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Harry Potter HARRY
Tu sais, c’est seulement quand nous avons pensé ne plus revoir Albus que j’ai vraiment compris ce que ma mère a été capable de faire pour moi. Un contre-sort si puissant qu’il a pu repousser le sortilège de la Mort.
GINNY
Et aussi, le seul sortilège que Voldemort ne pouvait comprendre – l’amour.
HARRY
J’ai pour lui un amour particulier, Ginny.
GINNY
Je le sais, mais il a besoin de le ressentir. 591/684 HARRY J’ai vraiment de la chance de t’avoir, tu sais ?
ALBUS
Je l’aimais bien, maman. Tu le sais ? Je l’aimais vraiment bien. Delphi. Et c’était – la fille de Voldemort ?
GINNY
Ils sont très doués pour ça, Albus – pour attraper des innocents dans leurs filets.
ALBUS
Tout est de ma faute.
GINNY prend ALBUS dans ses bras.
GINNY
C’est drôle. Ton père semble penser que tout est de sa faute à lui. Vous faites un étrange duo, tous les deux.
Nous avons un nouveau professeur de défense contre les forces du Mal, le professeur Ombrage. Elle est presque aussi sympathique que ta mère.
— Vous parlez des baguettes comme si elles avaient des sentiments, remarqua Harry, comme si elles pouvaient penser par elles-mêmes.
HARRY
Voldemort va tuer ma mère et mon père et je ne peux rien faire pour l’en empêcher.
DRAGO
Ce n’est pas vrai.
SCORPIUS
Papa, ce n’est pas le moment…
ALBUS
Il y a quelque chose que tu pourrais faire – pour l’arrêter. Mais tu ne le feras pas.
DRAGO
C’est héroïque.
La tante Pétunia, qui avait enfoui son visage dans son mouchoir, se retourna en entendant le bruit. Apparemment, elle ne s’était pas attendue à se retrouver seule avec Harry. Elle fourra précipitamment son mouchoir humide dans sa poche et dit :
— Eh bien… Adieu.
Puis elle se dirigea vers la porte sans lui accorder un regard.
— Adieu, répondit Harry.
Elle s’arrêta et se tourna vers lui. Pendant un instant, Harry eut la très bizarre impression qu’elle voulait lui dire quelque chose : elle lui jeta un regard étrange, craintif, et sembla sur le point de parler mais, avec un petit mouvement de tête, elle fila soudain hors de la pièce pour rejoindre son mari et son fils.
— Tu le comprends vraiment bien. [Ron à propos de Voldemort]
— En partie, répondit Harry. Par bribes… J’aimerais avoir compris autant de choses sur Dumbledore. Mais on verra bien.
HARRY
J’ai besoin de votre aide. De vos conseils. D’après Bane le centaure, Albus est en danger. Comment puis-je protéger mon fils, Dumbledore ?
DUMBLEDORE
Et c’est à moi que tu demandes comment protéger un jeune garçon d’un terrible danger ? On ne peut pas protéger les jeunes de la souffrance. La douleur doit arriver et elle arrivera.
HARRY
Donc, je suis censé rester là à regarder sans rien faire ?
DUMBLEDORE
Non. Tu es censé lui apprendre à affronter
la vie.
— « La dernière tentative de Vous-Savez-Qui pour prendre le pouvoir, pages 2 à 4. Ce que le ministère aurait dû nous dire, page 5. Pourquoi personne n’a écouté Albus Dumbledore, pages 6 à 8. Une interview exclusive de Harry Potter, page 9…» Eh bien, dit Hermione en repliant le journal qu’elle jeta à côté d’elle, au moins, ils ont de quoi écrire, maintenant. Mais l’interview de Harry n’a rien d’exclusif, c’est celle qui a paru dans Le Chicaneur, il y a plusieurs mois.
— Papa la leur a vendue, dit Luna de son ton absent en tournant une page du Chicaneur. Il en a tiré un bon prix, alors on va pouvoir organiser une expédition en Suède, cet été, pour essayer d’attraper un Ronflak Cornu.
Hermione sembla se faire violence pendant un instant, puis elle répondit :
— En voilà, une bonne idée.
Autour de lui, tout n’était plus que douleur et pénombre. Il était à moitié enseveli sous les décombres du couloir qui avait subi une terrible attaque : un courant d’air froid lui indiqua que le flanc du château était éventré et la sensation de tiédeur poisseuse sur sa joue signifiait qu’il saignait abondamment. Il entendit alors un cri déchirant qui lui remua les entrailles, un cri qui exprimait une souffrance que ni le feu ni aucun maléfice ne pouvait provoquer. Il se leva, chancelant, plus terrifié qu’il
ne l’avait été depuis le début de cette journée, plus terrifié peut-être qu’il ne l’avait jamais été dans sa vie…
Hermione se débattait parmi les gravats pour se remettre debout. Sur le sol, trois jeunes hommes aux cheveux roux étaient serrés les uns contre les autres, à l’endroit où l’explosion avait défoncé le mur. Harry saisit la main d’Hermione tandis qu’ils titubaient et trébuchaient sur les pierres et les débris de bois.
— Non… non… non ! hurla quelqu’un. Non ! Fred ! Non !
Percy secouait son frère, Ron agenouillé à côté d’eux, mais les yeux de Fred regardaient sans voir, le fantôme de son dernier rire toujours gravé sur son visage.
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