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Lord Voldemort — Pourquoi pensez-vous que…
— Dumbledore ait voulu me donner l’épée ? acheva Harry, qui s’efforçait de rester calme. Peut-être pensait-il qu’elle irait bien sur le mur de mon salon ?
— Ce n’est pas une plaisanterie, Potter ! grogna Scrimgeour. Était-ce parce que Dumbledore croyait
que seule l’épée de Gryffondor pouvait vaincre l’héritier de Serpentard ? Souhaitait-il vous la confier
parce qu’il était convaincu, comme beaucoup d’autres, que vous êtes destiné à anéantir Celui-Dont-On-
Ne-Doit-Pas-Prononcer-Le-Nom ?
— Intéressante théorie, commenta Harry. Quelqu’un a-t-il déjà tenté de passer une épée au travers
du corps de Voldemort ? Le ministère devrait peut-être envoyer quelques-uns de ses employés étudier la
question plutôt que de leur faire perdre leur temps à démonter des Déluminateurs ou à cacher au public
les évasions d’Azkaban. C’est donc ainsi que vous occupez vos journées, monsieur le ministre, enfermé
dans votre bureau à essayer d’ouvrir un Vif d’or ? Des gens meurent, c’est ce qui a failli m’arriver,
Voldemort m’a poursuivi à travers trois comtés, il a tué Maugrey Fol OEil, mais le ministère n’en a pas
dit un mot, n’est-ce pas ? Et vous pensez toujours que nous allons coopérer avec vous ?
— Vous allez trop loin ! s’écria Scrimgeour en se levant.
L’énormité de sa décision de renoncer à prendre Voldemort de vitesse pour s’emparer de la baguette avant lui continuait d’effrayer Harry. Il ne se souvenait pas d’avoir jamais choisi dans sa vie de ne pas agir.
Harry continuait de ressentir des picotements dans sa cicatrice. Il remarqua que le phénomène se produisait plus souvent lorsque c’était lui qui portait l’Horcruxe. Parfois, il ne pouvait s’empêcher de réagir à la douleur.
— Quoi ? Qu’est-ce que tu as vu ? demandait Ron lorsqu’il voyait Harry grimacer.
— Un visage, marmonnait celui-ci à chaque fois. Toujours le même. Celui du voleur de Gregorovitch.
Ron détournait alors la tête sans chercher à dissimuler sa déception. Harry savait qu’il espérait avoir des nouvelles de sa famille, ou des autres membres de l’Ordre du Phénix mais, après tout, il n’était pas une antenne de télévision. Il pouvait seulement voir ce que pensait Voldemort à un moment donné, et non pas se brancher sur ce qu’il souhaitait, au gré de sa fantaisie.
— Vous ne comprenez toujours pas, Jedusor ? Posséder la baguette ne suffit pas ! La tenir entre vos mains, vous en servir, ne vous en donne pas réellement la maîtrise. N’avez-vous pas écouté Ollivander ? C’est la baguette qui choisit son sorcier… Or, la Baguette de Sureau s’est reconnu un nouveau maître avant que Dumbledore ne meure, quelqu’un qui n’avait jamais posé la main dessus. Ce nouveau maître a enlevé la baguette à Dumbledore contre la volonté de celui-ci, sans jamais très bien comprendre ce qu’il avait fait, sans comprendre que la baguette magique la plus dangereuse du monde s’était soumise à lui… [...] Le véritable maître de la Baguette de Sureau était Drago Malefoy.
Pendant un instant, une expression de totale stupeur passa sur le visage de Voldemort mais disparut
aussitôt.
— Qu’est-ce que ça change ? dit-il d’une voix douce. Même si tu as raison, Potter, cela ne fait aucune différence, ni pour toi ni pour moi. Tu n’as plus la baguette à la plume de phénix. Notre duel reposera sur la seule habileté… Et quand je t’aurai tué, je m’occuperai de Drago Malefoy…
— Mais il est trop tard pour vous, répliqua Harry. Vous avez laissé passer votre chance. Je suis arrivé le premier. J’ai vaincu Drago, il y a quelques semaines. Je lui ai pris sa baguette.
D’un petit geste sec, Harry montra la baguette d’aubépine et sentit tous les regards se concentrer sur elle.
— Tout revient donc à cela, n’est-ce pas ? murmura Harry. La baguette que vous tenez dans votre
main sait-elle que son dernier maître a subi un sortilège de Désarmement ? Si c’est le cas… je suis le vrai maître de la Baguette de Sureau.
— Ma mère veut que je finisse mes études mais personnellement, je ne crois pas que ce soit si utile, de nos jours. Réfléchissez un peu… Quand le Seigneur des Ténèbres aura pris le pouvoir, vous croyez qu’il s’occupera de savoir combien de BUSE et d’ASPIC chacun peut avoir ? Bien sûr que non… Ce qui comptera, c’est le genre de services qu’on lui aura rendus, le degré de dévotion qu’on lui aura montré.
Malefoy à d'autres élèves de Serpentard
Personnages concernés : Drago Malefoy, Lord Voldemort
— Harry Potter, dit-il très doucement.
Sa voix aurait pu se confondre avec le crépitement du feu.
— Le Survivant.
Les Mangemorts ne bougeaient pas. Ils attendaient. Tout attendait autour d’eux. Hagrid se débattait
et Bellatrix haletait. Inexplicablement, Harry songea à Ginny, à son regard flamboyant, à la sensation de
ses lèvres contre les siennes…
Voldemort avait levé sa baguette, la tête toujours penchée de côté, comme un enfant en proie à la
curiosité, se demandant ce qui arriverait s’il poussait les choses plus loin. Harry soutenait le regard des
yeux rouges. Il voulait que tout se passe vite, pendant qu’il pouvait encore tenir debout, avant qu’il ne
perde le contrôle de lui-même, avant qu’il ne trahisse sa peur…
Il vit alors la bouche remuer, puis il y eut un éclair de lumière verte et tout disparut.
— Tu m’as dit alors, deux ans plus tard, que la nuit où Voldemort a réintégré son corps, il a fait aux Mangemorts une déclaration très révélatrice et très alarmante : « Moi qui suis allé plus loin que quiconque sur le chemin qui mène à l’immortalité. » Ce sont les paroles que tu m’as rapportées. « Plus loin que quiconque…» Je pensais savoir ce que cela signifiait, même si les Mangemorts, eux, l’ignoraient. C’était une référence à ses Horcruxes. Ses Horcruxes au pluriel, Harry, ce dont aucun autre sorcier n’avait jamais disposé jusqu’alors, j’en suis convaincu. Tout se tenait : Lord Voldemort semblait devenir de moins en moins humain à mesure que les années passaient et sa transformation ne pouvait s’expliquer à mes yeux que par la mutilation qu’avait subie son âme, au-delà des limites de ce qu’on appelle habituellement le royaume du Mal…
— Vous vous en fichez que je vive ou que je meure mais vous aimeriez bien que je vous aide à convaincre tout le monde que vous êtes en train de gagner la guerre contre Voldemort. Je n’ai pas oublié, monsieur le ministre…
Il leva son poing droit. Là, sur le dos de sa main glacée, on voyait briller les cicatrices blanchâtres laissées par les mots que Dolores Ombrage l’avait obligé à graver dans sa propre chair : « Je ne dois pas dire de mensonges. »
— Je ne me souviens pas que vous vous soyez précipité pour prendre ma défense quand j’essayais d’avertir les autres que Voldemort était de retour. Le ministère n’était pas si soucieux de m’avoir pour ami, l’année dernière.
— Tu te sens bien ? s’inquiéta Hermione, suffisamment proche à présent pour voir le visage de Harry. Tu as une mine épouvantable !
— En tout cas, répondit Harry d’une voix tremblante, j’ai sûrement meilleure mine qu’Ollivander…
Lorsqu’il leur eut raconté ce qu’il venait de voir, Ron sembla consterné. Hermione, elle, était absolument terrifiée.
— Pourtant, en principe, c’était fini ! Ta cicatrice… Elle ne devait plus te faire mal ! Tu ne dois pas laisser ce contact se rétablir… Dumbledore voulait que tu fermes ton esprit !
Voyant qu’il ne répondait pas, elle lui saisit le bras.
— Harry, il est en train de s’emparer du ministère, des journaux et de la moitié du monde des sorciers ! Ne le laisse pas entrer dans ta tête, en plus !
— En vérité, ton incapacité à comprendre qu’il existe des choses bien pires que la mort a toujours constitué ta plus grande faiblesse…
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