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George Weasley — On aurait dit qu'on torturait quelqu'un ! murmura Neville qui était devenu livide et avait renversé des saucisses par terre. Ils vont te faire subir le sortilège Doloris et tu devras y résister ! Ce sera ça, ta deuxième tâche !
— Ne raconte pas de bêtises, Neville, c'est illégal, dit George. Ils n'utiliseraient jamais un sortilège Doloris contre les champions. Moi, ça m'a un peu rappelé la façon de chanter de Percy... Tu devras peut-être l'attaquer pendant qu'il prend sa douche, Harry.
— Quand je me marierai, dit Fred en tirant sur le col de sa propre robe, je ne m’encombrerai pas de toutes ces idioties. Vous pourrez vous habiller comme vous voudrez et je ferai subir à maman le maléfice du Saucisson jusqu’à ce que tout soit terminé.
— Finalement, elle n’a pas été trop terrible, ce matin, dit George. Elle a un peu pleuré parce que Percy ne sera pas là, mais qui a envie de le voir ?
— Hum, hum.
Harry et George firent aussitôt volte-face. Dolores Ombrage se tenait dans l’encadrement de la porte, enveloppée dans une cape de tweed vert qui accentuait considérablement son allure de crapaud. Elle avait cet horrible sourire, nauséeux et menaçant, que Harry associait désormais à d’imminentes catastrophes.
— Je n’arrive pas à le croire ! Je n’arrive pas à le croire ! Oh, Ron, c’est tellement merveilleux ! Un préfet ! Tout le monde l’a été dans la famille !
— Et Fred et moi, on est qui ? Des voisins de palier ? s’indigna George.
— Pas possible, dit George d’une voix étouffée.
— Il y a eu erreur, dit Fred.
Il arracha la lettre de la main de Ron et la leva contre la lumière comme s’il cherchait un filigrane.
— Aucune personne saine d’esprit n’aurait l’idée de nommer Ron préfet.
Les jumeaux tournèrent la tête d’un même mouvement et regardèrent Harry.
— On pensait que ce serait toi à coup sûr ! dit Fred, d’un ton qui laissait entendre que Harry avait dû leur jouer un tour.
— On croyait que Dumbledore serait forcé de te choisir, ajouta George d’un ton indigné.
— Après avoir remporté le Tournoi des Trois Sorciers et tout ça ! dit Fred.
— J’imagine que toutes ces histoires de folie ont dû jouer contre lui, dit George à Fred.
— Ouais, répondit Fred d’une voix lente. Ouais, tu as causé trop d’ennuis, mon vieux. Enfin, il y en a au moins un de vous deux qui sait où sont ses priorités.
Il s’approcha de Harry et lui donna une claque dans le dos tandis qu’il foudroyait Ron du regard.
— Préfet… Le petit Ronnie préfet.
— Maman va devenir intenable, grogna George en rendant à Ron son insigne, comme s’il avait eu peur d’être contaminé.
— Mais je crois que vous connaissez déjà ma petite Luna ? ajouta-t-il à l’adresse de Ron.
— Oui, répondit celui-ci. Elle n’est pas avec vous ?
— Elle s’est attardée dans ce charmant petit jardin pour dire bonjour aux gnomes. Leur invasion est
une bénédiction ! Combien sont rares les sorciers qui se rendent compte de tout ce qu’on peut apprendre grâce à ces petits gnomes pleins de sagesse – ou plutôt, pour leur donner leur vrai nom, ces Gemumbli
jardinsi.
— Les nôtres connaissent d’excellents jurons, dit Ron, mais je crois que ce sont Fred et George qui les leur ont appris.
Jamais encore il n’avait assisté à un mariage, il ne pouvait donc pas savoir en quoi les célébrations des sorciers différaient de celles des Moldus mais il était quasiment sûr que, chez ces derniers, on ne voyait pas de pièce montée ornée de deux petits phénix qui s’envolaient lorsqu’on coupait le gâteau, ni de bouteilles de champagne passant toutes seules parmi la foule des invités. À mesure que le soir tombait et que les papillons de nuit commençaient à s’engouffrer sous le dais, éclairé à présent par des lanternes flottantes, les réjouissances devenaient de plus en plus débridées. Fred et George avaient disparu depuis longtemps dans l’obscurité en compagnie de deux cousines de Fleur. Charlie, Hagrid et un petit sorcier trapu coiffé d’un canotier violet chantaient Odo le héros dans un coin.
Se faufilant dans la foule pour échapper à un oncle de Ron, manifestement ivre, qui se demandait
s’il n’était pas son fils.
— Je te prouverai qui je suis, Kingsley, lorsque j’aurai vu mon fils et maintenant, laisse-moi passer si tu tiens à ta santé !
Harry n’avait jamais entendu Mr Weasley crier de la sorte.
— Ouais, c’est bien ça, tu t’en fiches ! Et le reste de ma famille ? « Les Weasley n’ont vraiment pas besoin qu’un autre de leurs enfants soit blessé », tu l’as entendu ?
[...]
— Ron ! s’exclama Hermione, se glissant entre eux de force. Je ne pense pas que ça veuille dire qu’il se soit passé quelque chose de nouveau, quelque chose que nous ignorons. Réfléchis, Ron, Bill a eu le visage tailladé, plein de gens, à l’heure qu’il est, ont dû voir que George avait perdu une oreille et tu es censé être sur ton lit de mort, terrassé par l’éclabouille, je suis sûre que c’est la seule chose qu’il
voulait dire…
— Ah, tu es sûre ? Très bien, alors, je ne vais plus me faire de souci pour eux. Tout va bien pour vous deux, vos parents sont en sécurité…
— Mes parents sont morts ! beugla Harry.
— Et il pourrait arriver la même chose aux miens ! hurla Ron.
— Alors, VA-T’EN ! rugit Harry. Va les retrouver, fais semblant d’avoir guéri de ton éclabouille, comme ça, maman pourra te préparer à manger et…
— Très bien, il me semble apercevoir quelques cousines Vélanes, dit George en tendant le cou pour mieux voir. Elles auront besoin d’aide pour comprendre les coutumes anglaises. Je vais m’occuper d’elles…
— Pas si vite, l’Oreille-Coupée, répliqua Fred. Il se précipita, passa en trombe devant le groupe de sorcières d’âge mûr qui menaient la procession et s’approcha de deux jolies Françaises.
— Permettez-moi to assister vous, dit-il dans un français approximatif.