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Rubeus Hagrid — Évidemment qu'on a envie de vous voir ! dit Harry en regardant Hagrid. Vous ne pensez quand même pas que ce qu'a écrit cette grosse truie de Skeeter... Excusez-moi, professeur, ajouta-t-il précipitamment en se tournant vers Dumbledore.
— J'ai eu un soudain accès de surdité et je n'ai aucune idée de ce que tu viens de dire, Harry, répondit Dumbledore en se tournant les pouces, les yeux levés vers le plafond.
— Savez-vous, l’interrompit Ombrage d’une voix claironnante, que le ministère de la Magie a classé les Sombrals dans la catégorie des créatures dangereuses ?
Harry sentit son coeur tomber comme une pierre dans sa poitrine mais Hagrid se contenta de pouffer de rire.
— Les Sombrals ne sont pas dangereux ! s’exclama-t-il. Oh, bien sûr, ils pourraient vous arracher un petit bout de quelque chose si vous les embêtiez…
— Montre… des signes… de… plaisir… à l’évocation… de la violence…, marmonna Ombrage en recommençant à écrire sur son bloc-notes.
— L’arme est cachée dans la cabane de Hagrid, c’est cela ? demanda Ombrage, impatiente, à l’oreille de Harry.
— Bien sûr que non, répondit Hermione d’un ton cinglant. Hagrid aurait pu la déclencher accidentellement.
— Oui, dit Ombrage, de plus en plus excitée. Oui, bien sûr, c’était le risque avec cet hybride imbécile.
— Jamais vu des mômes aussi doués pour en savoir plus que ce qu’ils devraient, marmonna-t-il en versant de l’eau bouillante dans trois de ses énormes tasses de la taille d’un seau. Et c’est pas un compliment. On appelle ça des fouineurs. Des gens qui se mêlent de ce qui ne les regarde pas.
Hagrid au trio
Personnages concernés : Rubeus Hagrid
— On a les essais de Quidditch, ce matin ! fit remarquer Ron. Et on est censés s’entraîner au sortilège de l’Aguamenti pour Flitwick ! De toute façon, qu’est-ce qu’il y a à expliquer ? Comment lui dire qu’on détestait sa stupide matière ?
— On ne la détestait pas ! protesta Hermione.
— Parle pour toi, répliqua Ron, la mine sombre. Je n’ai pas oublié les Scroutts. Et maintenant, je peux te le dire, on l’a échappé belle. Tu ne l’as pas entendu dans ses grands discours sur son crétin de frère – si on était restés à ses cours, on aurait fini par apprendre à Graup comment faire un noeud à ses lacets.
— Ça ne me plaît pas du tout d’être en froid avec Hagrid, dit Hermione qui paraissait bouleversée.
— On ira le voir après le Quidditch, lui assura Harry.
Hagrid lui manquait à lui aussi même si, tout comme Ron, il estimait préférable que Graup soit absent de leur vie.
Jamais encore il n’avait assisté à un mariage, il ne pouvait donc pas savoir en quoi les célébrations des sorciers différaient de celles des Moldus mais il était quasiment sûr que, chez ces derniers, on ne voyait pas de pièce montée ornée de deux petits phénix qui s’envolaient lorsqu’on coupait le gâteau, ni de bouteilles de champagne passant toutes seules parmi la foule des invités. À mesure que le soir tombait et que les papillons de nuit commençaient à s’engouffrer sous le dais, éclairé à présent par des lanternes flottantes, les réjouissances devenaient de plus en plus débridées. Fred et George avaient disparu depuis longtemps dans l’obscurité en compagnie de deux cousines de Fleur. Charlie, Hagrid et un petit sorcier trapu coiffé d’un canotier violet chantaient Odo le héros dans un coin.
Se faufilant dans la foule pour échapper à un oncle de Ron, manifestement ivre, qui se demandait
s’il n’était pas son fils.
— Qu’est-ce qui va lui arriver ? demanda-t-elle. Vous croyez qu’il va s’en sortir ?
— On croirait entendre Hagrid, répliqua Ron. C’est un dragon, Hermione, il peut se débrouiller tout
seul. Tu devrais plutôt t’inquiéter pour nous.
— Qu’est-ce que tu veux dire ?
— Eh bien, je ne sais pas comment t’annoncer la nouvelle, répondit Ron, mais il se peut qu’ils aient
remarqué qu’on était entrés chez Gringotts par effraction.
Tous trois éclatèrent de rire, un rire difficile à contrôler une fois qu’il avait commencé. Les côtes de
Harry lui faisaient mal, la faim lui donnait le tournis, mais il resta allongé dans l’herbe, sous le ciel
rougeoyant, à rire jusqu’à en avoir la gorge irritée.
Il savait que Hagrid ne lui aurait jamais envoyé volontairement quelque chose de dangereux, mais Hagrid n'avait pas la même notion du danger que la moyenne des gens normaux. Nul n'ignorait qu'il éprouvait une grande tendresse pour les araignées géantes, qu'il s'était empressé d'acheter un redoutable chien à trois têtes à un étranger rencontré dans un pub et qu'il dissimulait volontiers des oeufs de dragon dans sa cabane.
— Ah, oui, répondit Hagrid d’un ton joyeux. Content que vous ayez trouvé où c’était ! Comme vous le voyez - enfin, je ne sais pas si vous le voyez ou pas -, aujourd’hui, on fait les Sombrals…
— Je vous demande pardon ? dit le professeur Ombrage d’une voix forte, la main derrière l’oreille et les sourcils froncés. Qu’avez-vous dit ?
Hagrid parut un peu surpris.
— Heu… les Sombrals ! répéta-t-il en haussant le ton. Vous savez, ces… heu… grands chevaux avec des ailes !
Il agita ses bras gigantesques dans l’espoir de lui faire mieux comprendre de quoi il parlait. Le professeur Ombrage leva les sourcils et marmonna en même temps qu’elle écrivait sur son bloc-notes :
— Doit… recourir… à un… langage… gestuel… rudimentaire…
— Enfin, en tout cas…, reprit Hagrid, un peu troublé, en se tournant vers la classe. Heu… Qu’est-ce que je disais, déjà ?
— Semble… avoir… des problèmes… de mémoire…, grommela Ombrage suffisamment fort pour que tout le monde puisse l’entendre.
Comme Hagrid l'avait dit, il arriverait ce qui arriverait et il faudrait alors se préparer à l'affronter.