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Harry Potter — Bonjour, Harry, je m’appelle Romilda, Romilda Vane, dit-elle d’une voix forte et assurée. Tu ne veux pas venir avec nous dans notre compartiment ? Tu n’es pas obligé de rester avec eux, ajouta-telle en aparté.
Elle montra le derrière de Neville qui dépassait de sous la banquette, tandis qu’il cherchait Trevor à tâtons, et Luna qui portait à présent ses Lorgnospectres gratuites en ayant l’air d’un hibou bariolé et un peu fou.
— Ce sont des amis à moi, répliqua Harry d’un ton glacial.
— Ah bon ? s’étonna la fille. D’accord.
Elle battit en retraite et referma derrière elle la porte du compartiment.
— Les gens pensent que tu devrais avoir des amis plus cool que nous, dit Luna, manifestant à nouveau une sincérité embarrassante.
— Vous êtes très cool tous les deux, trancha sèchement Harry. Aucune d’elles ne se trouvait au ministère le jour où vous vous êtes battus à côté de moi.
— C’est très gentil de dire ça, répondit Luna, le visage rayonnant.
— Professeur Dumbledore, dit-il. Hier, quand j'ai passé mon examen de Divination, le professeur Trelawney est devenue très... très bizarre.
— Vraiment ? Tu veux dire plus bizarre que d'habitude ?
— Pourquoi ? demanda aussitôt Harry en levant les yeux vers Dumbledore. Pourquoi était-il revenu ? L’avez-vous jamais découvert ?
— J’ai quelques idées, répondit Dumbledore, rien d’autre.
— Quelles idées, monsieur ?
— Je t’en ferai part lorsque tu seras parvenu à recueillir le souvenir du professeur Slughorn. Quand nous disposerons de cette dernière pièce du puzzle, j’espère que tout deviendra clair… pour nous deux.
Harry brûlait toujours de curiosité et bien que Dumbledore lui eût ouvert la porte, il ne sortit pas tout de suite.
— Voulait-il toujours enseigner la défense contre les forces du Mal ? Il ne l’a pas dit…
— Oh, c’était ce qu’il désirait, sans aucun doute, assura Dumbledore. La suite de notre petite rencontre l’a prouvé. Nous n’avons jamais pu conserver un professeur de défense contre les forces du Mal plus d’un an depuis que j’ai refusé ce poste à Lord Voldemort.
— Je n’ai pas demandé… Je n’ai pas voulu… Voldemort a tué mes parents ! balbutia Harry. Je suis devenu célèbre parce qu’il a assassiné ma famille sans réussir à me tuer ! Qui aurait envie d’être célèbre pour cette raison-là ? Ils ne comprennent donc pas que j’aurais préféré ne jamais…
Harry à Ginny, Hermione et Ron
Personnages concernés : Harry Potter, Lord Voldemort
Comme chaque fois qu’il se trouvait en compagnie de Moldus occupés à leurs tâches quotidiennes, Mr Weasley eut du mal à modérer son enthousiasme.
— C’est tout simplement fabuleux, murmura-t-il en montrant les distributeurs automatiques de tickets. Merveilleusement ingénieux.
— Ils sont hors d’usage, fit remarquer Harry qui lui montra l’écriteau.
— Oui, mais même…, répondit Mr Weasley en regardant les machines d’un air ému.
— Mettons les choses au net. Est-ce que tu as l’intention de raconter à Ron que tu es intervenue le jour des épreuves de sélection des gardiens ?
Hermione haussa les sourcils.
— Tu crois que je m’abaisserais à ce point ?
Harry la fixa d’un regard pénétrant.
— Hermione, si tu es capable de sortir avec McLaggen…
— Il y a une différence, répliqua Hermione avec dignité. Je ne dirai rien à Ron sur ce qui aurait pu se passer ou non le jour des essais.
— Tant mieux, approuva Harry avec ferveur. Sinon, il s’effondrerait à nouveau et on perdrait le prochain match…
— Le Quidditch ! s’exclama Hermione, courroucée. C’est donc tout ce qui intéresse les garçons ? Cormac ne m’a pas posé une seule question sur moi, non, j’ai simplement eu droit au récit intégral des Cent-Plus-Grands-Arrêts-de-Tir-De-Cormac-McLaggen… oh, le voilà !
Harry dormit mal, cette nuit-là. Tout d'abord, il rêva qu'il avait oublié de se réveiller et que Dubois hurlait: « Où étais-tu passé ? On a été obligés de prendre Neville pour te remplacer ! »
— Bonne chance. J’espère que nous nous reverrons. Les espoirs du monde magique reposent sur vos épaules. [Dedalus Diggle]
— Ah…, dit Harry. Très bien. Merci.
— Adieu Harry, ajouta Hestia en lui serrant également la main. Nos pensées vous accompagnent.
— J’espère que tout ira bien, répondit Harry en jetant un coup d’oeil à la tante Pétunia et à Dudley.
— Oh, je suis sûr que nous deviendrons les meilleurs amis du monde, assura Diggle d’un air radieux.
— Les autres profs ont pour consigne de nous envoyer chez les Carrow en cas de mauvaise conduite. Mais ils ne le font pas, s’ils peuvent l’éviter. On voit bien qu’ils les détestent autant que nous. Amycus, le frère, nous enseigne ce qu’on appelait la défense contre les forces du Mal, sauf que maintenant, ils ont rebaptisé ça l’art de la magie noire. On est censés s’entraîner à jeter le sortilège Doloris en prenant comme cobayes les élèves qui sont en retenue…
— Quoi ?
Les voix de Harry, Ron et Hermione résonnèrent à l’unisson dans tout le tunnel.
— Oui, dit Neville. C’est ce qui m’a valu ceci – il montra une entaille particulièrement profonde sur sa joue –, j’avais refusé de le faire. Mais il y a des gens qui s’y habituent très bien. Crabbe et Goyle, par exemple, aiment beaucoup ça. J’imagine que c’est la première fois qu’ils sont les meilleurs en quelque chose. Alecto, la soeur d’Amycus, est chargée de l’étude des Moldus, une matière obligatoire pour tout le monde. On est tous obligés de l’entendre expliquer que les Moldus sont des animaux, sales et stupides, qu’ils ont forcé les sorciers à vivre dans la clandestinité en les persécutant et que l’ordre naturel est en passe d’être rétabli. J’ai eu ça – il montra une autre plaie sur son visage – pour lui avoir demandé quel pourcentage de sang moldu ils avaient dans les veines, son frère et elle.
— Voyons, Neville, dit Ron, quand on veut faire de l’ironie, il faut choisir le bon endroit et le bon moment.
— Tu ne l’as jamais entendue. Toi non plus, tu ne l’aurais pas supporté. D’ailleurs, ça aide quand des élèves leur tiennent tête, ça donne de l’espoir à tout le monde. Je l’avais déjà remarqué à l’époque où c’était toi qui le faisais, Harry.
— On dirait que tu leur as servi à aiguiser des couteaux, remarqua Ron avec une légère grimace lorsqu’ils passèrent sous une lampe qui mit davantage en relief les blessures de Neville.
Celui-ci haussa les épaules.
— Ce n’est pas grave. Ils ne veulent pas trop verser de sang pur, et même s’ils nous torturent un peu quand on est insolents, ils ne nous tuent pas.
Harry ne savait pas ce qui était le pire, ce que Neville racontait ou le ton de banalité sur lequel il le
racontait.
Neville, en revanche, n'était jamais monté sur un balai. Sa grand-mère s'y était toujours opposée. Harry songeait en son for intérieur que c'était une sage décision, étant donné le nombre incroyable d'accidents que Neville avait déjà eu dans sa vie en restant les deux pieds sur terre.
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