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Fred Weasley — La moitié de notre classe est tombée en dépression à l’approche des examens, dit George d’un ton joyeux. Larmes, sanglots, crises de nerfs… Patricia Stimpson était sans cesse au bord de l’évanouissement…
— Kenneth Towler était couvert de furoncles, tu te souviens ? rappela Fred.
— Ça, c’est parce que tu avais mis de la poudre de Bulbonox dans son pyjama, fît remarquer George.
— Ah oui, c’est vrai, j’avais oublié, dit Fred avec un grand sourire. On a parfois des trous de mémoire…
— En tout cas, la cinquième année, c’est un vrai cauchemar, reprit George. Si les résultats de tes examens t’intéressent, bien sûr. Fred et moi, on s’est toujours arrangés pour garder le moral.
Vous avez peur de Vous-Savez-Qui ?
Craignez plutôt
POUSSE-RIKIKI
le constipateur magique qui vous prend aux tripes !
Harry éclata de rire. Il entendit un faible gémissement à côté de lui et vit Mrs Weasley qui contemplait l’affiche, l’air interdit. Elle remuait les lèvres, en prononçant silencieusement le nom : Pousse-Rikiki.
— Ils vont se faire tuer dans leurs lits ! murmura-t-elle.
— Mais non ! dit Ron qui riait autant que Harry. C’est très drôle ! — « Une simple incantation et vous entrerez dans un rêve éveillé de trente minutes, hautement réaliste et d’une exceptionnelle qualité, facile à utiliser dans un cours de durée moyenne et pratiquement indétectable (les effets secondaires peuvent entraîner un regard vide et une tendance à baver). Interdit à la vente aux moins de seize ans. » Tu sais, fit remarquer Hermione en levant les yeux vers Harry, c’est vraiment extraordinaire, comme magie !
— Pour avoir dit ça, lança une voix derrière eux, tu as droit à une boîte gratuite. [Fred]
Elle se retourna pour regarder une grande horloge posée de travers sur une pile de draps dans le panier de linge sale, au bout de la table. Harry la reconnut aussitôt : elle avait neuf aiguilles qui portaient chacune le nom d’un des membres de la famille ; en général, elle était accrochée au mur du salon mais à en juger par la place qu’elle occupait à présent, Mrs Weasley avait dû prendre l’habitude de l’emporter avec elle partout dans la maison. En cet instant, chacune de ses neuf aiguilles pointait sur « En danger de mort ».
— Où est-ce que tu t’es retrouvé ? demanda Ron.
— Dans l’Allée des Embrumes, répondit Harry d’un air sombre.
— Formidable ! s’exclamèrent Fred et George d’une même voix.
— Nous, on n’a jamais eu le droit d’y aller, dit Ron avec envie.
— J’espère bien, il ne manquerait plus que ça ! grogna Hagrid.
—Alors, il suffit de porter le chapeau ! murmura Ron à l'oreille de Harry. Fred m'avait parlé d'un combat avec un troll... J'ai bien envie d'aller lui casser la figure !
— Bill est ici ? demanda-t-il. Je croyais qu’il travaillait en Égypte ?
— Il a fait une demande pour un emploi de bureau. Comme ça, il a pu rentrer et travailler pour l’Ordre, dit Fred. Il prétend que les tombeaux égyptiens lui manquent, mais… il y a des compensations, ajouta-t-il avec un petit rire.
— Qu’est-ce que tu veux dire ?
— Tu te souviens de cette bonne vieille Fleur Delacour ? répondit George. Elle a trouvé un travail chez Gringotts pour speaker un betteur Anglish…
— Et Bill lui donne beaucoup de leçons particulières, ricana Fred.
Maugrey sortit alors de sous sa cape un flacon rempli d’une substance qui ressemblait à de la boue. Il n’eut pas besoin d’ajouter un mot. Harry comprit aussitôt le reste du plan.
— Non ! s’écria-t-il, sa voix résonnant dans toute la cuisine. Pas question !
— Je les avais prévenus que tu réagirais comme ça, dit Hermione en prenant un petit air supérieur.
— Si vous croyez que je vais laisser six personnes risquer leur vie…
— Comme si c’était une nouveauté pour nous, lança Ron.
— Prendre mon apparence, c’est très différent…
— Oh, tu sais, Harry, personne ici n’en a très envie, dit Fred avec sérieux. Imagine que quelque chose se passe mal et que nous soyons tous condamnés à rester à jamais des petits imbéciles binoclards et maigrichons.
Harry n’eut pas le moindre sourire.
— Vous ne pourrez pas y arriver si je ne coopère pas. Il faudrait que je vous donne des cheveux.
— En effet, voilà qui démolit complètement notre plan, dit George. Il est bien évident qu’il nous sera impossible de te prendre des cheveux si tu ne coopères pas.
— Ah oui, à treize contre un, et en plus quelqu’un qui n’a pas le droit d’utiliser la magie, nous n’avons aucune chance, remarqua Fred.
— Très drôle, répliqua Harry. Vraiment très amusant.
— S’il faut recourir à la force, nous le ferons, grogna Maugrey.
En les voyant, Harry sentait son coeur rayonner, se dilater de bonheur : il éprouvait pour chacun d’eux une extraordinaire affection, même pour Mondingus qu’il avait essayé d’étrangler lors de leur dernière rencontre.
RON
Tu sais, Gin, on a toujours pensé que toi, tu aurais pu te retrouver à Serpentard.
GINNY
Quoi ?
RON
C’est vrai, Fred et George prenaient les paris.