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Ginny Weasley DRAGO
Je t’ai toujours envié leur amitié, à ces deux-là – Weasley et Granger. Moi j’avais…
HARRY
Crabbe et Goyle.
DRAGO
Deux abrutis incapables de savoir dans quel sens on prend un balai. Mais vous… vous trois… vous étiez resplendissants, tu sais… On sentait que vous vous aimiez vraiment. Vous vous amusiez. Ce que je t’ai envié plus que tout, ce sont ces amitiés-là.
GINNY
Moi aussi, je les ai enviés.
HARRY regarde GINNY d’un air surpris.
— … et tes cheveux sont beaucoup trop longs, Ronald. Au début, je t’ai pris pour ta soeur Ginevra. Par la barbe de Merlin, comment Xenophilius Lovegood s’est-il accoutré ? On dirait une omelette. Et vous, qui êtes-vous ? aboya-t-elle à l’adresse de Harry.
— Ah oui, tante Muriel, voici notre cousin Barny.
— Un autre Weasley ? Ma parole, vous vous reproduisez comme des gnomes. Harry Potter n’est pas là ? J’espérais le rencontrer. Je croyais que c’était un de tes amis, Ronald, à moins que tu ne te sois
vanté ?
— Non, il n’est pas là… Il n’a pas pu venir…
— Mmmmh. Il a trouvé une excuse, hein ? Il n’est donc pas si niais qu’il en a l’air sur ses photos. Je
viens d’expliquer à la mariée comment il convient de porter ma tiare, cria-t-elle à Harry. Elle a été fabriquée par des gobelins, figurez-vous, et ça fait des siècles qu’elle est dans ma famille. C’est une jolie fille mais il n’empêche qu’elle est… française. Voyons, voyons, trouve-moi un bon siège, Ronald, j’ai cent sept ans et il ne faut pas que je reste debout trop longtemps.
RON
Tu sais, Gin, on a toujours pensé que toi, tu aurais pu te retrouver à Serpentard.
GINNY
Quoi ?
RON
C’est vrai, Fred et George prenaient les paris.

MOLLY
Pas ma fille, sale pétasse !
Au même moment, une petite silhouette aux cheveux roux, vêtue d’une chemise de nuit,
apparut dans la cuisine, poussa un cri et ressortit en courant.
— C’est Ginny, dit Ron à voix basse en se tournant vers Harry. Ma sœur. Elle a passé l’été à nous parler de toi.
— Elle veut ton autographe, Harry, dit Fred avec un sourire.
— On aurait pu faire cuire un oeuf sur tes joues, dit Ron. Il faut espérer que Crivey ne va pas devenir copain avec Ginny, sinon ils vont fonder le fan-club de Harry Potter.
— Silence ! coupa Harry qui n'avait pas du tout envie que Lockhart entende les mots « fan club de Harry Potter. »
— Alors, Potter, tu t’es trouvé une petite amie ?
Hagrid lança un regard oblique à Harry et sa barbe hirsute tressaillit.
— Elle a dit qu’elle voulait juste jeter un coup d’oeil, mais je crois bien qu’elle espérait rencontrer quelqu’un d’autre en venant chez moi. [à propos de Ginny]
Il adressa un clin d’oeil à Harry.
— Si tu veux mon avis, elle ne dirait pas non à une photo dédica…
— Ah, ça suffit, coupa Harry.
Ron éclata de rire et le sol fut aussitôt arrosé de limaces.
GINNY
Ne songe même pas à remonter le temps sans moi, Harry.
HARRY
Bien sûr que tu m’accompagnes. On a enfin une chance, Ginny, et, par Dumbledore, c’est la seule chose dont nous ayons besoin – une chance.
LILY (au loin)
Non, pas Harry ! Je vous en supplie… Ayez pitié… Ayez pitié… Pas mon fils ! Je vous en supplie… Je ferai ce que vous voudrez.
VOLDEMORT (au loin)
Avada Kedavra !
Et c’est comme si un éclair traversait le corps de HARRY. Il est projeté à terre, plongé dans un chaos de pur chagrin.
Alors, un son semblable à un hurlement réprimé descend puis remonte autour de nous.
Nous ne pouvons que regarder.
Et lentement, ce qui était sous nos yeux n’est plus là.
La scène se transforme, elle tourne sur elle-même.
Et HARRY, sa famille, ses amis sont emportés dans ce tournoiement.