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Fred Weasley — Comme son nom l’indique, on ne peut pas violer un Serment Inviolable…
— Aussi curieux que ça puisse te paraître, je m’en étais douté. Mais qu’est-ce qui se passe si on le viole ?
— Tu en meurs, dit simplement Ron. Fred et George ont voulu m’obliger à en faire un quand j’avais cinq ans. J’ai failli aller jusqu’au bout. Je tenais la main de Fred et il commençait à prononcer la formule quand papa est arrivé. Il est devenu fou, se rappela Ron, l’oeil brillant à l’évocation de ce souvenir. C’est la seule fois où j’ai vu papa aussi en colère que maman. Fred dit que sa fesse gauche n’a plus jamais été la même depuis.
Vous n'auriez quand même pas l'intention de recommencer cette histoire de Farces pour sorciers facétieux ?
– Écoute, maman, répondit Fred en levant vers elle un regard attristé. Si demain, le Poudlard Express déraille et qu'on est tués tous les deux, George et moi, imagine dans quel état tu seras en pensant que, la dernière fois que tu nous as adressé la parole, c'était pour nous accuser injustement ?
— J’ai été un imbécile ! rugit Percy, d’une voix si forte que Lupin faillit en lâcher la photo. Je me suis conduit comme un idiot, comme une andouille prétentieuse, j’ai été un… un…
— Un crétin adorateur de ministère, assoiffé de pouvoir et déloyal envers sa famille, acheva Fred.
Percy déglutit.
— Oui, c’est ce que j’ai été !
— Tu ne saurais mieux dire, répliqua Fred en tendant la main à Percy.
Mrs Weasley fondit en larmes. Elle bondit en avant, repoussa Fred et serra Percy contre elle à l’en étouffer. Il lui tapota le dos, les yeux fixés sur son père.
— Je suis désolé, papa, dit Percy.
Mr Weasley battit précipitamment des paupières puis vint à son tour serrer son fils dans ses bras.
— Pas possible, dit George d’une voix étouffée.
— Il y a eu erreur, dit Fred.
Il arracha la lettre de la main de Ron et la leva contre la lumière comme s’il cherchait un filigrane.
— Aucune personne saine d’esprit n’aurait l’idée de nommer Ron préfet.
Les jumeaux tournèrent la tête d’un même mouvement et regardèrent Harry.
— On pensait que ce serait toi à coup sûr ! dit Fred, d’un ton qui laissait entendre que Harry avait dû leur jouer un tour.
— On croyait que Dumbledore serait forcé de te choisir, ajouta George d’un ton indigné.
— Après avoir remporté le Tournoi des Trois Sorciers et tout ça ! dit Fred.
— J’imagine que toutes ces histoires de folie ont dû jouer contre lui, dit George à Fred.
— Ouais, répondit Fred d’une voix lente. Ouais, tu as causé trop d’ennuis, mon vieux. Enfin, il y en a au moins un de vous deux qui sait où sont ses priorités.
Il s’approcha de Harry et lui donna une claque dans le dos tandis qu’il foudroyait Ron du regard.
— Préfet… Le petit Ronnie préfet.
— Maman va devenir intenable, grogna George en rendant à Ron son insigne, comme s’il avait eu peur d’être contaminé.
— Je te l'ai déjà dit, Ron, reprit soudain Fred, arrête de mettre ton nez partout si tu veux qu'il reste entier. Remarque, ce ne serait pas plus mal d'en enlever un bout, mais...
— Harry Potter ! [McGonagall]
Lorsque Harry sortit du rang, des murmures s'élevèrent dans toute la salle.
— Elle a bien dit Potter ?
— Le Harry Potter ?
Avant que le chapeau lui tombe devant les yeux en le plongeant dans le noir absolu, Harry eut le temps de voir les têtes qui se tendaient pour mieux le regarder.
— Hum, ce n'est pas facile, dit une petite voix à son oreille. C'est même très difficile. Je vois beaucoup de courage. Des qualités intellectuelles, également, Il y a du talent et... ho ! ho ! mon garçon, tu es avide de faire tes preuves, voilà qui est intéressant... Voyons, où vais-je te mettre ?
Harry crispa les doigts sur les bords du tabouret. « Pas à Serpentard, pas à Serpentard », pensa-t-il avec force.
— Pas à Serpentard ? dit la petite voix. Tu es sûr ? Tu as d'immenses qualités, sais-tu ? Je le vois dans ta tête et Serpentard t'aiderait singulièrement sur le chemin de la grandeur, ça ne fait aucun doute. Alors ? Non ? Vraiment ? Très bien, si tu es sûr de toi, il vaut mieux t'envoyer à... GRYFFONDOR !
Harry entendit le dernier mot résonner dans la Grande Salle. Il ôta le chapeau et se dirigea, les jambes tremblantes, vers la table des Gryffondor. Soulagé d'avoir échappé à Serpentard, il remarqua à peine qu'on lui réservait la plus longue et la plus bruyante ovation de la soirée. Percy le Préfet se leva et lui serra vigoureusement la main tandis que les jumeaux Weasley scandaient:
— Potter avec nous ! Potter avec nous !
— On s’en fiche complètement de cette idiotie d’Ordre ! s’exclama Fred.
— Tout ce qui compte, c’est que papa est en train de mourir ! s’écria George.
— Votre père savait à quoi il s’exposait et il ne vous remerciera pas d’avoir compliqué les choses ! répliqua Sirius, tout aussi furieux. Voilà pourquoi vous n’êtes pas membres de l’Ordre… Vous ne comprenez pas… Il y a des causes pour lesquelles il vaut la peine de mourir !
Autour de lui, tout n’était plus que douleur et pénombre. Il était à moitié enseveli sous les décombres du couloir qui avait subi une terrible attaque : un courant d’air froid lui indiqua que le flanc du château était éventré et la sensation de tiédeur poisseuse sur sa joue signifiait qu’il saignait abondamment. Il entendit alors un cri déchirant qui lui remua les entrailles, un cri qui exprimait une souffrance que ni le feu ni aucun maléfice ne pouvait provoquer. Il se leva, chancelant, plus terrifié qu’il
ne l’avait été depuis le début de cette journée, plus terrifié peut-être qu’il ne l’avait jamais été dans sa vie…
Hermione se débattait parmi les gravats pour se remettre debout. Sur le sol, trois jeunes hommes aux cheveux roux étaient serrés les uns contre les autres, à l’endroit où l’explosion avait défoncé le mur. Harry saisit la main d’Hermione tandis qu’ils titubaient et trébuchaient sur les pierres et les débris de bois.
— Non… non… non ! hurla quelqu’un. Non ! Fred ! Non !
Percy secouait son frère, Ron agenouillé à côté d’eux, mais les yeux de Fred regardaient sans voir, le fantôme de son dernier rire toujours gravé sur son visage.
— Les première année doivent savoir qu'il est interdit à tous les élèves sans exception de pénétrer dans la forêt qui entoure le collège. Certains de nos élèves les plus anciens feraient bien de s'en souvenir.
Dumbledore tourna ses yeux étincelants vers les jumeaux Weasley.
— Bien, dit-il en demandant leur attention, j’ai pensé que ce soir, nous devrions revoir tout ce que nous avons fait jusqu’à maintenant, puisque c’est notre dernière réunion avant les vacances et qu’il ne servirait à rien de commencer quelque chose de nouveau à la veille d’une interruption de trois semaines.
— On ne va rien faire de nouveau ? protesta Zacharias Smith dans un murmure de mauvaise humeur assez sonore pour être entendu dans toute la salle. Si j’avais su, je ne serais pas venu.
— Dans ce cas, on regrette tous beaucoup que Harry ne t’ait pas prévenu à temps, dit Fred à haute voix.