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Harry Potter — Écoute-moi bien, tu dois me donner ta parole que...
— ...que je ne ferai pas de bêtises et que je resterai au château ? acheva Harry d'un ton lugubre.
— Pas seulement ça, dit Mr Weasley qui n'avait jamais paru aussi grave. Harry. jure-moi que tu n'essaieras pas de retrouver Black.
— Quoi ? répondit Harry en ouvrant des yeux ronds.
Il y eut un coup de sifflet sonore. Des employés en uniforme avançaient le long du quai en fermant les portières.
— Harry, promets-moi... insista Mr Weasley en parlant de plus en plus vite, jure-moi que, quoi qu'il arrive...
— Pourquoi est-ce que j'essaierais de retrouver quelqu'un qui veut me tuer ? répliqua Harry d'une voix neutre.
— Je… Hermione, je suis désolé… Je ne m’étais… [Harry]
— Pas rendu compte que Ron et moi savons parfaitement ce que nous risquons en t’accompagnant ? Eh bien, oui, nous le savons. Ron, montre à Harry ce que tu as fait.
— Non, il vient de manger, répondit Ron.
Il lui était toujours très difficile de croire qu’un meurtre se produirait inéluctablement dans sa vie, qu’un moment viendrait où il lui faudrait tuer ou être tué…
— On s’en fiche de ce que vous permettez, Minerva McGonagall. Votre époque est terminée. C’est nous qu’on commande, maintenant, et vous serez de mon côté ou alors vous le payerez cher.
Et il lui cracha à la figure.
Harry se débarrassa de la cape, leva sa baguette et dit simplement :
— Vous n’auriez pas dû faire ça.
Au moment où Amycus pivotait sur ses talons, Harry s’écria :
— Endoloris !
[...]
— Je comprends ce que Bellatrix voulait dire, commenta Harry, le sang battant dans sa tête, il faut vraiment vouloir la souffrance de l’autre.
— Potter ! murmura le professeur McGonagall, une main contre son coeur. Potter… Vous êtes ici ! Que… Comment…
Elle s’efforça de reprendre contenance.
— Potter, c’était idiot !
— Il vous a craché dessus, dit Harry.
— Potter, je… C’était très… chevaleresque de votre part… mais vous rendez-vous compte de…
— Oui, parfaitement, assura Harry.
— Il est cruel, reprit Dumbledore d’une voix douce, que Sirius et toi ayez passé si peu de temps ensemble. Une fin brutale à des liens qui auraient pu durer longtemps et vous apporter de grandes joies.
— Je te ménageais trop, dit simplement Dumbledore. Je me souciais davantage de ton bonheur que de t’apprendre la vérité, davantage de ta tranquillité d’esprit que de mon plan, davantage de ta vie que des autres vies qui seraient peut-être perdues si ce plan échouait. En d’autres termes, j’ai agi exactement comme Voldemort s’attend à ce que nous agissions, nous, les imbéciles qui éprouvons des sentiments d’amour.
— Vous savez ce que je pense, Potter ? poursuivit Rogue à voix très basse. Je pense que vous êtes un menteur, un tricheur, et que vous méritez de rester en retenue avec moi tous les samedis jusqu’à la fin du trimestre. Qu’en dites-vous, Potter ?
— Je… je ne suis pas d’accord, monsieur, répondit Harry qui refusait toujours de regarder Rogue en face.
— Eh bien, nous verrons quel sera votre sentiment à l’issue de vos retenues. Dix heures, samedi matin, Potter. Dans mon bureau.
— Mais monsieur, protesta Harry en levant les yeux d’un air désespéré. Le Quidditch… Le dernier match de…
— Dix heures, murmura Rogue avec un sourire qui découvrit ses dents jaunâtres. Pauvre Gryffondor… J’ai bien peur que cette année, son équipe se retrouve à la quatrième place…
Et il sortit sans ajouter un mot, laissant Harry seul devant le miroir craquelé.
— Je ne te ferai pas le coup du Je-te-l’avais-bien-dit, déclara Hermione une heure plus tard dans la salle commune.
— Laisse tomber, Hermione, lança Ron avec colère.
La cage d’Hedwige, l’Éclair de feu et son sac à dos glissèrent d’entre ses genoux…
— Non ! HEDWIGE !
Le balai tournoyait déjà vers la terre, mais il parvint à saisir la sangle de son sac à dos et la poignée de la cage tandis que la moto pivotait à nouveau dans le bon sens. Il eut une seconde de répit puis un autre éclair de lumière verte jaillit. La chouette poussa un cri perçant et tomba sur le plancher de la cage.
— Non… NON !
La moto fonça tout droit. Harry vit des Mangemorts aux visages recouverts de capuchons se disperser sur le passage de Hagrid qui brisa brutalement leur cercle.
— Hedwige… Hedwige…
Mais la chouette était étendue, immobile, sur le plancher de la cage, tel un jouet pitoyable. Il n’arrivait pas à y croire et la peur qu’il éprouvait pour les autres fut à son comble.
— Kreattur est un immonde… menteur… il mérite…
— Kreattur est ce que les sorciers en ont fait, Harry, répondit Dumbledore. [...] Sirius ne détestait pas Kreattur, il le considérait simplement comme un serviteur qui ne mérite pas beaucoup d’intérêt. L’indifférence, la négligence, font parfois beaucoup plus de dégâts que l’hostilité déclarée… La fontaine que nous avons détruite cette nuit racontait un mensonge. Nous les sorciers avons maltraité trop longtemps les êtres qui nous sont proches et nous récoltons aujourd’hui ce que nous avons semé.
Harry laissa tomber ses cheveux dans le liquide boueux. Dès qu’ils entrèrent en contact avec sa surface, la potion se mit à mousser et à fumer puis, tout à coup, elle prit une couleur dorée, claire et brillante.
— Oh, Harry, tu as l’air d’avoir bien meilleur goût que Crabbe et Goyle, dit Hermione.
Puis elle vit Ron hausser les sourcils et ajouta en rougissant légèrement :
— Tu comprends bien ce que je veux dire. La potion de Goyle ressemblait à de la morve.
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