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Albus Dumbledore — Tu sais à quel point j’aime les enfants, Dumbledore.
— Dois-je en conclure que tu n’attends même plus la pleine lune pour attaquer, désormais ? C’est très inhabituel… Tu as donc un tel goût pour la chair humaine qu’il ne lui suffit plus d’être satisfait une fois par mois ?
— Exactement, répondit Greyback. Ça te choque, n’est-ce pas, Dumbledore ? Ça te fait peur ?
— Je ne peux pas prétendre en tout cas que ça ne me dégoûte pas, répliqua Dumbledore. Et en effet, je suis un peu choqué que Drago t’ait amené dans cette école où habitent tous ses amis…
— Ce n’est pas moi qui l’ai fait venir, dit Malefoy dans un souffle.
Il ne regardait pas Greyback, ne voulait même pas lui jeter un coup d’oeil.
— Je ne savais pas qu’il serait ici…
— Je ne manquerais pour rien au monde une visite à Poudlard, Dumbledore, lança Greyback de sa voix rauque. Il y a ici tant de gorges à lacérer… Délicieux, délicieux…
Narcissa Malefoy eut un sourire déplaisant.
— Je constate qu’être le chouchou de Dumbledore vous a donné l’illusion que vous étiez invincible, Harry Potter. Mais Dumbledore ne sera pas toujours là pour vous protéger.
Harry jeta un regard moqueur autour de la boutique.
— Tiens… vous avez vu… il n’est pas là pour l’instant ! C’est le moment de tenter votre chance, non ? Peut-être qu’à Azkaban, ils vous trouveront une cellule double à partager avec votre mari vaincu !
— Il voulait rester ici ? Pourquoi ? s’étonna Harry, de plus en plus ébahi.
— Je pense qu’il y avait plusieurs raisons bien qu’il n’en ait révélé aucune au professeur Dippet, répondit Dumbledore. D’abord, et c’est très important, je crois que Voldemort éprouvait pour cette école un attachement qu’aucun être humain n’aurait pu lui inspirer. Poudlard était l’endroit où il avait été le plus heureux. Le premier et le seul où il se soit senti chez lui.
Harry fut un peu mal à l’aise en entendant ces mots car il avait exactement le même sentiment par rapport à Poudlard.
— N’aie pas pitié des morts, Harry. Aie plutôt pitié des vivants et surtout de ceux qui vivent sans amour. En y retournant, tu pourras faire en sorte qu’il y ait moins d’âmes mutilées, moins de familles déchirées. Si cela en vaut la peine à tes yeux, alors disons-nous au revoir pour l’instant.
— D’après ce qu’on dit, vous étiez avec lui quand il a quitté l’école, la nuit où il est mort.
— Qui dit cela ? demanda Harry.
— Quelqu’un a stupéfixé un Mangemort au sommet de la tour, après la mort de Dumbledore. Il y avait également deux balais là-haut. Le ministère n’est pas stupide, Harry.
— Content de l’apprendre, répliqua Harry. Eh bien, sachez que l’endroit où je suis allé avec Dumbledore et ce que j’y ai fait ne regarde que moi. Il ne voulait pas que cela se sache.
— Severus Rogue n’était pas des vôtres, reprit Harry. Rogue était dans le camp de Dumbledore, dans son camp depuis le moment où vous avez commencé à traquer ma mère. Vous ne vous en êtes jamais rendu compte, à cause de cette chose que vous ne pouvez comprendre. Vous n’avez jamais vu Rogue produire un Patronus, n’est-ce pas, Jedusor ? [...] Le Patronus de Rogue était une biche, poursuivit Harry, la même que celle de ma mère, parce qu’il l’a aimée pendant presque toute sa vie, depuis qu’ils étaient enfants. Vous auriez dû vous en
apercevoir.
La colère de Harry remonta à la surface comme un serpent qui se dresse soudain parmi les hautes herbes. Il était épuisé, son esprit s’égarait au-delà de toute mesure. Au cours des douze dernières heures, la terreur, le soulagement, puis à nouveau la terreur s’étaient succédé en lui, et pourtant, Dumbledore ne voulait toujours pas lui parler !
— Alors, c’est tout ? lança-t-il d’une voix forte. « Restez où vous êtes » ? C’est aussi tout ce qu’on a trouvé à me dire après l’attaque des Détraqueurs ! Tiens-toi tranquille pendant que les adultes s’occupent des choses sérieuses ! On ne prendra pas la peine de te dire quoi que ce soit parce que ton minuscule petit cerveau ne saurait pas comment réagir !
— Voilà précisément pourquoi j’ai toujours détesté être professeur ! répliqua Phineas Nigellus d’une voix encore plus forte que celle de Harry. Les jeunes gens ont toujours l’infernale certitude d’avoir raison en toutes choses.
— Pourras-tu jamais me pardonner ? demanda-t-il. Pourras-tu me pardonner de n’avoir pas eu
confiance en toi ? De ne pas t’avoir mis au courant ? Harry, j’avais simplement peur que tu échoues comme moi-même j’avais échoué. J’avais peur que tu répètes les mêmes erreurs que moi. J’implore ton pardon. Depuis un certain temps, maintenant, je sais que tu es le meilleur de nous deux.
— Vous n’avez pas fait ce que je demandais. Jamais vous n’avez traité Harry comme un fils. Avec vous, il n’a connu que l’indifférence et même souvent la cruauté. Le mieux qu’on puisse dire, c’est qu’au moins il n’aura pas subi les terribles dommages infligés au malheureux garçon assis entre vous.
La tante Pétunia et l’oncle Vernon tournèrent instinctivement la tête comme s’ils s’attendaient à voir quelqu’un d’autre que Dudley coincé entre eux.
— Nous… maltraiter Duddy ? Qu’est-ce que vous…, commença l’oncle Vernon, furieux, mais Dumbledore leva un doigt pour lui imposer le silence, et l’oncle Vernon sembla soudain devenu muet.
— Il existait peut-être un homme sur un million qui pouvait rassembler les reliques, Harry. Je
n’étais capable de posséder que la plus médiocre, la moins extraordinaire. Je pouvais posséder la
Baguette de Sureau, et ne pas m’en vanter, ne pas m’en servir pour tuer. Il m’était permis de la dominer,
de l’utiliser, simplement parce que je l’avais prise, non pour un bénéfice personnel, mais pour sauver les
autres de ses méfaits.
La cape, en revanche, je l’ai examinée par une simple et vaine curiosité. Elle n’aurait jamais
fonctionné pour moi aussi bien que pour toi, son véritable propriétaire. Quant à la pierre, je m’en serais
servi pour essayer de ramener ceux qui reposaient en paix, plutôt que pour accomplir le sacrifice de
moi-même, comme toi tu l’as fait. Tu es le digne possesseur des reliques.
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