ne plaisante pas, Mr Weasley, dit-il. Mais si vous aimez la plaisanterie, j'en ai entendu une très bonne, cet été. C'est un troll, une harpie et un farfadet qui entrent dans un bar...
Le professeur McGonagall s'éclaircit bruyamment la gorge.
— Heu... c'est vrai..., dit Dumbledore. Le moment n'est peut-être pas venu de... Où en étais-je ?
Harry baissa les yeux vers le terrain et vit un étrange spectacle : Hassan Mostafa avait atterri devant les Vélanes et faisait rouler ses muscles en lissant sa moustache d'un air surexcité.
– On ne peut pas tolérer ça ! s'exclama Ludo Verpey, tout en ayant l'air de s'amuser beaucoup. Que quelqu'un aille donner une gifle à l'arbitre !
C'était la fin de la classe. Le programme du jour était terminé. Les dindes qu'ils avaient transformées en cochons d'Inde avaient été enfermées dans une grande cage posée sur le bureau du professeur McGonagall (le cochon d'Inde de Neville avait encore des plumes, c'était plutôt un cochon-dinde, comme l'avait fait remarquer le professeur).
— Je pense donc que vous avez le droit de savoir ce qui s'est exactement passé. Cedric Diggory a été assassiné par Lord Voldemort.
— Ce livre ne sert à rien, dit Hermione en refermant d'un coup sec les Dilemmes de la sorcellerie insolite. Qui donc aurait envie de faire des frisettes à ses poils de nez ?
Il songea qu'il vaudrait peut-être mieux regarder d'abord si les autres Aurors avaient autant de cicatrices que Maugrey avant de se lancer dans la carrière.
— Vous accordez beaucoup trop d'importance, comme vous l'avez toujours fait, à la prétendue pureté du sang ! Vous refusez de reconnaître que ce qui compte, ce n'est pas la naissance, mais ce que l'on devient ! Votre Détraqueur a supprimé le dernier membre d'une des plus anciennes familles de sang pur et voyez ce que cet homme avait choisi de faire de sa vie ! Je vous le dis maintenant : prenez les mesures que je vous ai suggérées et vous laisserez le souvenir, dans votre administration et ailleurs, de l'un des plus courageux et des plus grands ministres de la Magie qu'on ait jamais connus. Renoncez à agir et l'histoire se souviendra de vous comme de l'homme dont la faiblesse aura donné à Lord Voldemort une deuxième chance de détruire le monde que nous avons essayé de reconstruire !
— Espèce d'idiot ! s'écria le professeur McGonagall. Cedric Diggory ! Mr Croupton ! Ces assassinats ne sont pas l'oeuvre d'un simple fou qui frappe au hasard !