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Harry Potter Comme Hagrid l'avait dit, il arriverait ce qui arriverait et il faudrait alors se préparer à l'affronter.
Même si Harry préférait de beaucoup voir un Ron réjoui et prompt à la plaisanterie plutôt que le personnage maussade et agressif qu’il avait supporté au cours des dernières semaines, il estimait un peu trop élevé le prix à payer pour cette amélioration. Tout d’abord, il devait subir la présence fréquente de Lavande Brown qui considérait chaque instant où elle n’embrassait pas Ron comme un instant perdu. Ensuite, Harry se retrouvait une fois de plus le meilleur ami de deux personnes qui semblaient ne plus jamais vouloir se parler.
— La curiosité n'est pas répréhensible, dit-il, mais nous devrions toujours l'exercer avec prudence... avec prudence...
— Maroufles et pendards, marauds et coupe-jarrets, boutez-les hors d’ici, Harry Potter, faites-leur mordre la poussière !
— C'est ici que je te quitte, dit Firenze tandis que Hagrid se précipitait vers la clairière. Tu es
en sécurité, à présent.
Harry se laissa glisser à terre.
— Bonne chance, Harry Potter. Il arrive qu'on se trompe en lisant le destin dans les planètes.
Même les centaures. J'espère que c'est le cas aujourd'hui.
— Bien sûr que ça se passe dans ta tête, Harry, mais pourquoi donc faudrait-il en conclure que ce n’est pas réel ?
— Dans ce cas, allume un feu, dit Harry, à moitié étouffé.
— Oui, bien sûr, mais il n'y a pas de bois ! s'écria Hermione en se tordant les mains.
— TU ES FOLLE ? hurla Ron. TU ES UNE SORCIÈRE OU QUOI ?
— Ah, c'est vrai ! dit Hermione.
— Qu'est-ce qui se passe ? demanda Harry.
— Elle... elle m'a envoyé une Beuglante, dit Ron d'une voix faible.
— Tu ferais mieux de l'ouvrir tout de suite, murmura timidement Neville. Sinon, ce sera pire. Ma grand-mère m'en a envoyé une un jour, je ne l'ai pas ouverte et... ça a été horrible.
— Mais Potter semble avoir beaucoup de choses à dire sur le sujet, poursuivit Rogue qui pointa soudain l’index vers le fond de la salle, ses yeux noirs fixés sur Harry. Demandons donc à Potter de nous expliquer la différence entre un Inferius et un fantôme.
Toute la classe se retourna vers Harry qui essaya de se rappeler ce que Dumbledore lui avait dit la nuit où ils étaient allés voir Slughorn.
— Heu… eh bien, les fantômes sont transparents…, répondit-il.
— Oh, excellent, l’interrompit Rogue, avec une moue méprisante. Tout le monde pourra aisément constater que les six années, ou presque, pendant lesquelles on vous a enseigné la magie n’auront pas été une perte de temps, Potter. Les fantômes sont transparents.
Pansy Parkinson laissa échapper un petit rire aigu. Plusieurs autres élèves ricanèrent. Harry respira profondément et poursuivit d’une voix calme, bien qu’il sentît ses entrailles bouillonner :
— Oui, les fantômes sont transparents, alors que les Inferi sont des cadavres, ils ont donc une consistance solide…
— Un enfant de cinq ans aurait pu nous en dire autant, répliqua Rogue d’un ton moqueur. L’Inferius est un cadavre qui a été réanimé par les maléfices d’un mage noir. Il n’est pas vivant, c’est une simple marionnette qui obéit à la volonté du sorcier. Un fantôme, je pense que vous devez le savoir maintenant, est l’empreinte qu’un défunt a laissée sur la terre… et bien entendu, comme Potter nous l’a fait si judicieusement observer, il est transparent.
— Ce que Harry a dit est bien plus utile à savoir quand on essaye de les reconnaître ! fit remarquer Ron. Si on se retrouve face à l’un d’eux dans une allée obscure, il vaut mieux jeter un coup d’oeil pour voir s’il a une consistance solide plutôt que de lui demander : « Pardon, monsieur, ne seriez-vous pas par hasard l’empreinte d’un défunt ? »
Il y eut une vague d’éclats de rire aussitôt étouffée par le regard que Rogue lança à la classe.
— Encore dix points de moins pour Gryffondor, annonça-t-il. Je ne m’attendais à rien de plus raffiné de la part de Ronald Weasley, le garçon à la consistance si solide qu’il est incapable de transplaner de deux centimètres.
— Non ! chuchota Hermione en saisissant le bras de Harry qui ouvrait la bouche d’un air furieux. Ça ne sert à rien, tu vas encore finir avec une retenue, laisse tomber !
— OUAIS ! hurla-t-il.
Il exécuta un demi-tour et redescendit en piqué, levant la main qui tenait le Vif d’or. Lorsque la foule comprit ce qui venait de se passer, une immense clameur s’éleva dans le stade, couvrant le bruit du sifflet qui signalait la fin du match.
— Ginny, où vas-tu ? s’écria Harry, coincé par les autres joueurs qui l’étreignaient en plein vol, mais Ginny leur passa devant et poursuivit sa course jusqu’à l’estrade du commentateur qu’elle percuta de plein fouet dans un fracas assourdissant. Tandis que des cris et des rires fusaient des tribunes, le reste de l’équipe de Gryffondor atterrit devant les débris de bois sous lesquels Zacharias remuait faiblement. Harry entendit Ginny déclarer d’un ton dégagé à un professeur McGonagall très en colère :
— Désolée, professeur, j’ai oublié de freiner.
Éclatant de rire, Harry se dégagea des autres joueurs
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