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Harry Potter et la Coupe de Feu Le banquet avait commencé depuis une vingtaine de minutes lorsque Hagrid se faufila à l'intérieur de la salle en passant par une porte située derrière la table des professeurs. Il se glissa à sa place et salua Harry, Ron et Hermione en agitant une main entourée de bandages.
— Les Scroutts vont bien, Hagrid ? lança Harry depuis la table des Gryffondor.
— En pleine forme, répondit Hagrid d'un air ravi.
— Rien d'étonnant, dit Ron à voix basse. Apparemment, la nourriture qui leur convient le mieux, ce sont les doigts de Hagrid.
— Nous savons tous que le professeur Maugrey considère qu'il a perdu sa matinée si, à l'heure du déjeuner, il n'a pas découvert au moins six complots pour le tuer
— Il est revenu, murmura Harry. Voldemort est revenu.
— Si tu veux savoir ce que vaut un homme, regarde donc comment il traite ses inférieurs, pas ses égaux.
Sirius Black à Ron Weasley
Personnages concernés : Sirius Black, Ron Weasley
— Une petite femme grassouillette ? grogna-t-il enfin. Avec toute une bande de rouquins ?
Harry fronça les sourcils. Il trouvait un peu exagéré de la part de l'oncle Vernon de traiter quiconque de « grassouillet » alors que son propre fils, Dudley, avait finalement atteint l'objectif qu'il semblait s'être fixé depuis l'âge de trois ans, c'est-à-dire devenir plus large que haut.
— Les familles de nombre d'entre vous ont été déchirées à cause de lui. Il y a une semaine, un élève nous a été arraché. Souvenez-vous de Cedric. Si, un jour, vous avez à choisir entre le bien et la facilité, souvenez-vous de ce qui est arrivé à un garçon qui était bon, fraternel et courageux, simplement parce qu'il a croisé le chemin de Lord Voldemort. Souvenez-vous de Cedric Diggory.
Cinq des camarades de Charlie s'approchèrent du dragon en vacillant sous le poids d'un tas d'énormes oeufs semblables à des pierres grises, qu'ils portaient sur une couverture déployée dont chacun tenait un bout. Ils déposèrent délicatement la couverture à côté du Magyar à pointes, sous les yeux de Hagrid qui laissa échapper un gémissement d'envie.
— Je les ai fait compter, Hagrid, dit Charlie d'un ton très sérieux. Comment va Harry ? ajouta-t-il.
— Très bien, répondit Hagrid sans quitter du regard les oeufs de dragon.
— Je préfère me promener tout nu plutôt que de mettre un truc pareil. [...] Je ne porterai jamais ça, insista Ron. Jamais.
– Très bien, répliqua sèchement Mrs Weasley. Dans ce cas, promène-toi tout nu. Harry, tu n'oublieras pas de prendre une photo de lui. J'ai bien besoin de rire un peu de temps en temps.
— Non mais, regardez-moi ça ! s'exclama Drago Malefoy d'un ton extasié, en déployant la robe de Ron pour la montrer à Crabbe et Goyle. Weasley, tu n'avais quand même pas l'intention de mettre ça ? C'était sûrement à la pointe de la mode en 1890, mais enfin...
— Va te faire cuire une bouse de dragon, répliqua Ron dont le teint avait pris la même couleur que la robe.
Mais Hermione avait raison, pensa Harry avec agacement, le professeur Trelawney n'avait jamais raconté que des mensonges. [...] Depuis longtemps, Harry en était arrivé à la conclusion qu'elle devait sa réputation de voyante à quelques coups de chance dans ses prédictions et à son comportement soigneusement étudié pour faire froid dans le dos.